‹ Lettres d'un soldatChapitre 29 sur 30 · ANT · texte numérisé non relu

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qui ne triche pas avec la violence universelle. J'ai passé maintes fois auprès de cadavres dont je pouvais observer le progressif enfouissement, et cette nouvelle vie était plus réconfortante que le froid et immuable aspect des tombes citadines.

Nous avons, de notre séjour en plein air, gagné une liberté de conception, une amplitude

dans le geste et la pensée qui feront trouver les

villes horribles et artificielles pour les survivants.

Chère mère, je t’écris mal des choses que

J'avais ressenties superbement... Réfugions-

nous dans la paix du printemps et le trésor de la minute présente.

7 mars, 10 h. 1/2.

Chère mère bien aimée,

Je meuble l’oisiveté de cette matinée. Je jouis des claires eaux de Meuse qui animent la grâce des vallons et des jardins. Les jeux du courant sur le fond d’herbes et de cailloux

offrent à ma lassitude un spectacle reposant et

disent la vie calme de ce gros bourg abrité par | les Hauts de Meuse. à |

‘L'Eglise est bondée de soldats qui, comme moi, ont l'intuition définitive d’un idéal, mais en demandent une manifestation plus formulée et moins directe...

Je prends pension pour une quinzaine dans la maison où, voici deux mois bientôt, notre bande joyeuse tenait ses assises. Aujourd’hui, j'ai vu pleurer ces braves gens en apprenant les morts et les blessés.

J'ai reçu avant de partir ton sac de couchage qui est très bien. Je suis ennuyé de ces rhumatismes qui me gâtent bien des nuits de cantonnement depuis deux mois bientôt.

Chère mère chérie, calme dans le brouhaha de caserne qui va être notre vie maintenant.

Comme ïl n’y a ici que des gradés, tous

sommes astreinis aux corvées et je referai connaissance avec le balai etles fardeaux. D'ailleurs on nous a prévenus : nous devons travailler dur de nos mains. Ceci pour que nous puissions diriger.

1 mars, autre lettre.

Temps doux après la pluie. Cloches dans le soir; les eaux vives chantent sous les ponts et

les arbres s’endorment.

11 mars.

Chère mère chérie,

Je n’ai rien à dire de ma vie toute emplie de

travail manuel. À peine par instants, une image

s'évoque, un souvenir se lève. Je reste stagnant et courbaturé. Je viens de lire un bel article de Renan sur les origines de la Btble. Je lai trouvé dans une Revue des Deux-Mondes de

mars 1886. Si je puis en retenir quelque chose.

cela contribuera au classement de mes notions bien éparses sur cette matière.

Je suis un peu comme si je relevais de la fièvre typhoïde. Ce qui me fait plaisir, ce sont les eaux. Les eaux courantes et dormantes de la Meuse.

Les sources jouent sur les herbes et les cailloux.

Les étangs se reposent sous les grands arbres.

Cascades et ruisseaux. Sur les côtes abruptes,

la neige prend un éclat rêveur. Je vis en tout. cela sans plus rien formuler. J'ai bien un peu

honte d’être ainsi végétatif, mais je crois qu'il

en sera ainsi pour tous, chaque fois qu’on s’éloi- .

gnera de l'enfer du front. Je mange et je dors

quand mes affreux lumbagos veulent bien me

le permettre.

Ne m'en veuille pas si je me trouve aussi

inférieur à moi-même. Je suis un peu comme privé de mon armature. Enfin tant pis.

k 17 heures.

Je reviens de l'exercice assez fatigué, mais l'air admirable de la Meuse me maintient tou- Jours en santé.

. Chère mère, je voudrais de nouveau me tendre vers tout ce qui est beau et noble. Je voudrais sentir toujours en moi l'inspiration qui m’élancerait vers les richesses de la vie. Hélas! pour le moment je suis d'une mentalité de plomb...

14 mars, dimanche matin, dans la paix dominicale.

Chère mère chérie, tés bonnes et vivifiantes Ubitres m'arrivent enfin, après cette PAIVSHAE rançon forcée du bonheur très réel que j'ai eu à me reposer ainsi. Le joli bourg se réveille dans les brumes de Meuse; le ruisseau se presse sur les cailloux lavés. Tout a cet aspect précieux et modéré, amenuisé, qui est la caracté- ‘ristique de cette région.

… …. Je lis un peu, mais je suis si fatigué par à Roue physique à laquelle on nous astreint,

froide et impersonnelle. Ce que j'avais con

n'importe quelle combinaison humaine. Mais!

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que je m’endors presque tout de suite. On nous fait faire force tranchées.

Chère maman, pour revenir à ces Done extraordinaires de fin février, je fe redirai encore que j'en conserve le souvenir comme d’une expérience scientifique. J'avais conçu la violence sous une formule théorique et j'en avais deviné le rôle dans l'univers. Mais il ne m'avait. été donné d'en voir l'effet pratique que par des exemples infiniment réduits. :

Cette fois-ci, la manifestation de DE lence prenait une ampleur devant quoi mes.

facultés réceptives avaient à s’employer en totalité... Eh bien! c'était une chose intéressante, et, je dois te dire qu’en ces instants-là, je ne me, suis jamais départi d'un esprit d'observation:

servé d’individuel, c'était une certaine sensibilité optique qui m'a fait enregistrer certains décors dont le dramatique se composait sponta4 nément de façon aussi « artistique » qu en,

à l'ordinaire de ces minutes, je n'ai jamais aban:| donné ont de « voir comment © HE ».

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. souhaite qu'il en demeure ainsi. Malheureusement, ce contact avec la race allemande a gàté pour toujours mon opinion à son égard.

Sans doute je ne puis prendre sur moi d'étouffer une sensibilité et un humanitarisme dépla- . cés quand ils me font, comme dans cette occurence, la dupe d’un ennemi fourbe; mais j'en arrive à tolérer ce qu'auparavant:j'eusse considéré comme l’abomination et la négation de la vie. ‘ J'ai vu le Français au combat. Il est terrible dans l’action et magnanime après : voilà une phrase, un bien grand lieu commun sur lequel ont piétiné nos plus grands écrivains, comme

le plus humble de nos écoliers : mon ex-intel-.

lectualisme décadent ne trouve rien d'autre à exprimer devant le spectacle que donne lâme française.

14 mars 1915.

à Madame de L...

. Ma mère ma dit l'épreuve qui vient encore de vous frapper; vraiment la vie accable lourdement certaines âmes. Je sais votre force et que vous n'avez que trop l'habitude de la douleur, mais comme j'aurais voulu que celle-ci

.. vous fût épargnée! Ma mère me disait bien le

manque de nouvelles du colonel B.. et elle s'inquiétait…. |

Pour nous, c’est la douleur des nôtres qui est notre seule appréhension. Mais il y a, dans le spectacle du soldat qui tombe, un enseignement de grandeur et d’éternité qui nous cuirasse et dont nous voudrions voir profiter ceux qui nous sont chers. Soyez sûre que l’exemple du colonel portera des fruits magnifiques. Je sais, pour

l'avoir vu, l’héroïsme qui transfigure le soldat.

dont le chef est tombé.

Pour moi, les temps ont été fertiles en événements tragiques. J’ai vécu des heures violentes pendant lesquelles j'ai tâché de faire mon devoir. |

J'ai vu tous mes chefs tomber et le régiment décimé. Il ne peut plus être question d’aucune attente humaine pour qui est dans la fournaise. Je me remets à Dieu lui demandant seulement

de me maintenir dans un état d'esprit et de

cœur qui me permette de goûter dans sa création tout ce que l’homme n’a pu enlaidir et voiler. | ; |

Le reste perd toute proportion:

15 mars (carte).

Chère mère aimée, je pense que, maintenant, tu sais la grâce qui m'a été accordée en allant à ce peloton. Quel que soit ce que Dieu me réserve ensuite, cette halte m'aura permis de me ressaisir, de me retrouver moi-même et de me préparer à toute acceptation. Je t'envoie mon amour el notre union en face de la Des-

tinée.

17 mars.

Matin charmant. Soleil blanc qui s’enveloppe de brumes, arbres en silhouette sur les hauteurs, et le vaste espace dans la lumière. Période privilégiée. L'autre jour, lisant une vieille Revue des Deux Mondes de 1880, je suis entré dans un bel article comme on entre dans un noble palais aux voûtes somptueuses, aux parois richement décorées. C'était sur l'Egypte et signé George Perrot.

Hier, mon bataillon a quitté son cantonnement en alerte. Je suis obligé de rester pour mon instruction de sergent. Combien je suis reconnaissant de ce répit — laborieux, d’ailleurs — qui

me laisse retrouver ce à quoi je tiens le plus,

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c'est-à-dire un esprit lucide et un cœur ouvert à la mature. | de J'ai oublié de te dire que, ode fois, pen- L - dant la tempête, j'ai vu dans le soir les grues revenir. Une accalmie permettait d'entendre leur cri. Dire que voici déjà si longtemps que je les vis s’en aller! Je me rappelle leur départ au commencement de l'hiver, et ce fut plus triste . ensuite. Cette fois-ci, c'était pour moi comme la M colombe de l'arche, non point que je me dissimulasse les dangers restants, mais ces ambas- * sadeurs de l'air me rapportaient l’assurance plus : visible du calme universel devant nos agitations. … Hier, c'étaient les oies sauvages qui pointaient vers lé Nord. Elles prenaient dans le ciel de nombreuses formations, traçant ainsi des figures régulières; elles ont disparu à l'horizon comme | un ruban flottant.

ju Je suis extrêmement sensible à l'appréciation de M. C. J'ai toujours eu le goût des lettres, | | même enfant, et je regrette. que l'éducation : rompue que je me suis donnée présente autant | de lacunes; mais je conserve à travers toutes les | vicissitudes la faculté de glaner à droite et à | gauche les épis tombés. Naturellement, comme je n’escompte rien de l'avenir, je ne parle pas |

Le

: du désir de lui être présenté en des temps meil- , leurs — ceci n’est pas de notre ressort, pour . l'instant.

| J'ai écrit à madame L... C’est le dernier coup pour elle. Il est pour certaines destinées d’être la médaille où se frappent tous les signes de la douleur. L’adversité les a martelées de telle sorte . qu'elles ne possèdent rien où puisse s'inscrire . une Joie.

Mais j'imagine que l'orientation si complète * d’une vie vers la tristesse ne va pas sans [a secrète compensation de sentir que l’on épuise tout le malheur; c’est quelque chose de marquer . la limite de la détresse humaine. Ces destinées . me font l'effet de sentinelles qui défendent les autres contre les entreprises d’un destin conh traire.

\ . Tous les jours je vois une croix nouvelle au tit cimetière militaire. Et le (HORS | printemps sur tout cela.

20 mars.

Nos vacances vont prendre fin dans la dou- » ceur, tandis que tout est vacarme et carnage non ? Join. Je crois que le régiment a bien marché encore.

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20 mars.

Chère mère chérie,

Après tant de grâces je devrais avoir plus de confiance et je veux faire mes efforts pour.

m'abandonner à Dieu, mais les temps sont durs. J'apprends la mort (entre bien d’autres) d'un ami avec qui je partageais un lit au cantonnement. Îl venait d'être nommé sous-lieutenant.

Chère mère : amour. C'est le seul sentiment humain qu'il soit perntis de conserver.

21 mars,

Chère grand'mère, comme les temps d’épreuve s’annoncent, je veux t’envoyer tout mon amour — je né puis que cela. La situation exige probablement des sacrifices devant lesquels nous ne devons plus penser à tout ce qui nous tenait.

Prions seulement pour que la certitude du Beau et du Bien ne nous abandonne pas au milieu des souffrances.

21 mars, dimanche, par le plus beau soleil.

Ghère mère bien aimée, Je crois qu’il est question de nous maintenir

1C1 encore un jour et que nous ne partirions que

“mardi. J’ignore où je retrouverai mon bataillon,

et en quel état je le retrouverai, car l’action

semble des plus violentes et se prolonge. Les

bruits sont très contradictoires en ce qui concerne les gains. En ce qui concerne le nombre de victimes, tous s'accordent à dire qu'il est considérable. Nous entendons une canonnade des plus violentes, et le beau temps doit incliner le commandement des deux partis à précipiter

le mouvement.

Je voulais te dire bien des choses de cette noble nature qui m'enveloppe de sa gloire, mais vraiment ma pensée va là-bas, où le soleil ne réunit pas les hommes pour son culte, mais n'éclaire que la haine, où la nuit n’amène que l'angoisse et la ruse. L'autre jour, sur la noble étendue de cette terre qui s’offrait au printemps, je me rappelais la joie que j’eus d’être un homme. Et maintenant, être un homme...

Notre régiment voisin, celui de R. L... est

revénu avec des compagnies réduites à qua-

rante hommes.

Je n'ose plus parler d'espoir... Ce qu’on peut demander comme grâce, c’est d’épuiser tout ce que l'instant peut offrir de beau.

. Voici une nouvelle manière de « vivre sa vie » que la littérature n'avait point prévue.

Chère grand’mère, combien ta tendresse m'a soutenu dans ces épreuves!

22 mars,

Soleil brûlant devant lequel on s'étonne de se savoir en guerre. Le printemps est venu triom-

phalement. Il a surpris les hommes en pleine

haine, en plein outrage à la création. Les communiqués taisent ce qui passe, heureusement.

Me trouvant à l'heure actuelle pour vingt et un jours conséculifs loin du front, j'ai peine à

me refaire à la monstrueuse vision de là-bas. :

Enfin, chère mère, je sais que ma vie, et la

tienne, n’ont eu qu’un but et que, même en

ces derniers temps, nousavons tenté de nous en

approcher.

Peut-être donc nos vies n’auront-elles pas

été inutiles. C’est à présent la seule consolation,

pour une âme ambitieuse, que de pressentir dans

” quel sens son action se répercutera.

- Je crois que, s’il m'avait été accordé de vivre

plus longuement, je n'aurais jamais interrompu

mon effort. Mais n'ayant d'autre certitude que

celle du présent, j'ai tenté d'y utiliser le meilleur de moi-même.

25 mars.

Chère mère chérie,

Me voici de nouveau ramené à l'existence de terrier. J'ai retrouvé l'emplacement que j'avais quitté le mois dernier. Pendant mon absence, rien n’a été fait : une attaque formidable de notre parti a été tentée mais n’a pas abouti. On avait fait donner des régiments qui n’ont ni notre mordant ni notre belle tenue sous le feu. Ils n'ont réussi qu'à se faire hacher, et à nous attirer le plus abominable bombardement qui soit. Il paraît que le précédent combat n’était rien auprès de celui-ci. Ma compagnie a perdu beau-

coup de monde du fait des torpilles aériennes.

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Ce sont des projectiles d’un mètre de haut et de 27 centimètres de diamètre, dont la course suit une trajectoire extrêmement élevée, et quiretombent verticalement, ce qui leur permet d’éclater dans les creux les plus défilés. Aussi vivons-nous à plusieurs mètres sous terre. Temps clément. Nous sortons la nuit pour faire des corvées.

Chérie, j'aurais voulu te dire un tas de choses touchant bien des bonheurs, mais je te l'ai déjà écrit, il en est qu'il ne faut pas éveiller par des paroles. La lourde joie humaine leur ferait peur et leur répugnerait. Ils risqueraient plus encore de s'évanouir. |

Je reprends ma lettre après un somme. Nous

dormons tant que nous pouvons dans nos case-

males. | J'avais eu un tas de pensées que la fatigue m'empêche de formuler mais je me souviens d'avoir évoqué Beethoven. J’ai juste son âge quand il fut atteint par la souffrance et je pensais à l’exemple admirable de telles énergies. s'employant malgré l'obstacle. L’entrave dut lui paraître aussi définitive qu'à nous celle d’à pré-

sent. Mais il fut vainqueur. Pour moi, Beetho-

ven fut la plus magnifique traduction humaine de la puissance créatrice.

Je t’écris mal car je dors encore...

Comme tout fut aisé et adouci de bonté dans mon retour! Je quittai seul notre château et, passant devant une batterie d'artillerie, je fus

. de la part des sous-officiers l’objet de l'hospi-

talité la plus fraternelle. D'ailleurs l'artillerie

aime le 106° qui la défend, et, de façon générale,

nous inspirons une vive pitié à ces gens qui ne - sont même pas exposés à la pluie.

Je termine court, t'aimant pour ton courage

qui me soutient. Quoi qu'il arrive, j'aurai re-

> bios ie

trouvé la joie, D'abord la nuit d'arrivée fut si belle!

26 mars, Chère Mère chérie,

Rien de nouveau sur notre hauteur que l'on continue d’organiser. Travail intéressant quoi-

| que présentant des difficultés. Le beau temps . facilite notre tâche. De temps à autre la pioche

rencontre un pauvre mort que la guerre tour-

. mente jusque dans la terre.

28 mars, sur les hauteurs : temps gris de dimanche bouleversé par le bombardement d'hier.

Nous voici de nouveau en pleine guerre. Une

formidable attaque de notre parti vient de réédi- » ter les carnages de la semaine dernière. A vrai

dire, ma compagnie, qui avait été hachée au

. précédent assaut, a été ménagée, cette fois-ci,

è he

pe nous n'avons eu qu à occuper un secteur de

qi paient toujours. | de e

défense. Nous n'avons donc recu que les écla-

boussures du combat. ” it J'ai assisté, par le plus beau samedi de printemps, au lointain spectacle de la lutte, et j'ai vu la bête rampante que semble un bataillon,

s'avancer et se tordre sous les fumées d'obus.

Ce sont les chasseurs à pied qui attaquent,

malgré les mitrailleuses et le bombardement tant français qu'allemand. Ces braves gens ont accompli leur mission quand même, et'ont ainsi compensé l'échec de la semaine dernière où notre attaque fut stérile.

Depuis l’autre mois, il m'est donné de vivre les lithographies de Raffet, avec cette différence que, au temps de Raffet, on pouvait être plus |

impunément témoin oculaire aux mêmes distances que moi, car les fusils portaient moins,

loin. Mais il y avait vraiment des choses belles, comme, par exemple, cette plaine immense, vers laquelle plongent les falaises que nous occu-.

de pons. Elle était scintillante des cent mille a

des éclatements. Et devant, les chasseurs ÉtIntS

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