La campagne du midi
Le Midi n'était pas encore soumis. Le duc d'Angoulême voulait de Nîmes se porter sur Lyon et il occupa Montéliuiar, battit le 2 avril au pont de la Drôme les troupes du général Debelle et entra le lendemain dans Valence. Mais Grouchy arriva ; le duc quitta Valence le 7 avril et, menacé sur son front par Grouchy et sur ses derrières par Gilly, pris entre deux feux, il sig-na le 8 la capitulation de La Palud. On consultera utilement sur cette courte campagne qu'on peut nommer la campagne du Midi, le tome premier du ISIb de Houssaye (notamment p. 414-417) et surtout Xe» Souvenirs militaires du brave et loyal colonel d'artillerie Noël (p. 270-280) ainsi que le document qui suit. Ce document, signé le 4 avril par les officiers du bataillon d'élite de la Drôme, est encore animé de la passion des partis ; il renferme des inexactitudes et des exagérations ; il fait un éloge excessif du général Debelle ; mais il est à la fois curieux et important.
Rapport des officiers^ sous-officiers et soldais du Bataillon d'Elite et des Gardes d'honneur de la Ville de Valence (Drame) à Sa Majesté l'Empereur.
Sire, Nous avons donné, dans ces dernières circous
tances, des preuves du plus grand dévouement à la patrie et à Votre Majesté en abandonnant nos femmes, nos enfants et nos propriétés pour marcher contre les bandes du duc d'Angoulême qui venaient dans le coupable dessein de renverser le gouvernement impérial et de remettre sur le trône une famille proscrite dans toutes nos assemblées nationales.
Le pont de la Drôme et les plaines de Loriol, de la Paillasse et de Valence encore teints du sang de nos braves camarades, de nos parents, attestent la résistance vigoureuse que nous avons opposée à l'injuste agression des rebelles du Midi.
Cependant il n'a point été question de nous dans ce qui a paru jusqu'ici de relatif à l'excursion du duc d'Angoulême dans ce département ; un article de Vienne, inséré dans le Moniteur du 9 avril, reproche aux Valentinois d'avoir ouvert leurs portes à l'armée royale ; le brave général Debelle qui était venu dans les premiers jours de mars prendre le commandement du département par ordre de Votre Majesté, et qui était parvenu, par sa sagesse et sa fermeté, à y concilier les esprits encore en fermentation, tâche d'autant plus difficile qu'il n'avait en main aucune force mililaire, a été remplacé au grand étonnement de tous les habitants.
Ces diverses choses nous ont fait présumer qu'il n'était parvenu au gouvernement que des rapports infidèles, dictés par des hommes qui avaient cherché,
aux dépens de notre honneur et de celui de M. le général Debelle, à s'attribuer la gloire de la pacification du Midi, tandis quelle est due en partie à ce général, et nous avons cru devoir, tant pour ce qui nous concerne que pour la justification de M. le baron Debelle, mettre sous les yeux de Votre Majesté un précis exact de ce ([ui s'est passé ici de plus important, sur la fin de mars et dans les premiers jours d'avril dernier.
Tandis que les habitants de la Drôme, au sein d'une sécurité parfaite, manifestaient. Sire, la vive satisfaction que leur causait le retour de ^'^otre Majesté (im ving-tième seulement ayant tout à espérer du dernier gouvernement, le voyait avec peine, le duc d'Angouléme, à la tête des bandes qu'il avait ramassées dans la dernière classe du peuple et dans les prisons des villes du Midi, menaçait ce département d'une invasion prochaine. Déjà l'arrondissement de Montélimar était souillé de la présence des rebelles, et le chef-lieu, ne pouvant leur opposer des forces, eut bientôt la douleur de les voir dans son sein.
M. le général Debelle, informé, dès le principe, des mouvements du duc, avait demandé et demandait journellement avec instance, mais en vain, des troupes à MM. les généraux La Salcette et Dessaix, Craignant, dans un pareil état de choses, que l'ennemi ne profitât du moment où nous n'avions rien h lui opposer pour pénétrer jusqu'à Valence, il fil venir de Crest une compagnie de vétérans qui composait la garnison
LIÎTJKES DE 1815 XiQ
de cette ville, appela les gardes nationales du déj)artement et arma un bataillon d'anciens militaires en retraite, en réforme et en demi-solde sous la dénomination de Bataillon d'Elite.
Le 29 mars, instruit que les bandes du duc étaient entrées à Montélimar dans la matinée, il se mit à la tête de ces braves et se porta au pont de la Drôme où il prit position. Là les gardes nationaux de Livron, de Loriol et de Mirmande s'unirent à ce faible détachement, et le lendemain 30, à cinq heures du matin, marchèrent avec lui sur Montélimar aux cris mille fois répétés de Vive l' Empereur !
Arrivé près de la ville et croyant devoir employer les voies de la douceur et de la persuasion avant d'en venir à des hostilités, il envoya un parlementaire au commandant des troupes insurgées pour l'engager à évacuer la ville et à ne point l'obliger à l'y contraindre par l'emploi des armes, le rendant toutefois responsable avec l'autorité locale des maux que pourrait occasionner la résistance. Les insurgés répondirent à ce message par les cris séditieux de Vive le Boi, le Roi ou la mort, et après avoir tiré sur le parlementaire avant qu'il eût dépassé leur avant-poste, firent sur nos gens une décharge de mousqueterie. Il fallut se défendre et le feu s'engagea sur tous les points.
Nous étions là, Sire, et chacun de nous répondit à l'attente de M. le général Debelle qui, sans cesse à notre tête, bravait les efforts d'un ennemi dix fois
plus nombreux et protégé par des positions inexpugnables.
Cependant, informé qu'au moment de l'action, l'ennemi recevait un renfort considérable de troupes, M, le général nous ordonna de nous replier sur Loriol, ce que nous n'exécutâmes qu'après avoir fait rentrer les insurgés dans leurs retranchements.
Dans cette affaire nous perdîmes un vétéran, un officier et un soldat de garde nationale. MM. le général Debelle et le capitaine Quiot reçurent de légères blessures. Plus de cent insurgés furent mis hors de combat. Cinquante hommes du 14® de chasseurs à cheval abandonnèrent les drapeaux du duc et vinrent se ranger avec nous sous ceux de Votre Majesté.
Dans ces entrefaites le reste du bataillon d'élite, sous le commandement de M. le chef de bataillon Chataigner, se portait sur Montélimar lorsqu'il reçut à deux lieues de là l'ordre de revenir au pont de la Drôme et de garder ce passage. Quelques heures après il nous arriva un détachement de gardes d'honneur à cheval, composé des jeunes gens de Valence.
Le 31, à 3 heures de l'après-midi, nous reçûmes un bataillon du 39" régiment de ligne, commandé par M. le chef de bataillon Chitry. Son aspect doubla nos bonnes dispositions.
M. le général Debelle, sapercevant que les levées de gardes nationales qu'il avait ordonnées ne s'ell'eciuaieni pas aussi promptemcnt (jue le nécessitait la
circonstance, partit pour Valence le 31 à 4 heures du soir, après avoir confié le commandement à M. Noël, colonel du 4'^ régiment d'artillerie à cheval, et nous envoya le lendemain 200 hommes qu'il avait fait armer à son arrivée.
Le bataillon d'élite et les gardes d'honneur furent prendre position en avant de Loriol, et le bataillon (lu 39" vint occuper le pont de la Drôme.
Le l^"" avril, le bataillon d'élite devait rentrer à Valence ; il était en route pour se rendre dans cette ville lorqu'il reçut l'ordre de M. le général Debelle d'aller prendre possession du pont ; ce qui fut exécuté avec d'autant plus de plaisir que chacun se plaignait de ce mouvement rétrograde, et le 30« qui y était, se porta en avant.
Le 2, les bandes du duc d'Angoulême se mirent en marche ; elles s'élevaient au nombre de 7.000 hommes environ, dont 1.300 du 10^ régiment de ligne, 200 du l®"" Etranger, une compagnie de douaniers, SO du 14*' de chasseurs à cheval, le surplus, comme nous avons dit plus haut, gardes nationaux pris dans la lie du peuple et dans les prisons du Midi,
Les gardes d'honneur et une partie du 39^ qui composaient nos avant-postes, furent attaqués vers les sept heures du matin. N'étant pas assez nombreux pour se défendre, ils furent obligés de se replier sur nous, après avoir, néanmoins, résisté pendant plusieurs heures au choc de l'ennemi.
Nous nous ralliâmes autour du pont de la Drôme et défendîmes ce passage avec une bravoure et un acharnement inconcevables.
Le bataillon d'élite, placé sur les ailes du pont, et le brave 39® au centre, soutenaient par un feu continuel les gardes d'honneur qui, bravant les périls les plus imminents, allaient sabrer les rebelles.
Nous avions là deux pièces de canon ; elles étaient chargées à mitraille. Si on les eût tirées, l'élite du duc, qui avançait en colonne serrée, était exterminée, et nous nous assurions la victoire malgré l'infériorité du nombre ; mais nos canonniers, que des officiers engageaient à cela, répondirent qnils ne le pouvaient sans y être préalahlemenf autorisés par M. le colonel Noël. Ces mêmes officiers voulurent presser M. Noël de faire tirer sur l'ennemi, et ce dernier, après leur avoir répondu de se mêler de leur arme, fit, en notre présence, décharger les pièces pour être rechargées à boulets : cinq minutes après, ces pièces, par son ordre, furent déchargées de nouveau et rechargées à mitraille. On ne s'est pas aperçu qu'elles aient éfé tirées.
Ces opérations. Sire, donnèrent de la latitude aux insurgés ; ils approchèrent du pont. mais, craignant de nous le disputer trop longtemps par l'acharnement que nous mettions à le défendre, le 10*^ employa un artifice dont les annales de l'histoire, même chez les poupit's les [)liis barbari's, ii'ollVont poiiil d'excniplt'.
Plusieurs élevèrent la crosse de leur fusil, et tous crièrent Vive l'Empereur !
A ce cri que nous croyons sincère, le feu cesse de toutes parts ; nous abandonnons nos postes pour voler dans les bras de ceux que nous regardons comme amis. Arrivés près d'eux, les traîtres reprennent sur le champ leur caractère féroce, et font sur nous, à bout portant, une décharge de mousqueterie, et massacrent ceux qu'une confiance aveugle vient de mettre en leur puissance.
Le duc d'Angoulême perdit beaucoup de monde dans cette malheureuse journée; de notre côté, sur 400 combattants, 30 environ eurent le bonheur de s'échapper ; le surplus fut pris ou assassiné.
Parmi les scélérats que nous venions de combattre se trouvaient quelques hommes qui n'avaient pas encore éteint dans leur cœur tout sentiment d'humanité, et la Providence semblait placer de ces derniers, pour la conservation de nos jours, à la tète des bandits qui étaient chargés de nous conduire.
Mais que d'humiliations de toute nature. Sire, que de mauvais traitements nous avons éprouvés de la part de ces mercenaires!... A chaque instant, à chaque pas, en traversant leurs rangs ils menaçaient nos jours ; et lorsque nos conducteurs, pour nous les conserver, employaient les menaces les plus terribles, les tigres ne nous laissaient passer qu'avec douleur et qu'après nous avoir dépouillés et accablés d'injures.
Ce Saint- Vincent même, que Votre Majesté avait autrefois nommé chef d'escadron dans le 2^ Régiment d'artillerie à cheval et que l'envie de parvenir à un grade plus élevé avait fait oublier les bienfaits de son souverain et embrasser le parti du duc, ce Saint- Vincent nous traitait de brigands et provoquait contre nous le ressentiment des barbares qu'il commandait. Ce prince, enfin, qu'on nous disait si sensible, si bon, ce prince même insultait à notre malheur. Il voyait d'un œil satisfait des pères de famille que l'amour de la patrie et du plus grand des héros avait fait marcher contre lui, dépouillés, égorgés par les siens.
Nous ne nous permettrons pas, Sire, d'entretenir Votre Majesté des dangers auxquels nous avons été exposés pendant le peu de temps que nous avons passé entre les mains de ces misérables. Il nous suflira de lui exposer qu'après dix jours de la captivité la plus périlleuse, nous revînmes dans nos familles que notre absence avait plongées dans la plus aft'reuse douleur. C'est là que nous fûmes informés de la sage conduite de M. le général Debelle. Voici ce que nous avons recueilli des habitants témoins de ses actions.
Pendant que nous nous battions au pont de la Drôme, une forte colonne ennemie se dirigeait sur Grest pour déborder M. le baron Debelle qui, par la négligence de M. le colonel Noël, instruit plus tôt de ce mouvement que de ce qui se passait de notre côté,
[.ETTRES DE ISITÏ 34')
se porta sur le champ sur ce point avec les gardes nationales qu'il put armer ; mais il fut bientôt contraint h une retraite précipitée, venant, d'apprendre que le pont de la Drôme et ses troupes étaient à l'ennemi.
Ce malheur l'ayant mis dans l'impossibilité de défendre Valence, vu le peu de monde qui lui restait, il se dirigea sur Romans. Arrivé dans cette ville, il écrivit, ainsi qu'il l'avait fait plusieurs fois auparavant, mais infructueusement, à MM. les généraux La Salcette et Dessaix pour leur demander des troupes : rien n'arriva, et, considérant qu'il n'était point assez fort pour se maintenir à Romans, menacé d'ailleurs par trois colonnes qui marchaient sur ce point par Grest, Valence et Tain, il se détermina à partir pour Saint-Marcellin, où il arriva le 3 avec 50 chasseurs à cheval, 50 vétérans et 30 gendarmes, seule force qu'il pût opposer aux insurgés. Là, il fît un appel aux gardes nationaux des communes environnantes, et mit une si grande diligence dans cette opération qu'en peu de temps il eut environ i.400 hommes qu'il fit armer avec des fusils que M. le général La Salcette venait enfin de lui envoyer et les mit en position sur les hauteurs et en arrière des forges distantes de trois lieues de Romans.
Les gardes nationaux de Moirans, de Tullins, de Voreppe, etc., et un bataillon du 5* régiment de ligne lui arrivèrent le lendemain. 11 forma quatre bataillons des hommes qu'il avait armés, se mit à leur tète et se
porta sur Romans, où il reçut l'ordre de M. le lieutenant général Pire qui venait d'y arriver, de rentrer à Valence que l'ennemi A-^enait d'abandonner à l'aspect des troupes de ce général. 11 reprit le commandement du département de la Drôme, et peu de jours après il se vit remplacé sans en être prévenu, ni avoir reçu d'autre destination, par M. le maréchal de camp Motte. 11 quitta Valence, emportant les regrets de tous les habitants, témoins de ses opérations, de sa bonne conduite, de sa bravoure et de sa loyauté.
11 paraît. Sire, que M. le lieutenant-général Pire et d'autres ont voulu s'attribuer la gloire du rétablissement de l'ordre dans le Midi. Cependant qu'ont-ils fait pour ce département? Ils s'y sont présentés avec des forces considérables.
Si M. le général Debelle avait eu à sa disposition une faible partie des troupes de M. le lieutenant-général Pire, si même nous n'avions pas été doublement trahis au pont de la Drôme, les bandes du duc d'Angoulême n'auraient jamais entré à Valence, et leur chef aurait trouvé dans les plaines de Loriol la mort <|u'il n'avait que trop méritée.
Voilà, Sire, le récit fidèle des principaux événements qui ont ou lieu dans la Drôme par suite de lexcuision ilu duc d'Angoulême. Nous n'avons pas cru devoir entrer dans des détails propres à mieux luire connaître notre conduite dans ces circonstances difliciles et les bonnes actions de M. le baron Debolle.
dans la crainte de rendre ce rapport trop long. Nous nous bornons à protester à Votre Majesté que cet officier général est plus digne que jamais de sa confiance et de sa considération, et qu'elle n'a pas de sujets plus dévoués et plus fidèles que ceux qui ont combattu les hordes que le Midi avait vomies dans ce département. Oui, Sire, loin de nous plaindre des revers et des soulFrances que nous avons éprouvés dans ces dernières circonstances, nous sommes prêts, malgré les blessures que nous avons reçues autrefois sous les drapeaux de Votre Majesté, blessures qui ont motivé notre retraite ou notre réforme, à faire pour elle et pour la patrie les plus grands sacrifices. Vive l'Empereur!
l.e commandant du bataillon d'élite de Valence, Châtaignes.
Chevalier Brenier, grenadier de la garde impériale.
J. DouRiLLE, sergent-major au bataillon d'élite, ex-fourrier en réforme du 6® régiment de ligne.
Werbek, Jullien, Breynat, Garcin, Mérimé, CoLPiÉ, Arnaud.
Peyrouze, fourrier au bataillon d'élite.
Bremer jeune, chevalier de l'Empire.
Brenier père, sergent.
Lascaud, adjudant-major.
GoFFiN. capitaine.
Gauthier, maréchal des logis, garde d'honneur.
Gauthier Frédéric, garde d'honneur.
MoNDON, adjudant-major.
Chevalier Clément, capitaine en retraite.
QuiOT, capitaine.
CuRNiERfils, capitaine.
Dumoulin, capitaine.
R. Paquet, garde d'honneur.
Faure, lieutenant.
Lambert, sergent, etc., etc. (1).
(i) Plusieurs officieri n'ont pu signer, faisant déjà partie dw compagnie! d'élit« de garde nationale envoyée! lur les frontiirci (note du rapport .
66, La décoration du pont de la Drôme
Les combattants du pont de la Drôme, officiers et soldats du bataillon d'élite de Valence, ainsi que les gardes d'honneur, prièrent l'Empereur de leur donner une décoration spéciale, el leur pétition, très brève d'ailleurs et qui accompagnait le précédent Bapport, mérite d'être reproduite.
Les personnes ci-après dénommées, supplient Sa Majesté l'Empereur de daigner les autoriser, pour récompense de leur dévouement, de leur bravoure et des blessures reçues au pont de la Drôme, à porter, suspendu à un ruban tricolore, un aigle d'or sur lequel sera écrit le mot fidélité. Elles attendent ce bienfait d'un souverain qu'elles ont toujours chéri et pour qui elles ont bravé la mort.
Ghataigner, chef de bataillon, commandant le bataillon d'élite de Valence ;
Delamorte, chef de bataillon en retraite, capitaine audit bataillon ;
Le chevalier Clément, capitaine retraité, lieutenant au bataillon ;
Lascaud, adjudant-major en retraite, adjudant sousoiïicier audit bataillon ;
iîoO LETTRES DE 1815
he chevalier Brenier, ex-sergent de la garde impériale, soldat audit bataillon ;
Le chevalier Détruiseux, ex-capitaine d'artillerit. lieutenant audit ;
Dourille, ancien militaire, sergent-major audit, secrétaire particulier du préfet ;
René Paquet, garde d'honneur, capitaine de cliasseurs de garde nationale, avoué ;
Constantin, garde d'honneur, officier payeur, avoué ;
Gauthier (Frédéric\ garde d'honneur, ancien maréchal des logis de hussards ;
Le chevalier Krettlj, capitaine des chasseurs de la garde impériale, commandant les gardes d'honneur :
Le chevalier Quiot, capitaine au bataillon d'élite, frère du général de ce nom ;
Le chevalier Noyer, ex-grenadier de la garde impériale, bataillon d'élite :
Le chevalier Brenier aîné, capitaine en retraite, sous-lieutenant au bataillon d'élite ;
Melleret aîné, capitaine en retraite, etc.
Ces personnes désirent que leurs noms soient inscrits dans le Moniteur alin que nul autre ne puisse se décorer ainsi.