‹ Lettres de A.E. Nordenskiold [microforme]Chapitre 23 sur 31 · AU PAYS · texte numérisé non relu

AU PAYS

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coup de joie. Considérant à peu près comme certain que l’expédition des lettres par Menka était une affaire manquée, je m'étais servi de toute la puissance de persuasion que pouvaient exercer les trésors entassés sur le navire.en fusils, poudre, balles, chemises aux couleurs voyantes et même, hélas ! en eau-de-vie, pour engager quelques indigènes à conduire les lieutenants Nordqist et Bove à Markova ou à Nischni-Rolymsk. D'abord, les négociations semblaient vouloir marcher rondement; on demandait des avances et on en recevait, mais quand venait le moment de partir, les Tschoutsches refusaient toujours sous un prétexte quelconque : tantôt il faisait trop froid, tantôt trop obseur, tantôt on manquait de nourriture pour les chiens, etc. L’unique résultat de ces négociations fut de nous faire connaître l’un des rares côtés désagréables que nous ayons découverts chez le Tschoutsche : le manque iotal de bonne foi visà-vis de la parole donnée dont faisaient preuve ces sauvages, excellents à tous autres égards, et leur notion du don de la parole en parfaite concordance avec celle du feu prince de Talleyrand.

Les négociations mentionnées amenèrent le lieutenant Nordqvist à faire une seconde excursion en traîneau pour aller demander des explications à l’un des indigènes qui avait reçu des avances pour le conduire à Markova, mais qui n’avait pas nu parole. Voici le récit que cet officier a donné de son voyage : :

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