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j'avais accepté du service à l'étranger sans en avoir obtenu la permission du gouvernement.
» Cette demande fut repoussée; on répondit au gouverneur général que je n'avais fait qu’user de mes droits comme anobli. J'obtins néanmoins un ordre du ministère adressé au représentant de la Russie à Stockholm, lui défendant dans l'avenir de viser mon passeport par la Russie. Effectivement ce visa me fut refusé jusqu'à l’été de 1862, époque à laquelle M. de Berg cessa d'être gouver- | neur général. A partir de ce moment j'ai pu retourner en Finlande chaque fois que cela m'a plu.
» Après avoir épousé une Finoise, en 1867, je postulai la chaire de minéralogie et de géologie à L l'université de Helsingfors et j'obtins la recomman à dation unanime du conseil académi-ue pour ce à poste. Daschkof, alors ministre russe à Stockholm, À et avec lequel j'avais des relations amicales par la famille de ma femme, me demanda si réellement je désirais ce poste, je lui répondis que oui. Il me dit alors qu’il me garantissait le résultat à la seule condition que je renonçasse à me mêler de politique en Finlande.
» Je refusai de faire cette promesse, mais je m'engageai à accepter avec loyauté (1) l’état actuel des affaires. |
» Cela ne lui suffit Pas; comme il était animé d'excellentes intentions à mon endroit, il essaya
(1) En français dans le texte.
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BIOGRAPHIE DE M. NOI DENSKIOLD 37 d'employer l'élément féminin pour arriver à son but et s’adressa à ma femme pour la prier d’arranger l'affaire.
» — Monsieur, répondit-elle, mon mari est très
décidé (1).
» Ainsi finit la négociation : je ne fus pas nommé. » Après mon départ de Finlande en 1857, je pas-
sai l'été en m’occupani spécialement de recherches Eminéralogiques dans plusieurs parties de la Suède, L'hiver suivant, je m’établis à Stockholm où mon
père se trouvait en ce moment. Je m’occupai alors de deux communications qui furent insérées dans le Bulletin de l'Académie des sciences et à l’une
desquelles le prix Lindbom fut aëcordé. En même
temps, je faisais des études et des recherches chimiques au laboratoire de l'institut Caroline et des études pratiques de minéralogie à l’Académie des sciences. Je reçus là le meilleur accueil de mon illustre prédécesseur Mosander, zélé minéralogiste qui, malgré l’affaiblissement de sa vue, était encore très habile pour classer les minéraux de la Scandinavie.
» Mosander était un conservateur enragé et m'épargnait pas de temps à autre les épigrammes Bsur les idées libérales de son jeune collègue. Cela ne troubla en rien la bonne harmonie entre nous. » AU printemps de 1858, M. le professeur Iven Lovin me proposa de prendre’ At cornme géolo-
(1) En français dans le texte.
38 BIOGRAPHIE DE M. NORDENSKIOLN
gue à la première expédition de Torell au Spitz-
berg. Pendant cette exploration on visita les fiords en de la côte occidentale et l’on fit de riches collec- tifi tions botaniques, Zoologiques et géologiques. ; » Relativement à cette dernière collection j'ai le de bonheur de dire que je découvris à Beli-Sound me un assez grand nombre de plantes fossiles appar- des tenant à la période tertiaire et'qui ont été plus de tard décrites, par le professeur Oswald Heer de pel Zurich et forment le commencement des riches ! pal collections de cette nature rapportées par les expé- our ditions polaires suédoises. Ces échantillons dans M de les mains expérimentées de M. Heer lui ont permis Ms qu de faire faire un véritable progrès aux connais- À es! sances de l’histoire géologique de notre globe. EE » On recueillit, enoutre, un grand nombre de fos- . dif
siles dans les formations carbonifèreset jurassiqus et de beaux minéraux dans les veines calcaires.
» Immédiatement après mon retour de mon premier voyage dans les mers arctiques, Mosander mourut, et on me demanda discrètement s’il me plairait d'occuper sa place dans le muséum de
l'Etat, dans le cas où je serais nommé parl'Acadé- #9 PU mie. J’hésitai un peu, et quand j’eus fait connaître M Lu mon adhésion, je fus nommé professeuret intendant a : Al du musée minéralogique de l'Etat, le 8 décembre. M po a
» Ainsi que je l’ai déjà dit, j'étais en ce moment ns Le en Finlande, et j'avais eu la Conversation que j’ai Le
LA =: , , . Q 5 de rapportée avec le gouverneur général. Il ignorait |
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Il au Spitz- BIOG.'APHIE DE M NOADENSKIOID 39 ta les fiorde M encore que je venais d’être nommé à un poste scienches collec. &h tifique si honorable dans un pays voisin.
iques. » Je quittai Helsingfors dans les derniers jours ction j'ai le de décembre 1858, pour retourner en Suède par la Bell-Sound mer d’Aland. Je passai le premier de l’an avec iles appar- des parents à Bjorkboda; j’eus là la bonne fortune nt été plus de faire une précieuse découverte minéralogique, d Heer de | pendant un excursion dans les environs à un lieu des riches M nommé Rosendal; j'y trouvai une quantité très ir les expé- considérable du minéral extrêmement rare le Zenllons dans } talite, qu'on n'avait encore précédemment trouvé ont permis qu’à deux endroits en Finlande, deux en Suède, * connais- À et un en France.
globe. 7 » Latraversée de la mer d’Aland fut extrêmement bre de fos- PR difficile. Je passai le Skiffet en patins et dans mon urassiques PM impatience d'arriver, je m’engageaisur de la glace Icaires. encore peu solide où je réussis à prendre, par trois mon pre- fois le même jour, un bain froid.
Mosander » Immédiatement après mon retour à Stockholm, nt s’il me » je me mis activement à l’arrangement du musée 1séum de 2 ainsi qu'à des recherches scientifiques qui furent rlAcadé. M" publiées, soit dans le Bulletin de l'Académie des connaître MN sciences, soit dans celui de la Société géologique. L. intendant . } A la mort de Mosander, la collection minéralogiécembre, M que avait été placée provisoirement dans un local > moment Me très étroit en attendant la construction du local que j'ai } spacieux qu’on construisait dans ce bat. Dans l’été lignorait À de 1865, les nouveaux appartements furent prêts et
=” déjà dans l'automne suivant l’arrangement des col- LA
men. nest rnb Es. mr = F