Relation du capitaine Forget
Charles Forget, né à Nantes le 25 janvier 1785, entre au 4^ régiment d'infanterie légère en juin 1805, passe l'année suivante au 11'' régiment du train d'artillerie où il devient sous-lieutenant en 1810 et lieutenant en 1813. Il était aide de camp du général d'Aboville l'aîné lorsque revinrent les Bourbons et il les accueillit avec enthousiasme. Aussi le firent-ils chevalier de la Légion d'honneur, et, sur sa demande (il avait des intérêts en Guyane), capitaine attaché aux états-majors des places et commandant de Cayenne à condition que ce grade ne lui serait compté qu'à dater du jour de son embarquement. Cette nomination provisoire de capitaine date du 7 octobre 1814. Vinrent les Cent Jours. Forget manifesta, comme il dit, son sentiment d'amour et de fidélité pour le roi. Il combattit néanmoins sous les drapeaux de Napoléon, et à Ligny, où il fut blessé, il ne songeait, tout en regrettant les Bourbons, qu'à soutenir, selon son expression, sa réputation d'honneur. Il ne partit pour Cayenne qu'en 1817; il y fut capitaine adjudant de place. Mais il tomba malade, il dut regagner la France et, le 14 avril 1820, on le mit au traitement de réforme. Forget avait, le P"" décembre 1815, à Nantes oii il achevait de se guérir de sa blessure de Ligny, rédigé une sorte d'exposé de sa conduite que nous publions. Il ne manque pas de mettre en relief son dévouement au roi et aux princes. Mais sa narration est intéressante, exacte, appuyée par d'autres témoignages. Le
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20 mars à Paris et à Saint-Denis, les deux entrevues de Forget avec le comte d'Artois sur la route d'Abbeville et à Saint-Pol, ses pourparlers à la porte de Lille, son arrivée à Béthune, les coups de pistolet qui furent alors échanges — ce sont peut-être les seuls coups de feu que se tirèrent bonapartistes et royalistes — la description de cette marche pénible et douloui'euse contée aussi par Alfred de Vigny, le licenciement des gardes du corps, le l'ôle de notre capitaine à Ligny, tout cela fait du récit de Forget un document utile et curieux.
Par décision ministérielle du 4 octobre 1814, j'avais été mis à la disposition de M. le lieutenant général Carra de Saint-Cyr qui me désigna pour prendre le commandement de la place de Cayenne, et je fus traité comme disponible, à Paris, jusqu'au9 mars 1813, qu'il me fut expédié une commission d'adjoint àl'état-major général du gouvernement de la l""* division militaire.
Le 19 je reçus l'ordre de me trouver, dès la pointe du jour, à Essonnes, où M. le comte Maison devait établir, avant midi, son quartier-général. Le soir seulement, vers les 4 heures, j'appris que cette disposition avait été changée, que les princes se portaient sur Saint-Denis et que le service dans la capitale allait être confié exclusivement à la garde nationale. Je revins aussitôt, de nouvelles instructions me furent données, et je ne quittai plus les Tuileries que le lendemain 20 mars à 2 heures de l'après-midi .
Je m'abstiendrai de retracer les vexations inouïes
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que je dus éprouver dans cette déplorable circonstance. Entièrement dévoué au Roi, fidèle à mes devoirs, inaccessible à toute instigation, je persistai dans la résolution de rejoindre Sa Majesté à quelque prix que ce fût.
Les menaces outrées, les misérables déclamations (le cette foule immense rentrant tumultueusement à Paris, entraînant tout ce qui s'offrait à elle, ne changèrent rien à mes projets, et c'est dans ce moment de trouble et de confusion qu'on m'a vu employer les plus vives sollicitations pour rappeler le soldat à ses devoirs, arrêter les progrès d'une défection infâme, et, enfin, empêcher la sédition de s'étendre jusqu'aux troupes qui n'y avaient encore pris aucune part active.
Je m'étais imposé une tâche bien diflicile à.remplir ; le mal paraissait à son comble et le peu de succès de mes tentatives m'eût entièrement découragé, si je n'avais eu à m'acquitter envers le Roi à que je dois mon grade actuel et l'étoile de la Légion d'honneur.
Plusieurs officiers de la maison de S. M. etdel'étatmajor général, qu'on avait arrêtés à Saint-Denis, me firent envisager la cause que je défendais comme tout à fait désespérée, m'assurèrent que le comte Maison venait d'être victime de son dévouement et que la défection était générale sur tous les points.
Mes faibles moyens ne me permettent pas de rendre fidèlement l'impression que firent sur moi des détails
aussi affligeants. D'ailleurs, ma persévérance à servir le Roi jusqu'au dernier moment, militera mieux en ma faveur que tout ce que je pourrais dire.
Une batterie servie par l'artillerie légère suivait le torrent qui se dirigeait vers Paris, et avait reçu, pour unique instruction, de se porter au trot sur la place du Carrousel, où de nouveaux ordres devaient lui parvenir ; mais il existait déjà un tel encombrement qu'il était, pour ainsi dire, impossible de marcher dans aucune direction.
Les bruits confus qu'on entendait au loin et l'inquiétude que causaient aux soldats la garde nationale et les faubourgs dont ils ne connaissaient nullement les dispositions, déterminèrent un mouvement d'hésitation. L'occasion était pressante et je sentais toute l'importance de profiter d'un moment si opportun pour faire donner une destination convenable aux troupes. Je me présentai à M. le maréchal de camp d'artillerie Pelletier, comme ancien aide de camp de M. le général d'Aboville : je l'instruisis de tous les événements dont je venais d'être témoin, du bon esprit de la majorité des citoyens dans la capitale, des témoignages de dévouement que donnait encore la garde nationale, enfin, des démonstrations du vif enthousiasme que faisaient éclater les volontaires royaux. Le général Pelletier s'entendit avec le colonel d'un régiment de ligne que je crois être le 87**, on donna des ordres de part et d'autre, le calme succéda à la plus coupable
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agitation et la cocarde blanche était toujours notre signe de ralliement. J'informai de cet heureux changement le commandant d'un second corps d'infanterie qui se trouvait à peu de distance en colonnes par division, et, M. le général Pelletier me chargea d'en rendre compte, le plus promptement possible, à M. le maréchal duc de Tarente, dont il devait attendre les ordres dans la position où je le laissais.
J'arrivai jusqu'à Beauvais, où mon cheval mourut de fatigue, sans avoir pujoindreM. le maréchal, ni aucun officier général qui voulût le suppléer dans cette circonstance difficile. Mais j'eus la précaution d'écrire à M. le baron Pelletier, pour l'engager à suivre notre mouvement et le prévenir que je ne songerais à rien, avant de lui avoir fait connaître les intentions de Monsieur, auprès de qui je me rendais. (Cette lettre que je confiai à un canonnier à cheval, fut lue par divers officiers généraux et supérieurs) ,
Ce fut dans un hameau, sur la route d'Abbeville, que j'eus l'honneur d'entretenir Son Altesse Royale. Je lui donnai, sur tout ce que je viens de rapporter, les détails les plus circonstanciés, et c'est d'elle que j'appris qu'il était déjà trop tard pour appeler les troupes que j'avais laissées au delà de Saint-Denis,
Sur le compte que je rendis du zèle et de l'activité que déployaient les volontaires royaux, et des besoins que beaucoup d'entre eux paraissaient éprouver. Monsieur ordonna qu'on leur distribuerait une somme
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d'argent qui fut remise à un brigadier des mousquetaires, chargé de porter à ces bons et loyaux serviteurs cette nouvelle preuve de sa sollicitude et les témoignages de sa satisfaction pour leur belle conduite.
Je saisis avec empressement cette occasion pour assurer Monsieur de mon inaltérable attachement à son auguste famille, et lui demander la permission de raccompagner ; Son Altesse Royale daigna agréer l'offre de mes services et Mgr le duc de Berry voulut bien médire que je serais employé d'une manière avantageuse.
Je suivis ainsi les princes jusqu'à Saint-Pol où nous arrivâmes, je crois, le 24 au soir, après une marche longue et pénible. A peine fûmes^nous installés dans cette ville, que je me transportai chez Mgr le comte d'Artois, pour lui faire part de l'intention où j'étais de me rendre à Lille, dans la nuit même, afin de connaître le véritable état des choses et savoir le 'degré de confiance qu'on pouvait accorder aux différents bruits qui circulaient déjà sur la situation de cette place importante. M. le marquis Le Tourneur, major de ses gardes, me présenta cette fois à Son Altesse Royale qui approuva ma conduite, loua mon zèle, m'honora verbalement de ses ordres et me confia ses dépêches pour le Roi. Je partis immédiatement après pour Lille, où j'arrivai seul, en poste, le lendemain, sur les 2 heures du matin, après avoir parcouru une distance de cinquante et une lieues, sans m'arrêter davantage
que le temps nécessaire pour changer de cheval à chaque relai.
De toutes les versions que j'entendis faire par des habitants de la campagne que leurs affaires ou la curiosité avaient réunis dans les environs, voici celle sur laquelle la grande majorité tombait d'accord : depuis la veille les portes de la ville étaient constamment fermées, les gardes doublées et l'autorité du Roi méconnue.
Je n'avais plus un instant à perdre pour prévenir Monsieur de la position de Sa Majesté ; mais, d'un autre côté, il ne me paraissait pas moins urgent de faire savoir à S. M. que l'on croyait toujours dans la place que les princes et toute sa maison n'étaient plus ( [u'à deux petites j ournées de marche . J avais été employé longtemps à Lille où M. d'Aboville a commandé en chef l'artillerie ; je connaissais le bon esprit qui régnait parmi les habitants, leur profonde admiration pour le Roi et je comptais beaucoup sur eux. Après que j'eus pris toutes les précautions nécessaires pour soustraire mes papiers aux recherches dont ils n'auraient pas manqué d'être l'objet si j'avais été arrêté, je me fis annoncer au gouverneur comme officier d'ordonnance du comte d'Artois. A 5 heures" seulement un adjudant se présenta à la barrière du chemin couvert et me somma, de la part du commandant, de lui livrer mes dépêches. J'objectai que les nombreuses difficultés qu'on avait faites pour me recevoir m'avaient
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déterminé à les renvoyer à Son Altesse Royale en l'informant qu'une sédition manifeste venait d'éclater dans la ville. J'avais vu cet officier pendant la campagne de 1814 ; il me parut aussi affecté de toutes ces fatales circonstances que j'étais vivemement ému en voyant baisser les ponts-levis. Je lui demandai avec empressement d'être conduit directement à M. le maréchal Mortier, pour lui faire part de l'objet de ma mission et in'assurer enfin, si, voyant arriver le frère du Roi à la tète d'une colonne de 6.000 hommes d'élite, disposés à se sacrifier tous pour le salut de leurs princes, on hésiterait encore à lui ouvrir les portes. « Eloignez-vous « plutôt promptement, me dit cet officier, on nous a w déjà prescrit d'arrêter le duc de Raguse et tous ses « officiers ; le Roi a été contraint de nous quitter préci- « pitamment,le duc de Trévise ne commande plus ici, « et la garnison ne reçoit que les ordres de Buona- « parte. »
Nul moyen ne me paraissant plus praticable pour atteindre le but où je visais d'abord, il était essentiel que je retournasse sur le champ auprès de Monsieur, afin qu'il pût se mettre en mesure contre les dispositions que je savais faites, sinon pour s'emparer de sa personne, du moins pour l'inquiéter dans sa marche et le forcer de sortir de France.
J'étais sans cocarde, en uniforme de cavalerie légère, et ne parus plus suspect à aucun des soldats qui se trouvaient, dan s les ouvrages avancés, trop éloignés
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de nous pour rien entendre de notre conversation. D'ailleurs, pour ajouter à la confiance que pouvait leur inspirer ma tenue, j'insistai fortement pour être conduit chez le nouveau gouverneur, après toutefois m'être nanti d'un petit porte-manteau, contenant des pièces de la plus grande importance, que je feignis avoir laissées avec mes chevaux dans le faubourg de Fives.
Les choses allaient de mal en pis ; jusque-là j'avais prêché dans le désert et le moindre retard pouvait ou compromettre la sûreté des princes, ou me priver de l'espoir de les servir encore, si je ne les rejoignais assez tôt pour leur donner avis du mouvement d'un corps de cavalerie légère, qui devait arriver à midi sous les murs de Béthune.
11 était 7 heures lorsque je me remis en route. A 9 heures 1/2 je vis paraître des voitures de la cour, plusieurs pièces de campagne, des caissons, des bagages, etc., qui avaient devancé la colonne et se trouvaient fortement compromis. 11 me fut impossible de persuader les gardes qui marchaient avec ce matériel et de les faire rétrograder, chacun d'eux voulant, disaient-ils, aller se pourvoir à Lille des choses nécessaires pour continuer la campagne. Enfin, un officiergénéral de la compagnie de Raguse, auquel je donnai des détails succincts sur notre position, prit des mesures telles que nous parvînmes ensemble à rallier les troupes et à les faire rentrer précipitamment au quartier-
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général à Béthune, où nous arrivâmes peut-être une dejm-heure avaM les lanciers dont je venais d'annoncer l'approche.
Quelques coups de i)istolet furent échangés dans cette circonstance où mon rapport engagea les princes à changer totalement le plan auquel ils s'étaient arrêtés jusque-là.
Monsieur approuva de nouveau tout ce que j'avais jugé convenable de faire : je lui rendis les dépêches dont il m'avait chargé pour le Roi, et Mgr le duc de Berry me désigna, conjointement avec M. le Ciipitaine Loisel, du l®*" régiment de hussards, pour marcher en tête de la colonne, afin de reconnaitre les chemins et guider les troupes d'avant-garde.
Il ne me souvient pas d'avoir fait de marche de nuit plus pénible que celle à laquelle nous fûmes obligés de Béthune à Etaire et au delà. Nous abandonnâmes dans les boues plusieurs voitures et beaucoup de chevaux qui s'y noyèrent ; celui que je m'étais procuré à Beauvais y resta et je me vis forcé de suivre la colonne à pied pendant longtemps, maccrochant tantôt à la queue d'un cheval, tantôt au manteau ou à la botte d'un cavalier pour éviter d'être moi-même englouti.
Nous arrivâmes enfin jusqu'à la frontière où les princes durent prendre la fâcheuse résolution de s'éloigner de leurs plus (idèles serviteurs, et, malgré que la maison militaire du Roi ait été dès lors autorisée à ren-
trereii France, j e n'en ai pas moins suivi Monsieur jus(}u'à moitié chemin d'Ypres,où on m'annonça que S. A. U. engageait tous les officiers qui l'avaient accompagnée et dont l'existence ne se trouvait pas compromise, à ne pas aller plus loin, craignant que S. M. n'eût pas la faculté de les faire entretenir en pays étranger.
Je ne revins à Béthune où se lit le licenciement des gardes du corps, qu'au moment même où il s'ache- A'ait, parce que j'avais dû conduire encore bien au delà <le la ligne un aide de camp du gouverneur de Paris, resté en arrière avec tous les équipages de son général et qui ne connaissait point la direction qu avaient prise les princes et le petit nombre de personnes qui se trouvaient toujours avec eux.
Je rentrai à Paris le 29 mars, à 9 heures et demie du soir, avec deux gardes d'Artois que je n'ai pas quittés un seul instant en route, malgré les scènes scandaleuses et souvent réitérées auxquellesje fus exposé, au milieu des nombreuses colonnes de troupes que nous rencontrâmes en marche pour Arras. Je me présentai le 30 à l'état-major général où, en me notilîant que j avais été rayé du tableau des adjoints, on me refusa l'autorisation que je réclamais pour venir en Bretagne.
Le 3 avril suivant, l'ordre de me rendre en poste à Met/ me fut expédié, avec une commission d'adjoint à l'état-major de M. le comte Gérard.
J'avais épuisé presque tous mes moyens pour me
mettre en état d'entrer en campagne avec le général Maison et paver des frais de poste dont je n'ai point encore sollicité le remboursement. Les personnes dont j'aurais pu espérer quelques secours, n'étaient plus à Paris, et je venais de disposer de ma dernière ressource (un crédit de 600 francs sur M. Hernandez, Espagnol réfugié dans la capitale) pour mettre M. Thevenol d'Annet, brigadier desgardes d'Artois, devenu depuis commandant de la légion Marie-Thérèse, à même de s'éloigner promptement et de se rendre à Bordeaux. Enfin je me suis trouvé dans l'indispensable nécessité de prendre du service, pour exister loin de ma famille avec laquelle je n'étais plus en communication depuis longtemps.
Ce ne fut que le 12 ou le 13 avril que je pus partir pour ma destination. Le 9 juin suivant, l'armée de la Moselle se mit en mouvement et le 1(). à 2 heures de l'après-midi, elle entra en ligne dans les champs de Fleurus. A 3 heures l'ordre me fut donné de pénétrer par le centre du village de Ligny, avec un bataillon d'infanterie. Cette position, que j'avais reconnue avec le plus grand soin, n'était occupée que par des troupes prussiennes et de Berg, dont la défense fut vigoureuse et des plus opiniâtres. Je l'avouerai, fort du témoignage de ma conscience, n'ayant été ni fauteur ni complice d'un attentat dont l'idée seule me fait horreur, je ne songeai, dans cette occasion, qu'à soutenir une réputation d'honneur, acquise par douze années de ser-
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vice et par une conduite toujours franche et loyale. A 3 heures j'eus mon cheval tué sous moi d'un coup de mitraille qui me blessa si grièvement que je fus obligé de me faire conduire à l'ambulance. Je n'ai fait depuis aucun semicc à rarmée et j'ai donné tous mes soins à maintenir l'ordre et la tranquillité dans les lieux où je me suis trouvé avec des troupes.
Un des premiers rendus à Calais pour y recevoir le Roi en 1814, je l'ai toujours servi avec un zèle soutenu et un dévouement sans bornes, jusqu'au moment où il ne m'a plus été permis de le suivre, et je réclame, si l'on me croit encore digne de la confiance du gouvernement, d'être mis de nouveau à la disposition de M. le lieutenant-Général comte Carra de Saint-Cyr, ou employé à l'état-major de la 12° division militaire, en attendant l'époque de l'expédition dont j'ai été appelé à faire partie.
Charles Forget.