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mes bien longtemps avant la Séforme. Sont-ce dea chrétiens primitif ou un reste des Albigeois, on rignorë. Après la révocation de l'édit de Nantes, Louis XIV et le duc de Savoie se liguèrent pour exterminer les Vaudois. Iljen de plus atroce que cette croisade. Les soldats brillaient et forgeaient sans pitié. Le chef de l'Église, ^ui abhorret a sanguine, le pape, fit célébrer des Te D&wm à ïtome, et félicita le duc de Savoie d'avoir purifié la terre italienne de l'hérésie. Ce qui restait des infortunés Vaudois, cinq mille personnes en tout, trouva un asile eu Suisse.
Trois ans après, en 1689, les exilés voulurent reconquérir leur patrie, et en effet, en traversant les montagnes et en livrant une série de combats, ils regagnèrent leurs vallées et parvinrent à s'y défendre ayec une vaillance et une constance inouïes. C'est une prodigieuse épopée, et le prix de la lutt« est la liberté de conscience. Le duc de Savoie la leur accorda ' par l'édit du 24 mai 1694. Le pape, dans une bulle du 15 août suivant, déclara cet édit nul et défendit, sous peine d'excommunication, de l'observer. Chaque fois que la tolérance met un terme aux persécutions, le pape réclame et condamne. li veut que l'on continue à égoi^r, et il se prétend le successeur du doux maître de Nazareth.
Quand le statut italien eut proclamé la liberté des cultes, les Vaudois reprirent leur œuvre de propa-