‹ Lettres de 1812Chapitre 4 sur 98 · Le général Fbia.nt · texte numérisé non relu

Le général Fbia.nt

« Priant, disait l'Empereur à Sainte-Hélène, n'est pas capable de tirer parti de la garde : c'est un bon soldat, voilà tout. » Pourtant, durant la campagne de Russie, à Vitebsk, lorsqu'il apprit la mortdeDorsenne, il nomma Priant colonel des grenadiers à pied de sa garde. «Je vous apprends avecplaisir, écrivait Berthier à Priant le 8 août, que l'Empereur vous a nommé colonel commandant des grenadiers à pied de sa garde, en remplacement du général Dorsenne qui vient de mourir. Vous n'en conserverez pas moins, jusqu'à nouvel ordre, le commandement de votre division. Rendez- vous ici demain, à 6 heures du matin, pour être reconnu à la parade, à 7 heures. » Le 9 août, à 7 heures du matin, par la pluie, l'Empereur recevait Priant à la tête des grenadiers de la garde ; il mit l'épée à la main: « Grenadiers de ma garde, dit-il, vous reconnaîtrez le général Priant pour votre commandant colonel et lui obéirez comme tel en tout ce qu'il pourra vous commander pour l'exécution des règlements militaires », et il donna à Priant l'accolade d'usage. Le même jour, le maréchal Lefebvre, duc de Danzig, s'adressant à la vieille garde dont il était com-

mandant, rendait hommage à la mémoire de Dorsenne. « Vous reporterez, ajoutait-il, sur son successeur l'amour que vous aviez pour lui ; la réputation du général Friant, l'aigle qui le décore et le choix de Napoléon vous assurent qu'il est digne de vous commander, »

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