‹ Lettres de A.E. Nordenskiold [microforme]Chapitre 5 sur 31 · OLD · texte numérisé non relu

OLD

. C'était un chapper à la l'idée de frés'y installer les mers du jusqu’à ce en 1740. Ses ie suédoise de ces fils, famille des le.

juables de e Nordens- Frugor en

nt distinntifiques.

nel, après } premier nes mulfut per- Sie pour aite à la ins que e toutes précurmourut

Parmi les enfants du colonel Adolphe-Gustave, nous signalerons Auguste, chimiste distingué, qui trayaiila avec Bernard Wadstrom pour labolition de la traite des nègres, et qui mourut à Sierra Léone par suite de blessures qu’il reçut des noirs

pendant qu'il s’eftorçait de former une colonie libre de nègres.

Le fils puîné d’Auguste, Nils Gustaf, naquit en 1792 ; c’est le père de l'explorateur actuel. Après avoir subi son examen de l’école des mines à l’université d'Upsale, il fut, pendant plusieurs années l'élève et l’amiintime de Berzelius. Connu de bonne heure comme minéralogiste distingué, il futnommé inspecteur des mines par le gouvernement. Grâce à la libéralité de l'Etat, il put entreprendre de nombreux voyages qui lui permirent d'entrer en relation avec la ;'upart des grands chimistes et minéralogistes d': 1gleterre, de France etd’Aliemagne. À son retour en Finlande en 1824 il fut nommé chef du département des mines, et consacra trente années d’une activité sans relâche à l’amélioration de cette branche importante de l’industrie du pays. Il parcourut toute la Finlande pour poursuivre ses recherches minéralogiques et géologiques. Ses voyages s'étendirent même jusqu’à l’Oural. Il participa à la rédaction d’un grand nombre de publications périodiques scientifiques ; il publia en outre beaucoup d'ouvrages, et le nombre considérable de minerais découverts par lui prouve toute l'im-

ape cmt he mm pme

à tout jamais illustrer le nom de Nordenskiold.

Rendons la Parole à Nordenskiold :

«J'avais treize an Collège de Borgo.

Mixte tenant de l’é

Pas fait de Progrès d études, mais mon

bulletin portait en noie non satisfecit sur Presque la

totalité des sujets d'enseignement. Mes parents

sement pour

lance. Au lieu

reproches et d’exercer sur nous

une Surveillance plus active, on nous abandonna, mon frère et moi, à une liberté complète.

» Nous étions logés etnourris modestement, pour

la somme minime de cinq roubles-argent par mois,

et nous étions absolument libres d'arranger nos

IOLD ki BIOGRAPHIE DE M. NORDENSKIOLD 23 mé conseiller 4 : fai er études à notre façon. C’est ainsi que s’éveilla chez

penses hono- MS nous le respect de nous-mêmes. Je devins un bûverses socié- cheur, et j'arrivai bien vite à mériter les meilleures ques. II mou- "8 notes parmi les élèves du collège.

* ville, avec » M.Borenius nous enseignait les mathématiques bibliothèque et la physique; il avait un cabinet de physique imde SaVants, : portant. M. Ohman nous apprenait la géographie explorateur Met l’histoire, et s’attachait particulièrement aux illustrer le ! mathématiques de la géographie et à la descrip-

tion des pays et des peuples sous toutes les formes, ainsi qu’à la constitution des pays et à la nomen- - clature des espèces.

èreaînéau ». Parmi nos autres professeurs du collège de IN gymnase ‘Borgo se trouvait Johan Ludvig Runeberg, le On y jouis- "grand poète. Il enseignait le grec, et était fort inguai par estimé par ses collègues et par ses élèves. Cela ne 1 l'empêcha pas de subir quelques désagréments en

tje n'avais "41848, pendant l’année de son rectorat, à la suite mais mon | "d’une querelle futile. Deux des élèves du collège )resque la furent expulsés, et deux autres furent condamnés, s parents d’après de nouveaux règlements imposés à l’école, ent pour à une punition corporelle ; les deux premiers obe. Aulieu tinrent un amoindrissement de leur peine, en faisur nous sant appel aux tribunaux ordinaires; maislesautres andonna, eurent à subir leur peine qui leur futinfligée sévère- » ment par le recteur d’alors, Runeberg. Il n’y avait

nt, pour … rien à dire à cela au point de vue de la légalité,

ar mois, mais cela ne s’accordait nullement avec la liberté ger nos traditionnelle du lycée.

» Ce fit avait lieu pendant l’année mémorable de Lf

1848, L'autorité de Runeberg lui-même était insuf-

fisante pour empêcher une révolution : La rioitié

des élèves quitta le collège et parmi eux mon frère M

Otto et moi.

» J'entrai à l’université d'Helsingfors en 1549, me vouant principalement à l'étude de la chimie, de l’histoire naturelle, de la physique, des mathématiques et surtout de la minéralogie et de la géologie.

» Déjà, avant de devenir étudiant, j'avais obtenu de mer père la permission de l'accompagner dans ses excursions minéralogiques et J'avais acquis certaine habileté pour reconnaître et collectionner les minéraux. Mon père m'enseigna en outre l'usage du chalumeau, que lui, comme élève de Gahn etde Berzelius, maniait avec une habileté inconnue à la plupart des chimistes de notre époque.

» Je pris alors à ma charge la riche collection. minéralogique de Frugor ei je fis en outre, pendant les vacances, de nombreuses excursions dans les pays de la Finlande, les plus intéressants au point de vue minéralogique. C’est ainsi que j'acquis une certaine habileté pour classer les minéraux et

cela m'ä rendu de grands services dans la carrière que j'ai suivie plus tard.

» Je fus le premier reçu de tous anx examens de 1853, à la suite de cela, j’accompagnai mon père dans une excursion minéralogique dans

LD

morable de M l’Our:!, explorant spécialement les mines de fer était insuf- MS et de cuivre de M. Demidoff à Tagilisk. C’est là La rioitié ! que je projetai un grand voyage à travers la Si-

mon frère PM

en 1849,

la chimie, les mathéde la géo-

ais obtenu gner dans is acquis lectionner re l'usage xahin etde nnue à la

collection:

tre, penions dans ssants au J'acquis éraux et Carrière

>XAMENSs nai mon e dans

» bérie. La guerre de Crimée m'empêcha de mettre : ce projet à exécution.

» Après mon retour, je continuai avec ardeur » mes études chimiques et minéralogiques, et je > pris pour sujet de ma thèse pour la licence, une m0 étude sur les formes des cristaux du graphite et © de la chondrodite. Cette thèse fut discutée sous la | présidence du professeur Arppé le 28 février 1855, ! L'année suivante, je publiai uu ouvrage plus .im- L portant: Description des minerais trouvés en Finlande, # Plusieurs autres courtes études que je fis sur la — minéralogie et ia chimie moléculaire furent imprimées dans les Actes de la Société des sciences de } Finlande. Je publiai aussi avec la collaboration du : docteur Nylander les Molusques de Finlande (Hel- À singfors 1856), comme réponse à un concours ouvert par la faculté. Pendant l'intervalle, j'avais été - nommé directeur de la facuité de mathématiques : et de physique. On me nomma en même temps ingénieur des mines, sans emploi actif.

| » Je ne jouis pas longtemps des émoluments at- : Lachés à ces situations. Avant que six mois se fus- * sent écoulés, je fus révoqué par suite de quelques mots sur la politique que j'avais prononcés à la taverne Thülô dans un banquet que nous avions organisé le 30 novembre 1855. Le cercle joyeux

26 BIOGRAPHIE DE M. NORDENSEHIOLD d'étudiants, dont je faisais partie, avait décidé d qu'au lieu de célébrer les anniversaires particu- 0 !

liers de chacun de nous, on les réunirait dans une grande fête générale avec musique militaire, décorations, guirlandes, ete. Tout se passa d'une façon charmante et en fait la diseussion politique, qui était assez habituelle parmi nous, fut ce jour-là presque complètement oubliée. Malheureusement les apparences étaient contre nous.

» AVOuons que nous nous étions déjà si souvent mêlés de politique que les récits véridiques, sur ce qui avait eut lieu cette fois, furent reçus partout avec réserve. Voici comment les choses se sont passées :

« Quelque temps avant, Palmerston avait fait son fameux discours sur la prise des forteresses de la Baltique. Un de nous, K. Veterhof, fit une parodie de ce discours. On continua par des toasts aux vins français, aux fruits de Crimée, aux sar-

dines, etc., et le tout en pure plaisanterie. Nous avions tous été mêlés cent fois à des affaires plus graves, mais ce jour-là les choses se passaient en grand et ce fut notre tort. Nous avions un corps de musique finois qui acCCOMpagnait les toasts d’airs nalionaux. Le chef de musique se crut obligé de faire un rapport à son chef: il déclara toutefois que tout s'était passé en pure plaisanterie. Le chef était vexé que nous n'eussions pas employé un Corps de musique russe qui n'aurait rien compris à n0$ discours et aurait Par conséquent rendu tout

OLD | avait décidé à ires particurait dans une litaire, déco- | d'une façon olitique, qui it ce jour-là ‘ureusement

rapport impossible. Tout ce qu’il crut pouvoir faire | pour nous, fut de retarder l’envoi de cette accusation le plus longtemps possible. Il pensait qu'il | nous serait ainsi permis de tâcher d’arranger l’af- ) faire.

| » Ceci paraissait d’abord facile à faire ; mais le gouverneur général prit connaissance de la liste des délinquants. Frappé d’étonnement, il dut pro- Zbablement se dire: Ah! diable! mais ce sont |tous de vieilles connaissances ? En effet, la plupart | de nous étaient déjà connus de lui pour une raison > qui ne pouvait pas lui être agréable.

|» Quand il avait accepté la situation de gouverneur général de la Finlande pendant la guerre de Crimée, le comte de Berg, connaissant peu l'esprit d’un pays où chacun parlait librement et 0 :, d’un autre côté, il n’y avait jamais eu trace de société secrète ni de complot, 8e montra fort alarmé des “rapports exagérés qui lui parvenaient sur la situation des esprits de la population. Il essaya alors » de se procurer des espions. | » Parmi eux, se rencontra un jeune étudiant qu'il envoya à Stockholm pour y découvrir les au- : teurs d’articles envoyés dans la Finlande aux journaux suédois. Ce jeune homme à son retour, devait servir d’espion parmi les étudiants. Un haut fonctionnaire employé duns le bureau de M. de Berg eut connaissance de ce fait et indigné par cet emploi de l’espionnage dans la vie privée, en in-

à si souvent ques, sur ce partout avec nt passées :

n avait fait forteresses hof, fit une r des toasts 6, AUX Sarterie. Nous ffaires plus assaient en in corps de Jasts d’airs t obligé de 1 toutefois le. Le chef nployé un n compris rendu tout

forma quelques étudiants sur la discrétion desquels il pouvait compter, Il les engagea même à faire un exemple. Ils ne se le firent pas dire deux fois.

» Quelques étudiants, des plus influents, se réunirent dans une maison particulière, L'inculpé y fut convié sous un prétexte quelconque. Pensant qu'il s'agissait de quelque réunion littéraire, il s'y rendit, très flatté de l'attention qu'on lui montrait. A peine fut-il entré que la porte fut refermée derrière lui. On lui adressa ces paroles :

» — Nous avons la preuve que vous êtes un espion!

» Pâle comme la mort, et après quelques momenis d’hésitation :

» — Je dois avouer, balbutia-t-il, qu’on m’a fait des offres de ce genre, mais je n’ai pas accepté.

» C'était un commencement d’aveu ; une confession entière suivit bientôt : on lui intima l’ordre de quitter l’université et la ville.

» Le gouverneur général, presque hors de lui en apprenant que nous connaissions si bien ses plus g:ands secrets, essaya d’abord de prendre l'espion sous sa protection, mais il fut bientôt obligé d’y renoncer. Protéger un mouchard est une tâche impossible même pour un gouverneur général presque tout-puissant.

» Le malheureux jeune homme, qui ne manquait pas de talent, fut nommé à un poste en Rus- !

BIOGRAPHIÈ DE M. NORDENSKIOLD 29

rétion desa même à

sie et disparut de Helsingsfors. Le comte de Berg garda la liste des membres du tribunal et promit

s dire deux bien de s’en rappeler au besoin.

» Cette affaire de Tholo lui fournit une excelnts, se réu- lente occasion. Les premiers sacrifiés furent les L'inculpé y Chanteursinvités à la fête, jeunes étudiants de goûts >. Pensant artistiques, peu donnés à la politique, mais qui, ttéraire, il animés par les discours et le vin, s'étaient mis, en n lui mon-

traversant les rues de la ville, à entonner /a Marseillaise, Topelius y ajouta quelques vers offensants pour les Russes. Tous ces jeunes gens furent ex-

it refermée

êtes un es-

pulsés pour une année. Quant à moi, je reçus ma

double révocation sans plus de cérémonie.

Iques mo- » Nous supporlâmes tous notre malheur assez paisiblement; je me procurai de l'argent, et je fis on m'a fait À le voyage. de Berlin en passant par Saint-Pétersccepté. \ bourg. Pendant mon séjour dans cette dernière ne confes- ville, je rencontrai inopinément mon père, revenu aa l’ordre plus tôt qu’il ne l’espérait d’un nouveau voyage . dans l’Oural. Il fut très surpris de rencontrer son ors de lui fils en ce lieu, mais après explications, il approuva | bien ses vivement mon voyage et me donna des lettres d’in- > prendre } troduction pour ses amis de Berlin, les frères

it bientôt » Rose, Mitscherlich, etc.

rd est une » Je restai à Berlin pendant le printemps et l’été eur géné- de 1856, m'occupant de recherches d'analyse miné-

rale dans le laboratoire de Rose. Je profitai en outre de cette occasion pour faire la connaissance des savants les plus éminents de la ville. Grâce au

ne manen Rus-

| aie en TC ON M SR à A

0 PIOGRABIEN D M, NONDENARIOL

non Dion donnu do mon pôre, fo lun avouoilli par eux de la façon la plu brillante,

Pendant Vote de vote mme année, je sotour nat en tnlande on pasnant par la Nudde, Lo pro lomnours Arppe, doven de la faculté de mathomn quo ot de phyatque, mo domanda ni jo voulais mo propoer pour là ohaire nouvolloment erode do Mindralogte ot de géologie où ni jo proléran ontros

prendre den voyages d'oxploration au moyen do

duibvontions connidémblos accordoos dans vo but par union, de voulais prendre ve dernier parti maux on at, lo philologuo ai connu, Almaqviat out LA protorence:; néanmoins où mo At 4 promeonso emelle do mo dédommager au moyen de La tube venton Mloxandre qui devait dtra Libro dans quols quon mois,

“Le plan de voyage que je mo proposuis était UNE EXCUPON Wdologique on Sihorie ot apotinlos MONT AU RRRORARA : ve projet fat bientôt abans donne, mas anjourmd' hui, Après vingt ans, j'ospère eRCOrE Mono À bonne fin uno expodition sciontis tique dans vos rogions, en adoptant un plan plus Laye que Je n'aumis pu le thire à veto cpoque,

" umediattomont après, j'oblins la subvention Alexandre pour un voyage d'otude à travors l'Rulope, Cependant, avant de partir, je dosirais assis ter aux fêtes de promotion de 1837 ; je devais en AE Y rovevoir los diplômes de maître et de duc= teur, avec la promidre place d'honneur parmi les

Lh

cool par

à, jo “tour do, Lo LE \ thathonmu:

voulais mo \ crôodo do Arai ontros Ltoyon do lans so bus oftior parti iquistout À pronongo do la sub dunx quols

ponauin otait 1 spocinlos ot abans As, j'ospôre on sotontis \ plan plus epoque,

subvention avors l'Hu- 1PAIS ASS devais on ot do doc

parmi les

WiounAïUtE Di M. NONHDENNKIOLD Jt

maitres ot ln aécondo parmi lon docteurs. Cotto promotion devait ôtre uno tranniton inattendue

dans mon oxintonve,

\ Sue l'invitation dos jounos laurouts, une dopu tation était vonue d'Upaale ot de Lund: oile no vomposat d'un profomour ot de einq olôvon omi

ont, Ha furent roçus par nous ot partout, pondant eur voyage on Finlande, do la maniore la plus

ordialo, On prononea do nombroux discours on dour honnour, ot jo dois l'avouer, mûmo non ainôs,

0 metluiont aueune mesure dans l'oxprossion de Jour amour pour la vioille patrie bionaimee,

ù Lo wonoral conte do Borg fut asauz puërit pour soonnidoror comme uno trahison cette reception

“basdo sur lo souvonie du passé ot qui n'était que lo

ayomont d'une dotto nationale, Co qui est uno

vireonstanco atténuante pour M, do Borg, c'est qu'il l'avait pas encore pu comprendre l'antagonisme

Qui existait alors contre le despotisme russo ot notre jaille liberte,

» À colle tôle, on me demanda, à moi qui prenais rarement la parole,{do porter un toast ot, on raison do ma position comme nouveau docteur, je no pous

vais audre doclinor l'honneur qui n'était fait, Mon distours no fut pas long, Il était naturolloment

conçu dans l'esprit qui prosidait à cette fôte, H fut,

disons-le, pout-dtre un pou plus accentué quo d'autres qui eurent la bonne fortuno do ne pas exeitor l'attontion, Je terminai on citant une strophe

communs et de l'avenir de la Finlande (1).

» La première partie de mon discours n’était bi que le développement de ces mêmes idées expri- M

mées d’une façon prudente et enjolivé de quelques figures de rhétorique. Ces' ornements du discours Sont, On le sait, aussi nécessaires que le sel à la viande. Salai-je trop mon discours ou nos hôtes furent-ils trop disposés à s’enthousiasmer ? Tou-

jours est-il que mes paroles furent accueillies par ! une vive approbation d’un côté et par quelques A

dissentiments d’un autre.

» L'affaire néanmoins serait passée inaperçue comme tant d’autres, mais notre aimé et patriote professeur Cygneus eut malheureusement l’idée, alors, de faire intervenir, pour l’atténuer, un discours prononcé à une fête d'étudiants à Hasselbaken dans lequel Igkarlen avait dit de la Finlande : « Bientôt un nid doré d'esclavage. »

» Ceci fut vivement désapprouvé par la majorité de la réunion. Au nom de plusieurs de nos amis j'interpellai Cygneus en lui disant : « Ce que vous » dites ne représente pas notre pensée. »

» Cet incident fit du bruit et parvint le lendemain

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