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A ma Erin
lement accepté, i]
&nétisme terrestre n’
( que tant d'autres. L'espace disponible à bord . du Véga n'ayant pas permis d'emporter en gi Sibérie un observatoire en bois, il fallut en di Construire un avec la glace et la neige : il n’en
à le e à des opérations exactes :] on dut l'établir, non sur une banquise, mhis n: sur le rivage, à un kilomètre et demi du na- Ê la vire. Tel est le trajet qu’ii fallait faire plu- pl sieurs fois Par jour, pendant les tempêtes de ‘4 m l'hiver, par l'obscurité, Par la tourmente et vil Souvent par un froid de 45 degrés au-dessous 7 in de zéro; Les observateurs séjournaient cinq ar heures de suite dans cette Chambre de glace co Où la température aCCusa longtemps 18 de- Ne grès au-dessous
rent, d'heure en heure, les divers appareils. Ù cu
Grâce à l’ardeur héroïque que M. Nordens- ON su kiold avait su inspirer à ses Compagnons ee
esures | su
plus complet que pour la plupart des localités bi
des pays les plus civilisés. de
Quelque dur qu'ait été ce régime volontai- É
ligés plus ble à bord porter en fallut en e:il n’en stination.
vatoire la exactes, ise, mais i du naire plupêtes de nente et dessous nt cinq e glace, 18 deonfié à quatre )servèareils.
rdens- ;nons, Plage, »sures alités
)ntairibué
beaucoup à maintenir un état sanitaire, de nature à encourager des imitateurs, qu'il s agisse d’expéditions polaires ou de stations dans les hautes régions de nos chaines de montagnes.
© Il suffit d'avancer à une latitude, telle que #”2le nord de la Scandinavie, pour jouir de la 2 splendeur des aurores boréales , dont Bravais } a fait une étude si justement estimée. Quoique la presqu'ile tschoutsche paraisse une station plus favorable encore, on n'y a pas vu ces magnifiques bandes rayonnantes ou drapevies, dont tout le monde connaît les brillantes images. Le phénomène se réduit à un faible arc lumineux, qui apparaît d’une manière nn continueet dont la position semble invariable. 45 Notre globe est donc orné, à peu près conti- } nuellement, d’une couronne lumineuse, qui | n'est pas destinée à être vue par ses habitants, “Ù mais qui serait plutôt de nature à éveiller un “ curieux intérêt chez des observateurs postés 0 sur d'autres planètes de notre système solaire. 7 Ons'étonnera peut-être moins, tout en l’ad- “D cront davantage, de cette abondance de ré- “. “uiiuis variés, dont je n'ai pu indiquer qu’un bien petitnombre, quand on saura que M. Nordenskiold, si plein de soilicitude pour son équipage, est emporté dans son ardeur pour la science à une témérité extrême, qui maintes
fois a mis sa vie en péril. Témoin le voyage
qu'il fit au Spitzherg, sur le grand glacier du Nord-Ost-Land. Il en avait déjà exécuté un autre non moins périlleux, sur l'immense glacier intérieur du Groënland, non exploré jusqu'alors, si ce n'est, dit-on, vers l’an 1000, düu temps de Erik-Rode. Aucun glacier connu n'approche , pour les dimensions, de cette nappe de glace continentale qui, sauf des Pointements rocheux Surgissant cà et là, Couvre plus de cent mille kilomètres Carrés , avec une épaisseur Surpassant un kilomètre t demi, là où des crevasses ont permis de la mesurer (1). C’est comme une reproduction actuelle du puissant manteau de glace dont, à une époque géologique, qu’il est permis d’appeler très récente, l'Europe et l'Amérique du Nord étaient en partie recouvertes, dans toute leur largeur et jusque dans leur partie moyenne (2). Les Esquimaux qui s'étaient engagés avec notre explorateur refusèrent de Continuer une expédition » à leurs yeux trop
(1) Le premier lie à fait récemment, nouvelle exploratio exposer les remar à Copenhague,
(2) Ce phénomène à exercé une inf ordre sur la nature du sol de ces vast leur configuration actuelle,
utenant Jensen, de la marine danoise, par ordre de son gouvernement, une n de ce glacier hors ligne, et vient d’en quables résultats dans un volume publié
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Kéesée et le laissèrent, seul avec le doc- | teur Berggren, poursuivre sa périlleuse entreprise qui l’obligeait à traverser, de cent mètres Len cent mètres environ, des crevasses très 2 profondes, remplies de neige peu cohérente, set n'ayant pas moins de trente mètres de lar-
L'expédition de 1870, au Groëniand, a con- > duit à une découverte des plus considérables } pour l’histoire du globe.
} Guidé par ce fait, connu depuis longtemps, } que quelques couteaux, fabriqués avec du fer } natif, avaient été vus entre les mains d’'Esquimaux, M. Nordenskiold, conduit par les indi- } cations de quelques naturels, découvrit sur : une. plage déserte de l’île de Disko, des blocs : de fer naturel, dont il rapporta des échantil- : lons. Rien ne paraissait, au premier abord, * plus probable que de considérer ces masses, doni la principale ne pèse pas moins de vingt mille kilogrammes, comme tombées du ciel.
| En effet, d’une part, elles ont la composition | des météorites, et, C’autre part, jusqu’alors, le fer, malgré son extrême abondance, sous , forme de minerais varié, n'avait jamais été rencontré à l’état métallique, parmi les roches terrestres.
Cependant, à.côté de ces masses isolées, de petits grains de fer, également allié de nickel,
étaient reconnus dans quelques - unes des
éruptions qui, au Groënland, se sont pro-
duites sur une vaste étendue, car du 69° au 76° degré de latitude, le littoral présente partout, dans de hauts eSCarpements, le basalte en immenses nappes horizontales, qui se sont épanchées, à partir de filons verticaux, par lesquels elles jaillissaient, et qui disparaissent sous un gigantesque glacier. Nous Savons, maintenant, que, contrairement à ce qu’une induction séduisante faisait admettre, toutes ces masses de fer, grosses et petites, loin d'être originaires des espaces célestes, ont été apportées de la profondeur du globe par les roches volcaniques.
Déjà les nombreuses analogies qui unissent les roches cosmiques, dont les météorites nous apportent des éclats avec certaines de nos roches éruptives, avaient amené à conclure que le fer métallique doit faire partie des masses intérieures de notre globe, mais à des profondeurs jusqu'alors inaccessibles à nos investigations. C’est précisément ce fer métallique terrestre, que les éruptions du Groënland ont fait surgir à nos regards, et, pour que la ressemblance soit plus grande, de même que le fer des pierres tombées du ciel,
ce fer d’origine terrestre se montre associé au nickel,
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Rien, par conséquent, ne prouve mieux que
notre planète offre des caractères de composition identiques avec ceux de certains astres | qui en sont bien éloignés : confirmation d’une théorie cosmogonique, que l'on pou-
vait croire pour toujours inaccessible à tout
. contrôle direct.
De la sortes'élargissent incessamment, dans le Temps comme dans l'Espace, Îles horizons qu'embrasse la Science en scrutant l'Univers physique. Car tandis que l’Astronomie plonge de plus en plus profondément dans limmensité des cieux, la Géologie remonte chaque jour davantage dans l'immensité des siècles écoulés.
Nous devions, au moment où M. Nordenskiold reparaît en Europe, le remercier d’avoir porté, avec autant de prévoyance que de hardiesse, le drapeau de la science dans des régions inconnues. L'Académie avait un hommage à rendre à son intrépide et illustre correspondant ; elle est heureuse de commencer, dès aujourd’hui, à lui payer ce juste tribut.
DauBréE (de l’Institut).
LAUTOBIOGRAPHIE DE A.-E. NORDENSKIOLD
(Extrait du dictionnaire biographique de Suède)
«Je m'appelle Adolphe Erik Nordenskiold, je suis né à Helsingfors, le 18 novembre 1832, le troisième par rang d'âge de sept enfants, dont trois frères et trois sœurs. Mes parents étaient Gustave Nor-
denskiold, naturaliste distingué, chef du département des mines de la Finlande, et Marguerite- Sophie de Hartmann. Ma famille s’est signalée depuis très longtemps par un ardent amour de la na ture et des recherches scientifiques. »
Voici quelques détails sur la famille de Nordenskiold, tirés du Dictionnaire biographique de Suède (1).
Le fondateur de cette famille était un lieutenant nommé Nordberg qui s'était établi dans le Uplan au commencement du dix-septième siècle. Son fils Johan Erik, né en 1660, changea le nom en Nordenberg ; il était inspecteur en chef des manufactures
(1) Svenskt biografiskt Lexikon — Stockholm 1877, F. et G. Beijers, éditeurs, p. 385 à 437.
de salpêtre de Nyland en Finl homme très instruit. En 1710, po Peste qui sévissait en Finlande, il ter un navire, de l’approvisionner [HN avec sa famille et d
fl Nord, sans e
ande. C'était un ur échapper à la eut l'idée de fré- » de s’y installer naviguer dans les mers du
côte jusqu’à ce
fondateur de la famille des 1) en Suède et en Finlande.
plus remarquables de Olphe-Gustave N ordens-
lé
te famille sesont distines études Scientifiques.
, frère du colonel, après urope, fut le premier des scies à lames mul-
Qui introduisit en Finlandr tiples. Peu de temps après sécuté par le Pouvoir en $S
sement d’une paix les nations Chrétiennes.
seur de la Ligue de la eXCOMmmunié par le cler