‹ Lettres d'un étudiant [microforme]Chapitre 11 sur 12 · OA EU · texte numérisé non relu

OA EU

lettre, tu n

tu sauras ( l'après-mic clement travagants vais plus € voulu sort me regard

ourner autour de d'invitation à me pier qui lui avait sait d'écrire à un son, je fis le comeus terminé, elle as plus d'argent erais rien par ga-

Ensuite elle me oiselle, lui dis-je, évèle jamais un nture. Mme T** ju'en riant. Nous

jour éviter la vue nences trois fois er que du cyclos de mes parents, 1e j'étais allé. Je nes gens. Il faln'avaient rien à tère ouvert comaient ce dernier s une simplicité

p par ses saillies re comme ‘ un rencontraient les si c’étaient ces

est précisément je prie bien M.

’accompagnant.

a chétive chau-

S y recevoir de

sibilité de venir tance, nous ne crifie son repos

consultation ;

r égard à autre action des pres-

LETTRES D'UN ÉTDIANUT 61

eptions qui ne sera pas bien longue. Qu'ils se souviennent que cette personne peut laisser faire une épreuve de plusieurs années, avant de parler du paiement.

Mme T** est en parfaite santé et passe la moitié de son temps à faire des songes, où tu te trouves toujours, et l'autre partie à veiller en pensant à toi.

J'ai déjà reçu une livraison de la Auche littéraire et deux numéros de la Minerve. Je m'ennuie moins. Je n'ai reçu aucune lettre de la ville ; je ne sais à quoi cela tient.

Adieu, au revoir, des compliments à qui de droit, comme à l'ordinaire, c'est à dire aux deux familles qui composent la civilisation de Saint-Jean- Chrysostome. Mile H** a été trop bonne en jugeant si gracieusement mon avant dernière lettre.

protestations d'amitié, si elle veut bien le permettre, avec lesquelles je me déclare son serviteur le plus dévoué. J'ai mille douleurs à dire aux demoiselles de Saint-Jean que je ne veux pas confier au papier. Encore une fleur de souvenir à Mlle P**, tendre fleur elle-même qui me fait envier le sort du zéphyr. Pourquoi ne suis-je pas l'haleine de quelque Grise caressante ! Le chant de l’hirondelle vient à chaque moment frapper mon oreille, sans que j'y pense. J'aimerais à entendre ces accents du poète répétés le veux vivre encore pour

Voudra-t-elle lire avec autant de complaisance les

par la voix pure et suave d’une jeune vierge. l'entendre.

Adieu encore une fois.

drais avoir plus d'imagination et d'esprit et une meilleure plume pour me ninutes. ‘Ton ami le plus fidèle.

Je me sépare difficilement de toi, et je voucontenter ; tu en auras toujours pour ü.

PR Er Saint-Louis de Gonzague, 20 mars 1854.

on cher W#**.— Si j'en avais le temps, j'arrangerais ma feuille Le en colonnes, et je mettrais toutes les choses que je vais te dire

Mais la méthode manquant dans ma lettre, tu n'en jugeras que mieux au péle-mêle de mon ge re tu sauras que je suis ce soir d’une humeur massacrante. J'ai mb e l'après-midi sur la couchette qui, comme tu sais est si propre Li | Doi cillement criard et son peu de solidité, à dépoétiser les amants P se travagants. Je me suis levé furieux J'ai voulu allumer ma as 1 ce vais plus de tabac, et les marchands ne vendent pas L Re 2 voulu sortir pour prendre l'air : tous mes 071$/74UxX ee : sa me regarder passer, toutes les mères poussaient leurs filles, toute:

ER, sous un titre particulier.

d'appe mère ; tu sera uis pa me et € nts ; D érar jllant que j ne, pe stiné budrais bienm Yéritabld aité po tions à je te lais taineme pas de science vé aussi fois avec

me dévoraient des yeux. Peut être y at-il une magie attachée à mon grand capot. Ilest vrai que je ne le portais pas, mais les effets magné

tiseurs sont opiniâtres. Je n'allai pas loin ; je rentrai de fort mauvaise hu: meur, Après avoir soupé, je voulus me distraire en jouant en trio une partie de carte. Cela n'allait pas, je jouais sans goût et tout m'impatientait. Enfin je me dis : * Je vais écrire ; je serai bien ennuyeux, je vais répéter bien des insignifiances, je vais faire rager amicalement mon ami, et puis je serai content.” Je me levai pour quérir mon papier et autres ar. ticles nécessaires. Je ne pouvais trouver la clef de mon pupitre. Où est ma clef ? où est ma clef ? Elle doit être dans la maison, je la mets toujours là, Leve-toi donc X**, lève-toi ou je te crève. As-tu vu ma clef? L'as-tu jetée dehors? Le diable l'a-t-il emportée ? Elle est dans l'enfer? La mère s'interposa pour me tranquiliser ; elle me fit une verte réprimande sur mon irascibilité, me dit de prier saint Antoine de Padoue ! Il me vint sur ces entrefaites une illumination. Je parie trente sous, dis-je, que ma clef est dans la cave. Je levaile plancher malgré toutes les oppositions, et le croiras-tu, mon cher ami ? ma clef était bien dans la cave, le cordon sui

nageait au-dessus de l'eau. Nouvelles déclamations contre le plancher et toute la maison, et les commissaires, et toute la paroisse de Saint-Louis, et tout le Canada qui n'avait pas d'autre fortune à présenter à celui dont il faisait son glorieux espoir naguère.

Je viens de reprendre un peu de mes sens, pour entrer en tête-à-tête J'ai re . . ‘ ve . . A . avec toi. Il me vient une espèce de remords en lécrivant si tôt. Pense d'original t-1l seulement à moi, me dis-je, en ce moment ? mais ma raison et mon journées instinct me forcent de horner mes exigences. Quand même il ne pense- dote qu rait pas à moi, 1l ne mérite pas de reproche. Il serait bien fou au contraire quelque

d'y penser un dimanche au soir. Toi qui vit comme Apollon vivait de son temps, toi qui vis comme le roi des dieux se plaisait à vivre, lorsque fatigué des délices monotones de son ciel, 1l venait se délasser avec les descendants de notre premier grand-père, Comment laisserais-tu ton

du patro resté que tifiqueme j'ouvre a de scien “ bois €

esprit déserter un instant, pour venir s'accrocher dans une meurtrière paroisse comme la mienne, près d'un vieux gréche-poil qui n’est bon qu'à se plaindre, et qui se plaindra tant qu'il aura une âme dans le corps ? Non,

“ sur un non, profite mieux de ton temps ; jouis de la vie, enivre-toi de la coupe ‘ verser! enchanteresse qui coule à plein bord sur tes lèvres. A moi, les miséres, “ guent

l'ennuie, les vociférations, la dégustation perpétuelle de toutes les amertu- Le M mes et de toutes les bêtises de la vie ; à moi, les songes, à moi les désenchantements. En écrivant ces lignes bilieuses, je ne puis m'empêcher d'ambitionner au moins quelque chose qui ressemble à ton bonheur. Que (5) Me tu sois seul sur un point inconnu du globe, que tu n'aies pas le plaisir (23

Hugo.

ttachée à mon s effets magné rt mauvaise hunt entrio une ut m'impatieneux, je vais rént mon ami, et r et autres aripitre, Où est 1 mets toujours a clef? [L'astu nfer? La mére nande sur mon je vint sur ces ue ma clef est positions, et le le cordon sur le plancher et le Saint-Louis, r à celui dont il

en tête-à-tête itôt. FPenseraison et mon eilne pense u au contraire pollon vivait à vivre, lorslélasser avec sserais-tu ton eurtrière pabon qu'à se corps ? Non, de la coupe les misères, les amertu-

bi les désenm'empêcher nheur. Que is le plaisir

d'appeler personne autour de toi : ton père ; de dire à aucune femme : ma mère ; de voir dans aucun de ceux qui passent un frère ou un ami, eh bien ! tu seras encore heureux, tandis que moi dans ces circonstances je ne le suis pas. Tu te diras : ‘ Il y a au-delà de quelque distance un être que j'aime et dont je suis aimé ; je puis recueillir ses soupirs dans l’haleine des fents ; je puis charger les zéphyrs des miens. Au moins je vis dans une ipérance fondée ; je travaille avec courage, parce que j'ai un but en traillant ; j'ai comme un ange toujours visible qui me guide ; j'ai une étoique je puis regarder le soir où je suis sûr de rencontrer un rayon de son he, parce qu'elle aussi regarde cette étoile. Le ciel suivra plus tard mes stinées.” Moi, je suis comme un proscrit, je suis comme un paria ; je budrais aimer aussi, mais personne ne me connaît, et d'ailleurs je n'ai pas bi en moi-même, Aimerai-je une de mes fillettes de Saint-Louis ? ‘l'u m'as féritablement mis aux abois dans ta dernière lettre que je relis. J'ai souaité pour le moins trois cent soixante et cinq choléras et dix-huit indigestions à M. F** pour son audace. Nous ne sommes plus au moyen-âge ; je te laisserai jouir de ta conquête sans contestation. Je ne voudrais certainement pas vouloir prouver hostilement aux demoiselles qu’elles n'ont pas de goût en songeant à d'autres qu’à moi... Tu m'as parlé avec conscience de ton voyage à la ville (1) ; quoique le champ ne se soit pas trouvé aussi vaste que je l'ai présumé, je me suis plu à le parcourir plusieurs fois avec toi.

J'ai reçu hier soir une longue missive d'Arthur R**. Elle est pleine d'originalité, comme tu peux le supposer. Il m'a esquissé une de ses journées les mieux remplies. Rien n’est plus piquant. Voici une anec- \ dote qu'il en a tirée. Une femme entre chez le docteur pour obtenir quelque soulagement à un mal de dent R** est seul, il agit à l'instar du patron. ‘ Après avoir toussé gravement, dit-il, à trois reprises, être resté quelques minutes les mains croisées sur le sacrum, et la tête scientifiquement penchée en avant, les yeux fixés sur le bout de mes bottes, j'ouvre alors la bouche savamment et lui dis d’un ton doctoral et rempli de science : ‘“ Madame, prenez un peu de ouate trempée dans l'esprit de “ bois et de l'huile de papier que vous mettrez dans votre dent ; étendez “ sur un morceau de toile de la graisse de maringouin, sur laquelle vous “ verserez quelques gouttes de jus de s** g**, vous appliquerez set on- “ guent au-dessous de l'oreille.”

Le Moniteur (2) renfermait quelque chose d'admirable encore de Victor Hugo. C'est une lettre à lord Palmerston pour venger la cause de l’huma-

(1) Montréal.

(2) Journal publié à cette époque à Montréal, ainsi que la Æwche, recueil littéraire,

nité que ce ministre à trahie en faisant exé peuples. Je vais te l'envoyer avec ] d'intérêt cette fois-ci.

J'ai à t'annoncer une affaire qui m'a été souveraine te semaine, L’inspecteur des écoles était vé mardi, Mercredi, mes éle est arrivé, accompagné était bien résolu d’av

cuter Tapner, malgré le cri des a Auche qui ne manque pas non plus

ment désagréable cet:

€, lorsque je suis arri- Partie absents, M. [L*° un air tant soit peu n trouver

au Villag ves étaient en grande du notaire avec

arrogant, ]] Aussi nat] je ne pouvais Presque toujours absents, et

Il me donna peu de bonnes raisons, aître, lorsqu'il partit,

sent que je ne rester

ance de ne rie PAS approuvé ma méthode, quoique je lui { agir mieux avec des élèves COmmençants,

dans un local] impropre à ]

de son goût, isse sentir que

que ] me ap ce qu:

rler. N

a classe.

et je l'avais déjà ENVOYÉ p Ilest certain à pré

; Se , cueillir al pas cet été à Saint-Louis, à moins Éments,

que les choses ne changent beaucoup. J'ai envie de faire une tentative EE ücun à

Pour aller demeurer à Montréal, si j'en trouve Je moyen. R** m'a dit Le me der

que je trouverais des maisons Particulières Pour Y enseigner, I] veut que maugréais

j'étudie la médec ine. Je suis dans une grande perplexité sur le choix.

L'étude du droit me plairait davantage.

Itaient à te lil est dés qu’on le fc tion aucui humaine, !

suis bien d naire, mor intimes de tises ou de] amies ! Q

Que me Conseilles-tu ?.

"plus à mon aise. Je T ensemble à Montré le au moins Pour ve ages ordinaires Fais-moi Connaitre l’effic Mme P** (1). Je t'ai élu mon I toutes les demoise leur annonceras e

drais bie

n te voir, pour délibére NOUS puissions alle

Fais donc limpossil

Porte mes mess p**

. Je vouvoudrais bien que al pour y arranger nos affaires.

nir ici avant le mois de mai,

aUX deux familles de MM.B* « aCité où l'inefficacité de féprésentant.

Iles, si elles sont

mon remède sur Prosterne-toi aux Pieds de arrivées, comme je n’en doute pas. Tu n même temps une grande nouvelle.

ouper les cheveux, jeudi passé, et je me Universo, samedi proch

Je me suis fais Propose de me faire la barbe in

Ne | cette illusic

ain (2). Je suis &iMmable. Je suis aimable à croquer de réalités.

déjà. Je ne sais CE Que je vais devenir ! | bien pour 1 Adieu. De Ja Patience pour lire mes lettres. Ton ami le plus fidèle...

Une inf ne puis pas pé en ce m

(1) Cette dame était épileptique, (2) Il portait une chevel:

$gure noire, pour ne Pas dire d’un brun fonc Il avait l’œi] Petit, mais noir, vif et chait très droit, la tête h et en le voyant ou en lui

ire épaisse et Crépue avec une b

6, portait les

Perçant, Il ét aute et d’un pas rapide,

Parlant, il] NOUS faisait ]

arbe forte e marque ait d’une t

t rousse, et sa fi- m'importun S de la petite vérole,

ont fait un f aille moyenne, et mar- à quoi ils de Il avait l'esprit Extrêmement distrait

effet d aus Lredlant trentaine de

ellet de que qu'un qui revient d’un , | songe, et Son regard était bien celui d’un home que l’on réveille eu sursaut, Comme meroR à Mo il le dit dans ses lettres, sa tête était Continueilement €n travail ; de là son air rêveur et mai. Ilson pensif,

fet, qu’ils do fonder une :

ialgré le cri des € pas non plus

désagréable cet.

1e je suis arribsents. M. L'* 1 arrogant. ]|

Aussi n'at:l je ne pouvais urs absents, et Jonnes raisons,

-Louis, à moins ‘une tentative R** m'a dit Il veut que * sur le choix.

tu ?.. Je voudrais bien que Tr nos affaires.

s de mai.

MM. B** « n remède sur aux pieds de oute pas. Tu me suis fais e la barbe in ble à croquer

blus fidèle.

ousse, et sa fipetite vérole, enne, et marement distrait i revient d’un aut, Comme

air rêveur et

Saint-Louis de Gonzague, 20 mars 1854

RMI — J'avais pris copie d’une bien ferme résolution, celle de te 2! jeter à la figure toutes les injures et toutes les dénominations que

MS tu mérites. Comment peux-tu me faire souffrir un délai s1 barbare que j'avais tous les droits de crier après une prompte réponse, sans me apporter le moindre prétexte plausible ! Je manque ici à ma parole, rce que j'avais juré que je ne voulais plus te voir, ni t'entendre, ni te rler. N'est-ce pas massacrant ? Tous les jours j'envoyais à la poste pour cueillir quelques jets de ta flamme ; tous les jours, nouveaux désappoinments, nouvelles #/agueries. Je ne recevais rien du tout, rien de toi, rien W'aucun autre. Il me semblait que tout le monde s'était ligué contre moi. Je me demandais s’il y avait encore quelque chose de bon sur la terre. Je augréais, oui, je maugréais contre toi et contre tous ceux qui consentaient à te voir devant leurs yeux. Mais tu ne conçois donc pas combien il est désolant pour un pauvre solitaire qui aime malgré lui le monde qu'on le force de haïr et de fuir, de vivre pendant quinze jours sans rélation aucune avec personne ? Cependant, faiblesse étrange de la nature humaine, tu m'as écrit, les armes me sont tombées des mains. Oh ! je suis bien désarmé, parce que tu as relevé avec ta sollicitude amicale ordinaire, mon âme abattue, parce que tu as fait vibrer les cordes les plus intimes de mon cœur, parce que seul tu réussiras à me consoler des sottises ou de l'oubli du monde entier. Grâces te soient rendues pour tes paroles amies ! Quand tu ne m'aurais fait jouir que du charme d’une iliusion, cette illusion m'est chère, et je suis plus heureux. Je ne demande guère de réalités. Je demande des espérances, parce que l'espérance c’est le bien pour lequel nous sommes faits.

Une :infinité de pensées se croisent dans ma tête, laquelle choisir ? Je ne puis pas les développer toutes à la fois. Vais-je te parler d’X**, occupé en ce moment avec un enfant d’un voisin à faire de la gomme, et qui m'importune par ses chants ? Ils sont tous deux au milieu de la cour, ils ont fait un feu de bivouac, ils ont chacun leur flambeau de résine. Sais-tu à quoi ils destinent cette gomme qu'ils sont à faire ? Ils en ont déjà une trentaine de boulettes de ramassées. Ils se proposent d’en faire un commerce à Montréal, pour payer le voyage qu'ils doivent y faire au mois de mai. Ils ont aussi la valeur de deux minots de cendre ramassée à cet effet, qu’ils doivent vendre ici. Le tout dans un intérêt ultérieur, qui est de fonder une nouvelle maison de commerce à Saint-Louis. Mme T** et

Mme L**, doctoresse non brevetée du viliage, seront les directrices de l'établisscinent. Les deux enfants seront les agents. Mme L** et moi sommes les protecteurs naturels, et les premières pratiques dûment élues. De sorte qn’avec une manufacture de petite bière et un approvisionnement d'articles importés, les susdits directeurs, protecteurs et agents espèrent tirer un large profit personnel, tout en travaillant pour le public et dans les intérêts généraux et particuliers de la province tant ecclésiastique que civile du Bas-Canada. Lorsque tu viendras à Saint-Louis tu verras probablement un nouvel édifice à la sortie moderne du sol à côté de la maison d'école. Ne désires-tu pas contribuer pour ta part au succès de l'entreprise ? Mme T** est autorisée par la société à recevoir telles avances qu’il te plaira de lui faire, et elle sera elle-même caution. A propos, ou plutôt à propos de je ne sais quoi, Mme T** te mande qu’elle s’est procurée une paire de chaussures assez confortables, qui te coûteront neuf francs. Nous avons ici un cordonnier qui vient de Montréal et qui travaille très bien. 11 m'a fait une paire de bottes dont je suis très satisfait. Ce cordonnier est venu veiller ici quelquefois, il nous a fait l'histoire de sa famille, et veut absolument avoir un lien de parenté avec ta famille, parce que sa mère était une T**, Etudie donc la généalogie de ta famille, pour savoir s’il n’y a pas quelqu’alliance soit directe, soit collatérale avec un nommé H**. Si tu voyais cet homme, lorsqu'il se mêle de parler ex fermes, tu aurais peine à t'empêcher de rire. Il m'a abordé la première journée que j'ai fait l’école, pour me parler de ses deux enfants qu’il m'a confiés. A chaque parole que je lui disais, il s’écriait : “ C’est bien, c’est bien ! ” et j'étais déjà à un arpent delui qu'ilme parlaitencore et à chaque réponse : “ C'est bien, c’est bien.” Le même jour il m'a déclaré qu’il n’était pas l’idole de ses enfants. J'étais un bon et bénévole interprète heureusement. Vendredi dernier, j'étais encore couché, un homme frappa à ma porte: Je me levai précipitamment. Je saisis mes bottes neuves que j'étrennais pour lors, et j'ouvris la porte de la classe où il était déjà assis sur un banc. Après salutation, il fallut absolument un mot du beau temps (sila banalité existe quelque part, c'est bien à Saint-Louis de Gonzague), puis tout à coup il éleva la voix, et me demanda avec aigreur quelle aversion j'avais pour son fils. Je lui demandai son nom de suite, et je me souvins en effet avoir puni la veille son fils. Mais il ne me reprochait pas une simple punition, il me dit que j'avais estropié son enfant et pour rien. “ Mais qu’a-t il donc, monsieur, votre enfant ? A:t il quelque fracture au poignet ? A:t-il un os déboîté ?—Non, il avait la main enflée.-Mais, pauvre ami, lui dis-je, votre enfant n’est donc pas biessé ? De quoi vous plaignez-vous ? Je l'ai puni pour de bonnes raisons, dont je pourrais mais ne veux pas vous

4 a -hhBqngee 2 noboas be sant 2

rendre co aucun con ou pour ad Là-dess rain, par ï montrer à jui, En lu qu'il n'eut ment. ‘ suite de la Il a fait la peine qt personnes la plupart donne le d Je te pal de varianté ne puis gui le, comme C'était un quoique je poisson do se nommer avec ta let déguisé t n'en ai pas session.

Je vais parles ave naître un si persécu le person!

rités. N Paroles à il lit avec les Etatsd’un évar tous ses ] rel de pet ses de ce

s directrices de me L** et moi s dûment élues.

rovisionnement agents espèrent public et dans clésiastique que tu verras procôté de la maisuccès de l’entelles avances À propos, ou

Île s’est procuont neuf francs.

i travaille trés ait. Ce cordonle sa famille, et ‘ce que sa mère our Savoir s’il \ nommé H**.

nes, tu aurais urnée que j'ai fiés. À chaque et j'étais déjà onse : ‘C'est pas l’idole de nent.

à à ma porte.

e j'étrennais assis sur un temps (si la izague), puis elle aversion e me souvins pas une simrien. ‘“ Mais au poignet ?

vre ami, lui ez-vous P Je RUX pas vous

rendre compte. Je prétends être le maître dans mon école. Vous n'avez aucun contrôle à exercer ici, et vous êtes ridicule de me donner pour juge ou pour accusateur un enfant châtié.”

Là-dessus, il passe à diverses récriminations et finit, en perdant du terrain, par me dire qu’il ne voulait ras que son enfant fut employé du tout à montrer aux autres, parce qu’il pouvait l'occuper pendant ce temps-là chez lui. En lui entendant dire cela, j'entrai en fureur ; je tonnai de telle sorte qu'il n'eut plus rien à dire, sinon à répéter ce qu'il avait dit au commencement. ‘ Monsieur, lui dis-je, ne mettez jamais le pied ici, et sortez de suite de la maison, vous êtes un fou.” Et je lui fermai la porte au nez.

Il a fait beaucoup de bruit depuis dans le village. Je ne me suis donné la peine que d'aller rire de lui chez le notaire. Il a retiré son enfant. Des personnes comme celles-là me mettent sans dessus dessous, et pourtant la plupart des gens de la paroisse sont comme lui. Heureuse loi qui nous donne le droit de les mettre dehors.

Je te parle longuement de petites affaires qui prouvent qu'il se fait peu de variantes dans ma vie. Comme rien ne me plaît dans cet endroit, je ne puis guère v'offrir aucun tableau récréatif. Je n'ai reçu aucune nouvel le, comme tu sais. Ce soir, il m'est arrivé une le:tre du bureau de poste C'était un poisson d'avril de Montréal. Je ne sais de quelle part il vient, quoique je me sois évertué pour reconnaître l'écriture. Très beau petit poisson doré sur une carte argentée. D’après une indication, la personne se nommerait Laure, c’est inexplicable. Le tien, je l'ai reçu lundi dernier avec ta lettre. Il est coquet, ma foi ! Comment se fait-il que tu aies tant déguisé ton écriture à l'intérieur, et si peu sur l'adresse ? Pour moi, je n'en ai pas encore envoyé, parce que je n’en ai pas de propre en ma possession.

Je vais te satisfaire sur l'extrait que tu demandes de Lamennais. Tu me parles avec une nouvelle admiration de cet homme, Je vais te faire connaître un fait qui prouve de quelle popularité dut jouir en France ce génie si persécuté par une certaine classe. Je ne suis pas surpris si trente mille personnes, au dire d’un journal, ont suivi son convoi malgré les autorités. Notre voisin, M. L**, sait presque entièrement par cœur les Paroles d'un croyant. C'est un homme qui n'est pourtant pas instruit : il lit avec peine dans un livre de prières. Il s'est procuré ce livre dans les Etats-Unis il y a une quinzaine d'années, et il s’en est servi comme

d'un évangile. Il l'a lu et relu, l’a fait lire par d'autres et l'a répandu chez tous ses parents et amis qui en sont admirateurs passionnés. Il est naturel de penser quel étonnement ce fut pour moi d'entendre réciter des phra:ses de cet ouvrage par un homme simple, de l'entendre commenter avec

enthousiasme. Je l'ai beaucoup intéressé lorsque je lui ai parlé de l’auteu il croyait que c'était Papineau. Voilà ce que c’est qu'un livre, et ce qui c'est qu'un homme. La pensée d’un tel génie ne se perd jamais, elle a dei retentissements inattendus, et son effet est universel. Quelle gloire pou celui qu’une sotte femme avait traité de bête !

“ XXXVI.—Jeune soldat, où vas-tu ?

— Je vais combattre pour Dieu et les autels de la patrie. |

— Que tes armes soient bénies, jeune soiuat. Jeune soldat, où vas-tu P}

— Je vais combattre pour la justice, pou. la sainte cause des peuples, pour les droits sacrés du genre humain.

— Que tes armes soient bénies, jeune soidat. Jeune soldat, où vas-tu ? — Je vais combattre pour délivrer mes frères de l’oppression, pour briser

leurs chaînes et les chaînes du monde.

— Que tes armes soient bénies, jeune soldat. Jeune soldat, où vas-tu ? — Je vais combattre contre les hommes iniques, contre ceux qu’ils renversent et foulent aux pieds, contre les maîtres pour leurs esclaves, contre les tyrans pour la liberté.

— Que tes armes soient bénies. jeune soldat. Jeune soldat, où vas-tu ?

— Je vais combattre pour que tous ne soient plus ia proie de quelquesuns, pour relever les têtes courbées et soutenir les genoux qui fléchissent.

— Que tes armes soient bénies, jeune soldat. Jeune soldat, où vas-tu ?

— Je vais combattre pour que les pères ne maudissent plus le jour où il leur fut dit : ‘“ Un fils vous est né,” ni les mères celui où elles le pressèrent pour la première fois sur leur sein.

— Que tes armes soient bénies, jeune soldat. Jeune soldat, où vas-tu ?

— Je vais combattre pour que le frère ne s’attriste plus en voyant sa sœur se fanner comme l'herbe que la terre refuse de nourrir ; pour que la sœur ne regarde plus en pleurant son trère qui part et ne reviendra point.

— Que tes armes soient bénies, jeune soldat. Jeune soldat, où vas-tu ?

— Je vais combattre pour que chacun mange en paix le fruit de son travail ; pour sécher les larmes des petits enfants qui demandent du pain, et à qui on répond : “ Il n’y a plus de pain : on nous a pris ce qui enrestait.”

— Que tes armes soient bénies, jeune soldat. Jeune soldat, où vas-tu?

— Je vais combattre pour le pauvre, pour qu’il ne soit pas à jamais dépouillé de sa part dans l'héritage commun.

— Que tes armes soient bénies, jeune soldat. Jeune soldat, où vas-tu ?

— Je vais combattre pour chasser la faim des chaumières, pour ramener dans les familles l'abondance, la sécurité et la joie. — Que tes armes soient bénies, jeune soldat. Jeune soldat, où vas-tu ?

ples, et les 1 nés à Vivre

h parole, |

la justice 4 inévitables

Je vai

—Qut

— Je Li

—Quet Je vai

— Que f — Je va sur la terrë “# Qu Nous all ra pas plu vraisembla Jenet pas contre répondre, mener au Un mot nace qu’o!

policemen qu'il serai As-tu promène menace !

Nous de leur & d'utilise ceau de naux la détermi les faço remettr

(1) Le

parlé de l'auteu

Page 1