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Un adjectif terminé en eux, peut-être le mot anxieux

Amon-Ra plus petit, orné de môme; une Isis d'un pied et quelques pouces, avec les ailes éployées, et une Atliyr couverte d'incrustations en argent. Ce sont les plus beaux bronzes Égyptiens connus. Je ne parle point d'un Osiris de 3 pieds et d'une femme de 3 1/2, qui sont aussi les plus grands bronzes connus : les premiers nommés joignent à la taille la beauté et la recherche du travail.

En objets en bois, — et la collection est très riche sous ce rapport, — j'ai compté cinq ou six statues d'un excellent travail et d'une conservation parfaite. Les ustensiles en bois sont charmants. Il y a quatre ou cinq cuillers, dont les manches sont sculptés à figures de la plus grande délicatesse; rien de plus galant que cela, — une petite maîtresse en ferait ses délices.

Les vases et batterie de cuisine en terre cuite et en terre et porcelaine émaillée sont aussi déjà encaissés. Il y a une suite curieuse de vases de terre peints, comme ceux que vous avez à Turin, mais de formes plus variées. La porcelaine émaillée abonde, coupes, assiettes, plats; il y a de quoi donner un dîner à cincj personnes dignes de manger la soupe pharaoni(|ue.

J'ai pu voir à l'aise le fameux sarcophage : c'est bien celui de Ramsès-Méïamoun, celui même dont la forme est donnée par le plan du tombeau que j'ai trouvé parmi vos papyrus. Il est d'un bloc de granit rose, de dix pieds de long au moins sur cinq et demi de hauteur. C'est une masse énorme, couverte en (ieliors et en dedans des scènes mythol()gi(|ues les plus curieuses, et d'une (piantité énorme d'hiéroglyphes explicatifs des ligures. Les hgures et les hiéi'oglyphes étaient coloriés : il en reste des parties très apparentes, tout ce (|ui était vert est peint avec un énuul qui a résisté par con.sé(|uent beaucoup mieux que tfjutes les autres couleurs. A côti- dr ce sarcophag(;, le plus graïul de tous ceux (pii existent en Kurope, est une stèle d<' huit pieds (h; h;nil, m gr'anit rose. Elle ser\ ;ii1 (rciiirccoloniicnK'nl ;i un l('ni|)l(' ; clic est l'iiari^i'c

BlUL. KOVIT., I. \x\. 8u

d'inscriptions du Roi Thoutmosis P\ /^~^ fils et successeur d'Aménoftôp. ^

Le beau monolithe de Philœ, en granit "^ rose parfaitement conservé, est dédié par Élvergète II ^ et par sa première femme Cléopâtre. Les inscriptions jj sont en parfait état. Il y a de plus deux jambes co- ^ — y lossales avec la base. C'était une statue d'Aménophis II, auprès de laquelle votre colosse de Mandouéï n'est qu'un Lilliputien. La base est chargée de figures de rois prisonniers, nègres et autres, portant tous à leurs pieds un bouclier sur lequel est gravé, en très beaux hiéroglyphes, le nom des pays sur lesquels ils régnaient.

En fait de nouveautés^ j'ai trouvé enfin une figurine de bronze représentant le Dieu des Eaux. ^^^ /wwva , que je

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connaissais par le Rituel funéraire. Il est représenté sous forme humaine, ayant une tête de zîaîireaw. Voilà, à coup sûr, l'original de tous les fleuves grecs d'ancien style, auxquels on donnait aussi la tête de taureau. De plus, aussi en bronze, un lion à tête d'épervier avec des ailes dressées. C'est l'emblème à'Horus, comme je le trouve dans les papyrus, et c'est aussi là l'original du griffon de l'Apollon grec. C'est une preuve, entre mille, que le culte grec n'est en partie que de l'Égyptianisme corrompu. Letronne fera la grimace à cette occasion, car il me paraissait peu disposé à croire que ses chers Hellènes fussent des imitateurs.

Je terminerai cette lettre par xmQ friandise véritable : c'est la trouvaille que j'ai faite du cartouche et du prénom de la fameuse Reine Égyptienne Nitociis, qui est, je crois, de la VP Dynastie. J'ai été enchanté de la découverte que j'en ai faite : au fond d'un panier rempli de débris de tout genre, j'ai trouvé une pièce de belle porcelaine émaillée bleue, d'environ quatre pouces de haut, en forme de cartouche, renfermant la légende royale de la Reine environnée des insignes et des emblèmes d'Athyr, la Déesse à laquelle on comparaît, comme de juste, toutes les Reines Egyptiennes, et à plus forte

raison Nitocris, très belle dame à ce que dit Manéthon. Voici ses cartouches, nom et prénom :

(^ ^ La Mère très bienfaisante ou Dame des bienfaits Neïtocr, nToa'p. Le groupe ^~^, ^^o' ®^^' comme vous savez, le nom symbolique de Néith, Net, qui est écrit et ^t Q n phonéti-

V^ quement\ Donnez de mes nouvelles à l'ami Costa, qui est un chien de paresseux qui ne me répond pas. Dites à Peyron qu'il a eu tort de partir si vite. Il aurait eu l'honneur de dîner aujourd'hui chez S. A. I. et R. le Grand-Duc, qui a eu la bonté de m'inviter, en me chargeant d'amener aussi Peyron. — Il est arrivé ce soir à six heures. J'ai dîné avec lui en tiers. Il visitera la collection demain matin, et partira

pour Rome

J.-F. Ch.

A CHAMPOLLION-FIGEAC

Livourne, 7 avril 1826.

Elle arrive enfin, cette lettre tant désirée qui me donne de tes nouvelles, et, comme je pouvais le souliaiter, pour le mieux. Il était temps qu'elle me parvînt, rin(|uiétude me gagnait. Que le grand Ammon soit béni, j'en suis (|uitte pour la peur ! Je me liâte de répondre à chaque article de cette bonne missive. — Le pa(|uet contenant le rata/o(/ue de la collection et les brochures Sait m'est arrive'' hiei- seulement. Je m'étonne (|ue le J*ant/iéon ne te; lui point anivé Ie2i8mars; fais prendre des informations à i'aniliassade de

1. Plus tard, Cliaiiipollion, reconnaissant son erreur, remit cette reine à sa véritable place, comme « lille «lu Roi INammétik ». de la XXVI' dynastie.

Sardaigne J'attends la nouvelle que les planches nécessaires pour les textes envoyés s'exécutent : j'ai deux autres articles à faire, et j'en ai trouvé les matériaux ici. N'oublie pas le carton du passage arabe au brochage de la Seconde, que j'attends avec une vive impatience ; tu pourrais en mettre un bel exemplaire à l'adresse de M. le Duc de Blacas à Naples. —

Envoie-moi une douzaine d'exemplaires de la Seconde

Lettre par la voie la plus prompte : j'en trouverai facilement l'emploi à Florence, à Rome et à Naples, si le Duc n'est pas à Rome quand je m'y rendrai. J'ai envoyé au Ministre de France à Florence — le Marquis de La Maisonfort — la lettre de S. Ex. le Ministre de la Maison du Roi ; il m'a répondu de la façon la plus gracieuse, et il est bien entendu que, tout ce qu'on lui enverra par le Ministère à mon adresse, je le recevrai à Livourne, le lendemain de l'arrivée à Florence.

M. le Duc de Doudeauville me cliarge de prendre des

informations, ici, sur le moyen do faire assurer la collection au-dessous d'un demi pour cent. Je chercherai à savoir ce qu'on peut espérer ici à cet égard ; mais la mesure de l'assurance me paraît au moins fort inutile, si elle n'est ridicule. Qu'en penses-tu? Tu devrais bien les y faire renoncer.

Le docteur Rosellini, jeune homme fort instruit et plein d'ardeur, est accouru ici de Florence, où il a appris mon arrivée à Livourne de la bouche du Grand-Duc. Il passe régulièrement ici (juatre jours de la semaine, presso r'I suo caro maestro, et retourne à Pise pour donner ses leçons à l'Université; c'est un excellent cœur et une tête bien meublée. Il espère venir à Paris pour se perfectionner dans les langues orientales et les études égyptiennes. Son extrait de mon système' est bien fait : l'Italie avait besoin de cela pour y

1. Il sisieina gerogli/ico dcl sic/nur Cha/npollion diclnarato ed

esposto alla intelligenza di tutti. Pisa, 1825, in-8°, 48 pages avec 2 planches.

comprendre quelque chose. La pir/ri^ia nalia les empêche de lire un gros volume : c'est si pénible!

C'est à toi de voir s'il faudra réimprimer l'article de M. de Sacy sur Sait'. — Tout ce que tu as fait et conclu pour la réimpression du Système par les Treuttel et Wurtz est au mieux : mais il est absolument indispensable que je fasse la revision, la plume à la main, comme tu dis, en développant ce qui ne l'est point assez, et supprimant dans la Lettm à M. Dacier ce qui n'est pas à la hauteur du Précis. Il faut donc, pour cela, que tu m'envoies de suite un exemplaire du Précis et de la Letti-e à M. Dacier. J'enverrai les chapitres pour l'impression à mesure que je les reverrai ; de ton côté, aie le soin de me proposer de suite les suppressions ou les changements (|ue tu jugeras nécessaires. Envoiemoi donc les matériaux courrier par courrier. Je crois nécessaire de conserver séparément les deux alphabets : l'un est pour les mots grecs, l'autre pour les mots érjuptiens. Je donnerai trente exemples, s'il le faut, de la valeur phonétique des signes par l^, première lettre du mot.

Je commence à désespérer de l'afl'aire du brevet. Elle traîne trop en longueur, —du reste, patience. C'est le court qui peut gâter raflaire. Il faut se borner, puisque cela leur convient, à solliciter une place de conservateur bien payée, à charge seulement de faire la bc^lle jambe et de passer joyeusement le temps, comme Eoi bin, Rociiette, Chirac et tant d'autres ; peut-être que la demande ;iinsi rédigée sera beaucoup mieux accueillie. Cela décourage.

Dans ((uatre ou cinq jours, la himeuse caisse de papyrus grecs partira à ton adresse, et je t'écrirai d'avance la route qu'elle doit prendre, le point de la frontière par lequel elle débouchera en France. Ce sera à toi de hi faire recommander en conséquence. Je serais désespéré (ju'il lui arrivât quel(|ue chose, et enconi plus si elle se perdait.

1. C'est l'Hiliclc publié dans le Joiiriml drs S((rnitts |ii)ur 1826, p. 3U3 et suiv.

Garde-toi, en faisant l'annonce, de te guider sur le catalogue de Sait ou Santoni ; les plus belles choses n'y sont indiquées qu'en passant, et Sait recommande quelquefois des objets sans intérêt. Ne parle donc de ce que la collection renferme que d'une manière très générale. Je t'expédierai successivement — et dans peu de jours — des notes exactes sur toutes les divisions de la collection. Annonce-les seulement, en parlant de l'acquisition.

Ton avis de ne faire qu'un inventaire matériel est venu fort à propos; j'avais la bonté de nommer les choses par leur nom, — heureusement qu'à la mise au net de mon inventaire, je me conformerai à ton insinuation, qui me paraît fondée en principe. Per Baccol ce sont des flibustiers auxquels il ne faut pas donner le couteau pour nous couper les jambes, si la fantaisie leur en vient. — Depuis ma dernière lettre je n'ai fait autre chose, de huit heures du matin à six heures du soir, que de m'occuper à la rédaction de l'inventaire et à l'encaissement. Le commandant de la marine de Toulon m'écrit que la gabare la Panthèi^e n'arrivera ici que vers le milieu ou à la fin de mai; cela me désole, parce que, dans quinze jours, tout mon travail sera fini. Et voilà les chaleurs qui me couperont le chemin de Rome. Je ne puis me consoler de ce contre-temps. Que le diable emporte la pouzzolane que la gabare charge dans ce moment-ci à Cività Vecchia!

Le 29 du mois passé, j'eus l'honneur de dîner avec S. A. I. le Grand-Duc, qui a fait un petit voyage à Livourne pour allaires. Le lendemain matin, Son Altesse visita la collection dans le plus grand détail et en fut enchantée. Je lui montrai tous les objets qui pouvaient l'intéresser, et il y avait du plaisir, car Son Altesse est très instruite et sent la valeur des ciioses. Elle retourna à Florence le jour même.

Je te prie de dire à M. Dacier, qui s'intéresse avec tant de bonté à tout ce qui m'arrive d'heureux, qu'ayant été nommé membre correspondant de VAccademia Labronica (de Li-

vourne), j'y ai fait mon entrée le 2 avril, jour d'une séance publique, laquelle se termina par mon apothéose, faite par une jeune Grecque, la Signora Anr/elicaPaUi\ fille d'un des premiers négociants de Livourne et célèbre improvisatrice, qui débita avec le feu le plus poétique une ode en mon honneur et gloire. Je te laisse à penser si la jeune Sibylle, qui est fort jolie, ne gagna pas le cent pour cent aux yeux de son héros. Elle est membre de l'Académie, et voilà un très joli précédent pour décider M. Dacier à ouvrir les portes de la troisième classe à trois ou quatre membres de l'espèce, lesquels ne laisseraient pas que de donner du relief au corps un peu trop grave par lui-même, pour ne pas dire plus. Adieu, mon cher ami, écris-moi plus souvent, ne fût-ce que pour me dire que tu te portes bien, ainsi que tous ceux que nous aimons. Tout et toujours à toi de cœur,

J.-F. Ch.

Champollion avait d'autant plus raison d'être prudent que, tandis qu'il se donnait tant de peines à Livourne pour connaître à fond ce que renfermait la collection dont le gouvernement français venait de faire l'acquisition, la direction du Louvre, mal disposée pour lui, voulait prendre à l'égard des caisses qu il allait envoyer des mesures qui pouvaient lui faire perdre le fruit de ses

1. Cette poétesse fort intéressante, dont la lamille liabitait alors le palais historique des Hartolomei, s'occupait avec prédilection des Étrusques, et déjà, lors de cette première rencontre avec « l'Égyptien », elle lui disait dans « rapotliéose» qu elle avait improvisée en son honneur :

Già r Etruria a se f appella, Ne tia preniio al tuo sudor Meno ainltito e vcrde allor.

"Voir Champollion, sein Lcben iind sein Wer/,-, t. II, p. 17, 1!». 20 s., ;j:{, .')6s., 117, :353 s., 386, et les publicatiims d'Astoiie Pcllekrrini et d'Ersilio Michel dana le Bessarionr.

fatigues. La lettre suivante de M. de Forbin fera bien comprendre le sens de la manœuvre dont il était menacé :

« J'ai recula lettre par laquelle vous m'engagez à faire préparer un local pour recevoir les cent dix-sept caisses (de Livourne). Si les ordres (du ministre) sont tels que M. ChampolUon seul doive être chargé de l'ouverture des caisses et du classement de leur contenu, je ne saurais y souscrire que je n'eusse auparavant une décharge pleine et entière de toute responsabilité à cet égard. Le ministre ignore peut-être que je réponds de tous les objets d'art déposés au Louvre^ et par conséquent destinés à faire partie des musées royaux. D'ailleurs, à moins que M. Champollion ne soit, d'ici là, nommé à la place que le ministre lui destine, il ne saurait s'occuper de l'opération susdite sans une commission ad hoc qui lui serait dûment délivrée par vous.

» L'administration a des règles invariables que tout administrateur conserve le droit de rappeler à ses supérieurs, comme il reconnaît ne devoir jamais s'en écarter vis-à-vis de ses inférieurs. Ces barrières sont la garantie la plus sûre de l'ordre et de la régularité dans une bonne administration. »

M. de La Rochefoucauld, fidèle à l'amitié que Champollion lui avait inspirée, coupa court à ces manœuvres :

« Les inquiétudes que ces ordres ont paru faire naitrc dans

votre esprit. Monsieur le Comte, n'ont aucune espèce de réalité. Il est tout naturel que M. Champollion, qui a été chargé de remballage de ces caisses et de leur envoi en France, et qui est responsable envers le ministre de la Maison du Roi, soit un des témoins indispensables de l'ouverture de ces caisses ; mais sa pré sence en cette occasion ne peut nullement porter atteinte à vos droits; et je puis vous donner l'assurance que c'est ainsi que le ministre l'a entendu.

» Quant à ce qui est relatif aux projets ultérieurs que Son Excellence pourrait avoir sur M. Cham|iollion. je me réserve d'en causer verbalement avec vous, la première fois que j'aurai l'occasion de vous voir.

» Recevez, Monsieur, (etc.) ))

Dès ce moment, les ennemis de Champollion purent se con-

vaincre qu'ils avaient partie perdue, ce qui ne les empêcha pas du reste de continuer leur campagne contre lui. — H. H.

AU MEME

Livourne. 22 avril 1826.

Je t'envoie par celle-ci la copie des deux plus grandes stèles avec inscriptions grecques qui se trouvent dans la collection. Celle de vingt-quatre lignes est infiniment curieuse et porte une date du règne de Trajan. Je la traduirais ainsi :

« Pour (le salut ou la conservation) de l'Empereur 0 César Trajan Auguste, à la plus jeune (des Déesses ou » des Aphrodites) Déesse très grande, Isidora, Jille de Me- » gistus de Tentyris, a fait construire à ses propres frais )) le puits (ou le bassin) et le revêtement (?) (Trep-êtoXov) pour )) son salut et pour celui d'Artbô... son mari, et de ses )) enfants. Acte d'adoration d'Apollonius son frère, l'an P"" » de l'Empereur Nerva Ca'sar Trajan Auguste Germanie juc. ') Le 8 de Paoni.

)) Isidora, grâces à sa piété, a fait beaucoup de dépenses » pour le temple d'Aphrodite, la plus jeune des Déesses, )) par le mogcn d/Horus, fils de Labgs, curateur du temple 1) d'Aphrodite, la plus jeune des Déesses (ou des Aphro- )) dites). Elle prit soin, gi-nccs à sa piété du bassin (puits) 0 et des autres ouvrages. » Suit cui dôm()ti(|ue : Hou, fils

DE LaIBÉ, étant CUHATEUK ^UI i/(irdic/>) Itr TI'MPLE DE LA DÉESSE AtHÔM.

Je crois (|u'il s'agit ici d'un de ces i)assins à degrés, ((ui se trouvent près de tous les grands temples de l'Egypte et (|ui sont revêtus en pierre. Je regarde les sept dernières ligneji

Ti>v> \ê^Dv; »if«M ^x; (^ fictif; x«^Tu;V

BiBL. ÉGVPTOL., T. XXX.

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commençant par Ka'. iroXXà oaTravr^aç etc., comme une f^orte d'attestation ojjicielle donnée par Y Eçjyptien Hofus, curateur du temple, que la dévote g/'ecque Isidora avait réellement fait les dépenses mentionnées dans les lignes 7 et 8. Cela expliquerait très bien l'espèce de signature en démotique^ du curateur Horus, qui était un fonctionnaire de /'ace Égyptienne, comme le prouvent et son nom et celui de son

père. Tu verras à expliquer le titre XEokepa donné à

Vénus. Je pencherais à croire qu'il signifie la plus jeune des Aphrodite^. Il devait y en avoir plusieurs dans la mythologie Égyptienne. Les deux cartouches placés au-dessus des deux chacals contiennent les deux signes hiéroglyphiques | , f/rand temple, et ces cartouches, groupés avec ces deux animaux, expriment la garde du grand temple, la surveillance du grand temple. Cette composition ne me parait point sans quelque rapport avec l'attestation dudit sieur Horus, curateur du temple d'Athôr. Tu peux faire à l'aise un mémoire sur cette curieuse stèle, sans crainte qu'on la puljlie avant toi ; elle est emballée depuis hier, et ne reverra la lumière qu'à Paris, si la Méditerranée ou l'Océan ne veulent pas en enrichir leur collection particulière.

La seconde stèle, n" 34 de mon catalogue, concerne un sieur Apollonius,Jils d'Ermotjène, qui a été gymnasiarque, agoranome, lEpoTroiô;, à Lycopolis, où il a rempli aussi toutes les autres charges publi(|ues. — C'est un acte d'adoration purement et simplement. Tu remarqueras que ledit magistrat de Lycopolis est présenté (dans le bas-relief) à Osiris par Anuhis, le Dieu spécial de Lyo/jolis, à cause de sa tète de loup-cliacal. Je crois aussi (|ue ladite stèle, (jui présente

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