CHAPITRE III
9 septembre.
Reçu ce matin le tabac à priser pour le père Babu, il m'a appelé son bel ange !
Ce soir, voici du nouveau : Charles monte à la position pour faire son stage de téléphoniste. Moi, je suis relevé de mes fonctions de vaguemestre et nommé fonctionnaire-cabot à la i""® pièce. Il paraît que les gars de cette pièce sont très gentils. Oui, mais le métier de cabot est plein de périls ; les anicroches sont si faciles...; aussi, priez, priez beaucoup.
J'ai laissé ce soir à mon successeur mon cahier de (( mandats et de recommandés », dans un ordre parfait : chaque nom écrit avec soin dans sa petite case en écriture renversée L,. quelque chose de magnifique.
Ce qui l'est moins, c'est que le fourrier m'a dit ce matin que je ne partirais en permission que vers la... mi -janvier !... Désolation!...
10 septembre.
J'ai été obligé d'abandonner la lecture de votre ^ office^ ô Vierge Marie. Je le regrette, car vous save: combien j'aime ce chant très doux psalmodié ei
votre honneur et en union avec des âmes très chères et toute la grande Eraternité Dominicaine. Me voici obligé d'adopter une dévotion qu'il m'est facile de remplir partout : le chapelet. Vous savez aussi, ô Marie, combien j'aime ce mot d'amour qui en se disant touiours ne se répète jamais.
— Mes tant aimés, mon premier jour de fonction' nariat est marqué par un repos complet... Voilà : je suis un peu fatigué, j'ai un peu de fièvre, ce n'est rien et déjà je vais mieux. J'y gagne d'être exempt de service, mais je ne suis pas gâté pour le régime : Repos... Ça oui, ça me convient, mais : thé et bouillon ! Où sont donc vos bonnes gâteries.î^... Ah ! si j'étais à la maison!,..
il septembre.