Au CAPITAINE DE GENDAHMERIE, A GaP
Corps, Q mars.
Veuillez, au reçu de la présente, rétablir les brigades de gendarmerie de Gap à Briançon et faire parvenir ces deux lettres à leur adresse.
39. Au COLONEL COMMANDANT LA GARDE NATIONALE DU DÉPARTEMENT DU VaR, A GaP
Gap, lï mars i8ij.
La garde nationale à pied et à cheval de Gap a été requise par moi pour faire le service. Vous pouvez en conséquence rentrer à la disposition de M. le lieutenant-général MioUis avec l'artillerie, la cavalerie et l'infanterie de Marseille et du département du Var. Je me plais à vous féliciter pour la bonne conduite de votre troupe (1).
port que deux ofticiers et environ trois cents hommes avaient déserté pendant la nuit. Je fis courir plusieurs officiers après, pour les ramener. Mais ce fut inutile; ces malheureux poursuivirent leur route jusqu'à Paris à l'abri de l'insuzrection la plus criminelle. Dès ce moment malheureux je vis bien qu'elle serait générale dans toute l'armée. » (Note de Rostollant.)
(i) c Le 10 mars, à ma rentrée à Gap, le général MioUis me dit qu'il se retirait le ii, à i heures du matin, avec ses troupes, sur Sisteron, et qu'il me laisserait une centaine d'hommes de la garde nationale de Marseille pour la tranquillité de Gap, jusqu'à ce que la garde nationale de cette ville soit organisée; ce qui fut fait le la. » (Noie de Rostollant.)