DOUZIÈME LETTRE
Mon cher Ami,
Barbier, dans son Dictionnaire des Anonymes et des Pseudonymes, a déjà signalé la supercherie dont je viens vous entretenir dans cette lettre ; mais il n^a fait que l'indiquer et je veux l'étaler à vos yeux dans toute sa stupide laideur.
De plus, l'auteur d'une savante Bibliographie des Livres d* Arithmétique (i), Augustus'de Morgan, est resté la dupe de cette indigne supercherie ; il est donc utile de la signaler encore.
(i) Arithmetical bôoks from the invention of printin^ to the présent time, being brief notices of a large number of works drawn up from actual inspection, by Augustus de Morgan of Trinity Collège, Cambridge. London, 1847. — Ce livre est du plus haut intérêt pour les bibliographes. Il contient des détails précieux surtout sur le format des arithmétiques, détails qu'on ne trouve nulle part ailleurs. On y reconnaît avec profit que l'esprit essentiellement analytique d'un mathématicien de premier ordre a jeté la plus vive lumière sur des questions de pure bibliographie.
Voici le commencement du très long titre du livre dont il s'agit :