A PIERRE BALLING2 B. DE SPINOZA
Woorburg, 20 juillet 1664.
Cher ami,
Votre dernière lettre écrite, si je ne me trompe, le 26 du mois dernier, m'est bien parvenue.
Elle m'a accablé d'une grande tristesse et d'une grande inquiétude, bien qu'elle m'ait fait apprécier à leur juste valeur, la sagesse et la fortitude d'âme dont vous avez su mépriser les maux de la fortune, ou plutôt de l'opinion publique, au moment où elles vous frappaient de leurs plus