‹ Lettres d'un bibliographe [J.P.A. Madden]Chapitre 37 sur 83 · COLLÈGE · texte numérisé non relu

COLLÈGE

État des différens effets qui se sont trouvés appartenir au Collège de Versailles, dans l'inventaire qui a été fait le huit novembre mil sept cent quatre-vingt-douze, l'an premier de la République Française, par les citoyens Thomassin, quittant la procure du Collège, et Guillemot, la prenant, après avoir été nommé par ses collègues et accepté par la municipalité.

Les cuisiniers, lingère, Peigneuse de la maison étaient aussi présens.

(i) Catalogue d'octobre 1880.

Vient ensuite Ténumération des objets sous les six titres suivants :

1° Batterie de cuisine. J'y remarque : deux cramaillères; 2° Lingerie. J'y remarque : quatorze serviettes vielles et six tabeliers que y ^.i fourni en entrant en exercice de la procure; 3° Dortoir; 4° Rèfectoir; 5° Quartier; 6® Classes.

La troisième et dernière page finit par les mots :

Vu et certifié véritable par nous, Delrieu, Rouillon, Azan, Guillemot, Thomassin.

On croirait, en lisant ces mots : Collège de Versailles, qu41 s'agit, dans cet inventaire, de rétablissement bien connu de l'avenue de Saint-Cloud; mais la plus légère attention nous apprend que ce serait une erreur. En effet, le délabrement des objets énumérés correspondrait mal aux premières années du lycée, qui, du reste, ne date que du i®' mai 1807.

Quel est donc ce Collège de Versailles qui nous apparaît, dans cette pièce, plus voisin de son tombeau que de son berceau ? Le nom de Delrieu, le premier des signataires, nous apprend qu'il s'agit ici du Collège d'Orléans^ dans lequel Delrieu, le poète dramatique, fut successivement professeur de septième, de sixième et même de rhétorique ; mais bien peu de personnes savent aujourd'hui qu'il y avait encore, il y a près d'un siècle, un Collège d'Orléans à Versailles. Heureux et fier de parler de ma ville natale, j'entrerai donc, à ce sujet, dans quelques détails historiques : ceux de mes concitoyens qui les ignorent encore aimeront à les apprendre, ceux qui les connaissent déjà aimeront à s'en souvenir.

C'est un curé de la paroisse de Notre-Dame, Claude Huchon, qui installa, en 171 6, un maître dans la première

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