‹ Lettres de Champollion le jeune (volume 2)Chapitre 46 sur 78 · Le comte de Saint-Priest, chambellan du Dauphin · texte numérisé non relu

Le comte de Saint-Priest, chambellan du Dauphin

:î. a cause des nombreux articles de journaux qui avaient paru sur le « nouvel obélisque i) à Rome.

•1. Il s'a.izit ici de la Légion d'honneur.

cela. Du reste, M. de la Tour du Pin est aux bains d'Aix, et le peu que j'ai entendu dire ici m'annonce qu'il en sait quelque chose. —

Je crois qu'il faut toujours traduire oa7|jLoXoYÔJv par r'endant tributaire. Les mots oa^uôc et oàro'jLa-. signifient bien dioisio, dividere, mais le verbe oajjjioÀoYeTv veut toujours dire tributum exigo. C'est un composé dont le sens est invariable et naturellement formé de oa7[jiô-^ dioisio. Je pense donc que tu te hasarderais trop en traduisant autrement. Du reste, le sens adopté généralement ne gâte rien à nos Dynasties. La race légitim(3 régnait en haute Egypte sous la suzeraineté des Pasteurs auxquels elle payait un tribut, ce qui n'empêchait point que les Rois ne conservassent les établissements d'Arabie et surtout les mines de Sarbout-el-Kadim et à! El- M ag ara, avec lesquelles ils communiquaient très facilement par la mer Rouge ; je ne pense pas que les Pasteurs eussent une marine capable de l'empêcher.

Ci-joint de nouvelles dates royales, à ajouter aux planches de la Seconde Lettre, et à insérer dans le texte, si cela est encore faisable, ou tout au moins dans un Supplément à la fin de la Lettre. Je compterai les cases de la table Isiaque. — Je n'ai encore reçu moi-même de Rome ni catalogue, ni obélisque, ni Lettre; tout cela doit être Uni sous peu. Mes respectueuses tendresses à M. Dacier, auquel j'enverrai par la première occasion des chapelets de Lorette et du Pape. Je t'embrasse de cœur, ainsi qu'Ali, dont tu n'as encore rien dit. En es-tu content? Adieu, écris-moi vite et croismoi toujours tout à fait à toi,

J.-F. Cii.

AU FHOFESSKlJli M.-A. MIGLIAlilNI

Tui in, 31) juillet 1825.

Monsieur ot cher ami, votre lettre du 2G m'arrive, au inoniuiit même où j'allais prendre la plume pour vous écrire et vous rendre compte do mon voyage de Livourne, où je m'applaudis sous tous les rapports de m'étre rendu, grâce à vos conseils et recommandations. — J'y vis MM. Santoni, (lui eiinMit la complaisance de me faire voir dajis le })lus grand (l('t;iil toute la colhiciion, dont ils crurent devoir me cacher le nom du propiiclaire (jui est su et connu de toute l'Italie. Mais il n'y avait certes pas grand mal à cela. L'important ôtait de voir, et j'ai vu. Les grands objets sont en petit nombre et peu remarquables en général, mais le choix de ceux de petite proportion (;st admirablement fait, et j'y ai trouvé des obj^îts très remanpiables sous le point de vue de l'art et d(i la n()uv(;aut('i ; les bronzes entr'autres sont superbes, les papyrus, de la plus belle conservation et très multipliés. Je tâcherai de faire que tout cela nous vienne consoler à Paris de la perte à jamais regrettable de la colleclion Drovetti. Je présume que le Grand-Duc ne pense iHjlhîmcnt â l'aire una acquisition aussi considérable. Il est donc j)ossil)l<i, si l(;s ('lioses s'iurangent comme je le désiierais, (|ue vous me voyiez arriver à Floicuice (huis le mois de septembre le plus tard. Mais les choses marchent si souvent en sens inverse de ce (ju'on croit, qu'il serait possible que cette collection nous échappât encore. Dans tous les cas, patience ! Alhih i\('rini !

N'()ul)li(ïz p;is de joindre à cet envoi le Lanzi et tout

ce (jue vous pouvez réunir relativement aux Mtrus(iues, Osques, Voisques, Samnites, Sabins, etc., et toute la séquelle dos |)(Mipl('S it:iliot(^s. Mille choses de m;i |):irt au bon

]W. CIIAMi'OLLION LE JRUNE 245

M.Valeriani', uuquel je désirerais d'(''tro agréable on quelque chose, ici ou à Paris. Mes hommages à M. le Comte Bardi'.

Publie/ donc votre uioniie, et ne saciiliez point ht science Egyptienne à votre détestable compatriote, le dolce J'ar nienie. Je prétends emporter votre notice à Paris, et je pars à la lin d'octobre. Dépêchez-vous dcmc d'imprimer. Vous aurez peut-être vu, à la réception de ma lettnî, M. Durand, notre grand amateur de Paris, acheteur déterminé d'antiquités égyptiennes, grecques et romaines. Dans tous les cas, il passera chez vous au mois de septembre. Je lui ai donné votre adresse et celle de Texcellent D"^ Ricci, qui pourrait se défaire, ainsi c|ue M"™" Lavoratori, de la plus grande partie de leur collection pourvu que cette dernière relâchât' un peu de ses exoibitantes prétentions. Remerciez M. Ri(;ci des dessins qu'il m'a envoyés, et engagez-le de plus en plus de ma part à s'o(;cuper de la rédaction de son voyag(;, dont je crois pouvoir tirer un bon parti à Paris, comme je vous l'ai déjà dit. — Je vais reprendre sous peu mes recherches dans le Musée de Turin, et 'y\ vous prie; d(; croire à mon inviolable attachement.

Mes complinKMits à M. Vieusseux et à tous ceux f|ui se sf)uviennent de moi,

J.-F. CUAMI'OLLION.

1. J)<)moMi(;<) V';il('ii.uii, ;i, (|iii li' lil)r;iirc-('Mlilcur Vieusseux, dont il sera encore question, avait lait à plusieurs rcj)rises fies rcproclics très vifs, venait de driclarer pompeusement sa murcrsinn fofnir. « Klle sera de couit(î haleine », <lit Ricci en plaisantant, et levénenuMit lui donna raison.

2. Hardi (Girolamo, eomli-), promoteur ftcn(5rcux et fort ëelairé do toutes les branches de la cnlturcî humaine; il était, depuis 1807, direetcur du Mus<''e des Sciences n.'iturclles. Dès sa première rencontre avec Champolli(»n, il lui avait pr'omis d';iller avec lui en K'K.VI'tf. "n jour; le moment vcjju, une maladie ne lui permit point de tenir sa promesse.

3. Les dernières lettres de ce mot ont disparu sous un cachet.

A CHAMPOLLION-FIGEAC

Turin, 30 juillet 1825.

J'ai fait ma rentrée au Musée Royal Égyptien, mon cher ami, et j'ai tout trouvé dans l'ancien état. Le Grand homme n'avait touché à aucun paquet, et j'ai eu le plaisir de les défaire. Il n'est résulté jusques ici rien de bien intéressant de ces nouvelles recherches, si ce n'est un petit monument fort curieux dont je t'envoie ici le croquis fait à la hâte. C'est un petit morceau de basalte noir, travaillé avec le plus grand soin, et à peu près de la grandeur du dessin. Je suis

convaincu que c'est une Méridienne, une montre polaire, donnant le moment précis de midi lorsqu'elle était en place. A est un trou incliné, qui ressort en B au-dessus d'un petit pilastre, ménagé en relief sur cette face et partagé par une ligne creusée perpendiculairement au-dessous du trou B. Le style ou gnomon entrait en A, ressortait en B avec une inclinaison comme dans l'exemple H, et, à midi, l'ombre du style couvrait la ligne I du pilastre. Sur la face voisine est une image E du Dieu Soleil. Sur la base G sont les restes d'une inscription hiéroglyphique, ne contenant plus que les

titres du possesseur de la Méridienne, scribe de Thoth, ce qui montre bien que ce petit instrument appartenait à un membre de la caste sacerdotale, c'est-à-dire à un astronome juré. Au point D, la machine est rompue, et elle se prolongeait indéfiniment, F. Cette prolongation pouvait être assez considérable, car ce qui reste de l'inscription établit qu'elle était assez longue. Je fais faire un plâtre de ce petit monument dont tu peux régaler les malins. Je serais bien aise de savoir si les gens du métier seront de mon avis ; quant à moi, j'ai dit que c'était une Méridienne\ et je persiste.

Une chose sur laquelle je ne persiste pas, c'est, dans la Seconde Lettre, la lecture du nom de Sossen dans la stèle

de Mandoujtèp. Ce nom est écrit, je crois, M '^ww\, et il

doit se lire «.«.eu, Aâsen, sans aucun doute. Il faut donc modifier, s'il en est encore temps, toutes les belles choses que je disais à propos de la lecture cccit = Sossen qui est fausse. Du reste, cela ne change rien à mon affaire. C'est une partie purement accessoire. .

Le père Durand m'est tombé inopinément sur les bras avant-hier matin. J'ai frémi pour la collection Sait en le voyant apparaître. Il va en effet en Italie et passera par Licourne. J'écris en attendant aux banquiers Santoni, pour qu'ils ne concluent rien avec lui avant la réponse définitive que j'attends de Paris. Il faut donc la presser, et je présume qu'à l'heure (ju'il est, les premières démarches sont faites, M. le Duc ayant dû recevoir ma lettre, le catalogue et les propositions Santoni par l'ambassadeur de Sardaigne. Je

1. Le i)ctit monument mesure 55 millimètres de liautoup. C'est, d'après Hiut, un instrument d'astronomie, un rrriiahlc (/nuinmi en ininuUiirc, avec l'image du dieu Ph ré sculptée sur une dos faces latérales et tournée vers l'astre. — Ce que CliampoUion a trouvé n'était, d'après Biot, que le sifine des fonctions d'un liic-rogrammate. — L'astronome Plana, à, Turin, était du mAme avis; selon lui, la règle hiérogrammatique formait un angle de Iti" ;>' 20".

recommande prestesse, et la décision ne peut arriver trop vite, soit en bien, soit en mal.

J'ai appris par Durand que le Ss^ ^ Sca l'avait visité lorsqu il vendit sa collection, pour qu'il appuyât sur la nécessité de nommer un conservateur au Musée Royal pour les monuments Egyptiens. Ses anciennes prétentions subsistent donc toujours, et il serait bon d'avoir l'œil sur lui, s'il est encore question de quelque chose pour moi, dans l'espèce. Une lettre de M. de Corbière m'annonce la faveur que le Roi m'a faite de me nommer chevalier de la Légion d'honneur; il m'invite d'attendre la lettre du Grand Chancelier, auquel je devrai faire connaître la personne que je désire pour me recevoir. Tu pourrais faire d'avance cette désignation et nommer M. le Marquis de la Tour du Pin, notre ainl)assadeur, comme tu en avais déjà eu l'idée. — Une lettre de Florence m'annonce qu'on t'expédiera prochainement un ballot de livres étrusques. Je désire que cela te soit agréable. J'eusse été bien empressé de recevoir la croix des mains de notre Vénérable, et je ne jverrais au fond aucun inconvénient à attendre mon retour à Paris pour me donner ce plaisir. Donne-moi de ses nouvelles et présentelui toutes mes tendresses respectueuses.

Adieu, mon cher ami, écris-moi souvent et crois-moi tout et toujours tien de cœur et d'âme,

J.-F. Ch.

1. « Veau (ils de Veau ». CliauipoUion nommait ainsi Jomai-d, qui s'était moque de sa traduction des signes 2>^ par a fils de ».

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AU MEME

Tui-iu, 11 août 1825.

Ton numéro 38 m'est arrivé hier matin, et j'en avais besoin. Il a été le bienvenu, quoiqu'il ne m'annonce rien de définitif sur les afîaires les plus pressantes, et en tête se place naturellement l'affaire Sait. Je présume que mon paquet à M. le Duc de Blacas lui sera parvenu sans retard, ayant pris soin de le faire recommander et le Comte Alficri étant très expéditif de son naturel : les négociations doivent donc être déjà commencées. Je souhaite qu'elles s'entament sous de favorables auspices, et je ne doute point, si M. le Duc veut bien y prendre quelque intérêt, qu'on accepte un marché tel qu'il ne s'en présentera de bien longtemps. — Je t'ai déjà dit (|ue M. Durand a dû passera Livourne; je crains de sa part quel(|uc tour de passe-passe, et, pour tout prévoir, j'ai écrit aux banquiers Santoni pour les engager à ne pas gâter l'affaire déjà entamée près de mon gouvernement, sous les yeux duquel j'ai mis, leur dis-je, leurs propositions autographes. Ce sont de bien braves gens, mais notre archéologue marchand est si adroit ! Il importo donc de hâter une décision! Si elle est favorable et (|u'(»n me charge de reconnaître et d'expédier, il faudrait aussi, car le temps coule, avoir le dernier mot du Duc sur ses projets d'achat à Marseille, s'il y en a lieu; je n'y passerais (|ue dans le cas où je pusse lui être utile, quelque envie (|ue j'aie d'ailleurs de voir la collection Sallier à Aix '.

Dans le cas où je fisse ce voyage, sachant que M. le Duc

1. Champollion iic put la voir qu'un 1828, lorsqu'il partit pour l'Egypte.

doit passer quelque temps dans ses terres de Provence avant de retourner en Italie, et que mon voyage de Marseille se fît contemporainement, je voudrais savoir précisément l'époque et le lieu de sa résidence, pour ne point laisser échapper une occasion de lui présenter mes hommages en personne, lesquels lui sont dus* à tant et tant de titres. — Il serait bien important aussi de profiter de sa présence à Paris pour faire décider la grande affaire du Musée. Je ne doute point que M. le Duc de Noailles ne s'y intéresse vivement, ainsi que M. deSaint-Priest, mais l'opinion et le poids des démarches que M. de Blacas pourrait faire sont d'une tout autre conséquence, et amèneraient plutôt un résultat définitif. C'est une. affaire à emporter d'assaut, et le moment où l'Europe retentit d'un houra en ma faveur est certainement le seul propice pour planter les échelles. Si on le laisse passer sans rien faire, on ne le voudra plus ensuite. — Quant aux papiers relatifs à la décoration, ils sont à Turin depuis une vinglaine de jours, mais, comme M. de La Tour du Pin est aux bains d'Aix, il a fallu attendre qu'il les renvoyât. C'est ce que m'a expliqué hier M. de Château, premier secrétaire d'ambassade, qui est venu m'annoncer que l'ambassadeur lui avait envoyé une délégation pour me recevoir en son nom. Je me ferai exécuter demain ou après-demain.

La brochure sur Lanci doit être entre tes mains. Fais-en ce que tu voudras. L'effet est produit à Rome, — c'est tout ce que je voulais. Il y a à corriger une faute grossière : c'est Phanah qu'on a (p. 7, note 3) estropié en l'écrivant Phanala. La dernière lettre que je reçois de Rome m'annonce enfin qu'on a trouve un érudit qui se chargera de la collation des Petits Gc'Ofjraplics pour l'ami Gail fils. Mais, comme rien n'est en ordre dans ce pays- là, on désirerait connaître les numéros de ces manuscrits, afin de les examiner et voir d'avance le travail que cela peut exiger afin de demander un prix raisonnable. Fais part de tout cela à

l'helléniste, et dis-lui de traiter lui-même directement l'affaire, pour éviter tout retard, avec mon ami le marquis Giuseppe Melchiorri (poste restante à Rome), que j'ai chargé de cette afïaire et que je préviens en conséquence. M. Melchiorri, l'une des colonnes des Memorie Archeologiche, me charge aussi de te dire qu'on expédiera incessamment au Bulletin tout ce qui a paru de leur journal. Profite de cette occasion pour me rappeler au souvenir de M. de Férussac.

Il me tarde infiniment de voir la brochure de Sait. Envoie-la donc vite par la poste; tu auras en réponse une note pour le Bulletin'. — Son rti n Hermès n'a pas le sens commun, et si le reste est de cette force, il faut désespérer de la science h^gyptienne en Egypte; on m'avait vanté cet homme, je suis curieux de savoir ce qu'il a dans le ventre. Quant à la Cléopâtre de Bankes, je crois qu'il la possède au même titre que la Duchesse de Buckingham, — par un rapt en forme. Je crois inutile, dans tous les cas, de revenir sur cette ridicule assertion. La seule question à lui faire à cet égard est de lui demander pourquoi il a tenu sa découverte si secrète depuis 1819.

Je destine le peu de temps qui me reste à passer ici à la collation des manuscrits, pour recueillir des homophones et compléter mon tableau des signes hiératiques. Mais un nouveau remuement dans l'administration me causera quelques contrariétés encore. On a ôté le Musée au ministre de l'Intérieur, qui était si bon pour moi; je dois voir après-demain le nouveau ministre de l'Instruction publique, M. de Brignole, de Gênes. On me dit qu'il est très bien disposé en ma faveur. C'est ce que nous verrons. — — Remercie notre excellent patron du bien (|u'il lui a phi de dire de moi au milieu même du camp des Sarrasins. La démarche

1. C'est la note insénJo ;iii Hnllrtin /-'rfiissfic en ]82t>, t. V, p. (1, n' 5.

de Ferragus-Barbebleue ' ne m'étonne point, mais je la lui garde; il n'y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas,

et j'ai aussi un bec et des ongles. Adieu, mon cher ami

aime-moi comme je t'aime, de cœur et d'âme, ^

AU MEME

Turin, 20 août 1825.

J'ai reçu en même temps, mon cher ami, et ta lettre et le volume de Sait par la poste. J'ai lu ce dernier avec attention, et au fond je n'ai nullement à m'en plaindre. Il est parti de ma Lettre à M. Dacier, pour faire des découvertes phonétiques, et ce qui m'étonne le plus, c'est que, sur les lieux, en présence des monuments, avec un million de ressources qui me manquent et tenant en main un livret, il n'en ait pas fait davantage et se soit borné à reconnaître quelques homophones que j'ai publiés et trouvés avant lui, comme le prouve mon Système hiéroglyphique, et comme M. Sait l'avoue lui-même au Postscriptum de son opuscule. Je ferai ou je t'enverrai les matériaux d'un article. Je n'ai trouvé de nouveau parmi ses cartouches que ceux de l'empereur Commode et de Lucius Verus, qu'il lit Marcus Ver us.

MM. Santoni me pressent de donner une décision,

])our leur servir de règle dans des traités entamés avec d'autres. Tu sens que je n'ai rien à répondre dans l'état actuel, sinon que j'attends le dernier mot de mon gouvernement. Ils m'annoncent de plus que les gros objets en

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