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40 BIOGRAPIIIE DE M. NORDENSKIOLD
lections était assez avancé pour que le musée püt être ouvert au public. Depuis lors, je me suis constamment efforcé d'augmenter les collections, non seulement par des achats, mais surtout par des recherches dans les localités minéralogiques les plus inportantes de la Scandinavie ; ces recherches furent entreprises pour le musée, en partie par l'intendant lui-même, eu partie par l'assistant Lindston, ou par des étudiants minéralogistes des universités. En raison de la richesse extraordinaire de la péninsule scandinave en minéraux rares et remarquables, le musée minéralogique de Stockholm est devenu un des plus considérables d’Europe.
» Pendant l'été de 1859, je fis une excursion minéralogique au Jemtland et dans la Dalécarlie, Pendant ce temps je fus très malade d’une fièvre gastrique à Storsjon. L'hiver suivant, j’eus le plaisir de recevoir comme collaborateur au laboratoire l'ami et camarade de mon enfance, J. Chydenius, qui devint plus tard professeur de chimie à Helsingfors. C’est avec lui que, dans l'été de 1860, je fis un voyage charmant et riche en découvertes minéralogiques à Arendal, Brévig, Kragero, Kongsberg, et autres endroits bien connus des minéralogistes dans la Norvège méridionale.
» L'année suivante, 1861, jefis partie de l’expédition poiaire de Torell. C’est à ce moment que
j'entrepris le relevé de la partie nord du Spitzhberg
; et que je parvins à éclairer les points principaux Der pût de lagéognosie dece pays. Elle a été parfaitement déeu CONS: crite par mon ami Chydenius qui malheureusement Lions, non mourut bientôt après. Qu'il me suffise d'ajouter, à at par des propos de cette expédition, que cefut alors que les giques les premières bases de la connaissance exacte de l’hisrecherches toire naturelle des régions polaires furent posées. partie par » M. de Berg ayant quitté le poste de gouverneur l'assistant général de la Finlande, il n'existait plus d'obstacles ogistes des MN à ce que je rentrasse dans ma patrie ; aussi dans aordinaire l'été de 1862, je retournai dans mon vieux pays x rares el pour y visiter mon père et entreprendre avec lui de Stock- æ une excursion minéralogique en Finlande. Pendant bles d'Eu- MN mon absence ma mère était morte à Frugor sans que j’eusse pu venir lui fermer les yeux,le 26 janexcursion vier 1860.
Dalécarlie, SN » Comme mon père passait une grande partie de ‘une fièvre MS son temps en voyage, soit en Finlande, soit à l’éus le plai- MN tranger, c'était ma mère qui avait été chargée de aboratoire MSN surveiller et de diriger notre première éducation. hydenius, MY Son bon sens et son amour du travail, son caractère ie à Hel- MS généreux et impartial, etsa franchise exerçant une le 1860, je À une grande influence sur tout le cercle de notre faécouvertes | mille, il en résulta pour notre foyer de Frugor une ro, Kongs- } grande entente et une profonde affection mutuelle. minéralo- » Au mois de décembre 1862, je fis de nouveau : le voyage de la Finlande en prenant le chemin dif- : > l'expédi- ficile et dangereux de la mer d’Aland. Je voulais,
ment que M sur la demande du professeur Edlund, faire quel- Spitzberg EE
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ques recherches sur la formation de la glace dans la mer. Après m'être fiencé en Finlande, à Anna Mannerheim, fille de l’ex-président, comte Mannerheim, je retournai en janvier 1863 à Stockholm. Notre mariage fut célébré le 1° juillet de fa même année à Willnas près de Abo (1).
» J'avais à ce moment abandonné toute idée de voyage dans les régions polaires. Les circonstances furent telles, que c’est précisément à partir de cette époque quej’entrepris de nouveauces explorations, et sur une plus grande échelle que Jamais. Voici comment les choses se passèrent :
» Le voyage de Torellen 1861 avait eu pour objet, entre autres choses, de réaliser un desideratumindiqué par le président de la Société royale de Londres, et qui avaittrait à la poss'bilité de mesurer, dans cesnautes latitudes, un are de méridien d’une longueur suffisante. La partie nord dela triangulation nécessitée par cette mesure avait été relevée pendant l'expédition de 1861, par le docteur Chydenius, qui y prit partcomme physicien, à bord de la goëlette £'ole, La partie sud de cette triangulation n'avait pu être faite parce que l’autre navire de l'expédition, la Magdeleine, avait été prise dans les glaces et n’avait pu arriver à Stor-fiord, d’où devait partir l'opération. C’est en raison de ces faits que l’Académie royale des sciences, demanda à l'Etat
(1) De ce mariage naquirent deux filles (1864 et 1870), et deux fils (1868 et 1877).
glace dans le, à Anna te Manner- Stockholm.
e [a même
te idée de constances ir de cette plorations, ais. Voici
Jour objet, eratuminle de Lonmesurer, dien d’une triangulaté relevée teur Chyà bord de ngulation navire de dans les
où devait
faits que
à à l’Etat
t 1870), et
Let obtint un crédit de dix milles couronnes,
D la triangulation commencée en 1861.
Lau début, désigné pour commander cette expédi- | fut impossible d'accepter cette charge. Sur ces en- }trefaites, l’Académie me proposa de prendre la » place de mon ami malade ; la proposition m'en fut
| faite de façon à ne pas me permettre un refus.
25e rétablissait, mais il mourut pendant l’hiver.
dre à moi. L’expéditon fut très agréable, et malgréles
! fragés qui avaient dû abandonner leur navire à la : côte nord-est du Spitzberg.
(13,750 francs) pour défrayer les dépenses d’une petite expédition qui aurait pour but de compléter
»Chydenius, homme énergiqueethabile, avaitété,
tion, mais il tomba si gravement malade, qu’il lui
Chydenius devait rejoindre l’expédition si sa santé
» Faute de ce compagnon, jepriai M. N. Duner de Lundetle docteur Malngren de Helsingfors desejoin-
ressources limitées dont je disposais, fut riche en résultats. Le relevé préliminaire pour la mesure d’un arc de méridien fut complété. La partie sud du Spitzberg fut relevée et on réunit des données importantes sur la faune et la flore de ce groupe ‘îles. Cette année, la mer était très libre de glaces, “et, après avoir terminé notre travail en automne, 9 nous essayâmes de faire voile vers le nord. Nous ‘aurions pu vraisemblablement atteindre une très haute latitude, si nous n’avions pas rencontré sept embarcations portant des pêcheurs de morses nau-
» Il fallait Jes SeCOurir; cela nous obligea done à 8 prendre à bord et à retourner immédiatement en Norvège.
» En 1865, j'allai visiter ma famille en Finlande. on père était déjà allaqué de la maladie qui devait À l'emporter l'année Suivante il ne Put pas m’accom. | Pagner dans des excursion dant cet été dans plusieurs] » L'année suivante le. Vermland et la Dal membre du jury, lieu cette année à
OÙ j'avais été envoyé Strom pour Comparer
eu vigueur dans cette Ssible de remplir notre
à fait Satisfaisante au ;
plusieurs hommes émi le plus aimable.
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bligea donc à imédiatement
sur elle. La plupart des hommes en vue à Stockholm me firent comprendre que je devais renoncer 4 exercer mon activité dans cette voie. Cependant, j'avais un vif désir de renouveler mes explorations de ce côlé. Après plusieurs démarches inutiles, je
en Finlande.
die qui devait À
pas m’accom. Mn m'abouchai avec le comte Ehrensvard, gouverneur itrepris pen- | i de Gothembourg, ami zélé des sciences, des arts et la Finlande, MR des lettres. Je me présentai chez lui porteur d’un estmanland, M mémoire expliquant les points principaux de mon
part, comme *
plan pour une nouvelle expédition et je le priai nave qui eut
d'essayer d'obtenir à Gothembourg la somme con- Sidérable nécessaire pour le mettre à exécution. Le comte écouta ma proposition avec une grande attention; en peu de temps, la somme demandée fut réunie, grâce au concours de négociants éminents, Dickson, Ekman, Carnégie, ete.
» La nouvelle expédition arctique fut aussi ac- | cueillie favorablement par le conseiller d'État, le Comte Platen, chef du département de la marine - et surtout par le chef alors puissant du bureau de
s été envoyé ar Comparer On fabriqués s prototypes | Métiers. En !
* dans cette Mplir notre + faisante au !
ne procura … la marine, le commandeur Alesparre. | ”exposition » Partant de cette idée, à coup sûr vraie, qu une issance de partie minime de l'argent voté, pour les besoins
nt l'accueil | de la marine, pourrait ètre employée avantageu-
sement dans des voyages ayant un but scientifique
OU Commercial, le comte Platen fit équiper avec on eût, en
ion np fonds le bateau à vapeur /a Sophie appartenant r celle de à l'administration des postes et que le gouverne-
s compter ment mit à ma disposition.
46 BIOGRAPHIE DE M. NORDENSKIOLD » L'expédition fut ainsi facilitée par la coopération du gouvernement avec quelques particuliers riches, et des hommes de science qui s’intéressaient vivement à cette question et put servir de modèle à des entreprises de ce genre, non seulement dans notre propre pays mais aussi à l’étranger. Le but proposé était d'atteindre une latitude aussi haute que possible pendant l'automne et de compléter les recherches des expéditions précédentes sur l’histoire naturelle du Spitzherg et des mers environnantes.
» Des collections importantes au point de vue scientifique furent rapportées et le 19 septembre 1868, nous atteignimes la plus haute latitude nord qu'un navire eût jamais atteint dans le vieux hémisphère. Sous ce rapport nous n’avons été dépassés que par l’expédition américaine de Hall et par l'expédition anglaise de Nares. Au troisième esgai que nous fimes, au commencement d'octobre, de pénétrer plus au nord, nous aurions sans doute atteint une latitude plus élevée, si une tempête, qui nous surprit au 80° nord, ne nous avait pas forcés à rebrousser chemin et à retourner à notre port, à l’île d'Amsterdam, pour réparer nos avaries. Nous devons à l'habileté et au courage du capitaine du navire, le baron von Otter, depuis conseiller d’État, d'avuir ce jour-là échappé au danger. La Sophie, construite dans un autre but, était trop faible pour lutter contre une tempête de cette nature et
COOpérarticuliers s’intéresservir de Jn seuleà l’étran-
latitude ne et de s précérg et des
de vue ptembre de nord eux héé dépaslet par me essai bre, de oute atête, qui forcés à port, à 8. Nous aine du ler d’'É- La So- ) faible ature et
contre le choc des glaces, Néanmoins, il ne serait pas inutile de reprendre notre entreprise et d’essayer d'atteindre une haute latitude par cette voie en employant un navire solide, convenablement protégé contre la glace et abondamment pourvu de Charbon et de provisions. Pendant une année pas trop défavorable, il serait certainement possible pendant l'automne ou le commencement de l'hiver, d'atteindre, en partant de l’extrémité nord-ouest du Spitzherg, qui est libre de glaces pendant la plus. grande partie de l’année, une iatitude bien plus élevée que celle où est arrivé le navire commandé par Nares lors de la dernière expédition anglaise. » M. Oscar Dickson était un de ceux qui contribuèrent le plus libéralement à l'expédition de 1868. Il est dans le caractère de ce Mécène généreux de ne point abandonner une entreprise qu’il a commencée. Aussi y avait-il à peine un an que l’expédition de 1868 était de retour quand, de son propre mouvement, il offrit de contribuer largement à l’organisation d’une nouvelle expédition
dans les mêmes régions.
» J'accueillis cette offre avec Joie et on résolut d'aller biverner sur la côte nord du Spitzhberg afin de tenter la marche en avant plus au nord à l’aide de traîneaux sur la glace.
» Les voyages en traîneaux dans des régions où il n’y a pas de gibier, rendent avan‘ageux l’emploi de bêtes de somme, qui peuvent servir de
nourriture lorsque les provisions viennent à s'épuiser. Deux sortes d'animaux sont employés dans ce but dans les régions polaires : ce sont les rennes ot les chiens. Il s'agissait de décider lesquels étaient préférables, Dans co but, M. Oscar Dickson fit recueillir de nombreux renseignements dans le nord du royaume, sur la possibilité d'employer les rennes, et d’emporter une provision suffisante de mousse pour les nourrir. De mon côté, je devais me rendre au Groënland pour y recueillir des renseignements analogues sur les chiens. J'étais Chargé d'en acheter un grand nombre si je le croyais nécessaire.
» C’est ainsi que je fis le voyage du Groënland en 1870. Avec l'autorisation de M. Dickson, ce Voyage constitua ,resque une petite expédition Scientifique à laquelle prirent part trois jeunes Savants suédois. Nous en rapportâmes des renseignements scientifiques inattendus, parmi lesquels les suivants :
» 1° La collection de nouveaux échantillons de la flore polaire pendant plusieurs périodes géologiques anciennes d'une importance spéciale pour l'étude de l’histoire du développement du globe ;
* 2° La découverte, dans les couches du basalte myocène du Groënland, à Ovifak dans l’île de Disko, des plus grands blocs de fer météorique connus, à propos de l'origine desquels beaucoup de controverses scientifiques ont eu lieu. Cette étude