‹ Lettres de A.E. Nordenskiold [microforme]Chapitre 18 sur 31 · EXCURSIONS EN VUE D'EPXLORER LA GLACE · texte numérisé non relu

EXCURSIONS EN VUE D'EPXLORER LA GLACE

Au moment où le navire fut emprisonné, la mer était, comme on l’a vu, couverte aux abords de la côte d’une glace nouvelle, trop faible pour porter un piéton, mais assez forte pour arrêter la marche d’un bateau. Du côté du large, on apercevait à perte de vue des glaces flottantes si fortement soudées par la glace en question, que, malgré sa solidité, l’avant du Véga était hors d'état de s’y frayer un chemin. Dès le 2 octobre, on pouvait déjà marcher avec la précaution nécessaire sur la glace entourant le vapeur; le 3, les Tschoutsches vinrent à pied à bord. Le 10, il y avait cependant encore çà et là des points faibles entre le navire et la terre, et un nuage bleu à l’est continuait à indiquer la présence d'eaux ouvertes dans cette direction, Pour voir ce qu'il en était à cet égard, le docteur Almqvist fit, le 13 octobre, une excursion à pied dans la direction du nord-est en suivant les traces de quelques Tschoutsches qui étaient allés à la chassé du morse. Après environ 20 kilomètres de marche sur une glace flottante serrée, marche rendue très pénible par les inégalités de la glace, entre laquelle se trouvaient quelques champs rares et peu considérable de glace nouvelle, Almqvist crut devoir s’en

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