Cette lettre n'a pas encore été retrouvée
rien à changer, mais des modifications d' orthographe dans la transcription copte des mots Égyptiens, modifications qui les ramènent à la vieille forme Égyptienne. Je te prie de faire exécuter toutes ces corrections et additions ou suppressions par-ci, par-là, dans le cas où les Treuttel s'arrangeraient pour une seconde édition, ce que Je désirerais beaucoup', — Je t'ai prié, dans mon dernier paquet, d'envoyer de suite plusieurs exemplaires de ma Première Lettre à M, le Duc de Blacas, à Naples. Il me les a demandés il y a longtemps et m'en reparle encore. Je n'ose te dire d'y joindre la Seconde, parce que je vois bien qu'elle ne paraîtra que
l'année prochaine. Je suis désolé de ce retard. —
J'attends avec résignation l'issue de l'attaire du brevet. Son Excellence me paraît s'être trop avancée pour reculer en cette occasion, et je serais bien aise, par amour pour la paix, que Clarac prît la cliose par le bon côté, au lieu de s'alarmer sans raison et de prendre le parti de Forbin. Une lettre de Son Excellence me parvient aujourd'lmi, m'annonçant que la Panthère a ordre de se trouver à Livourne à la fin d'avril. Je crois devoir traduire : à la fin de mai, ce qui me désole, tout étant à peu près en état d'être embarqué, et le temps nécessaire pour mettre à bord les grosses pièces, dont mes notes te donneront une idée, suffisant, et au delà, pour encaisser le peu (|ui ne l'est pas encore. Rome m'échappe ainsi jour par jour. Je n'ose partir de Livourne avant d'avoir confié moi-même le tout à l'élément perfide. Le colonel futur doit soigner un peu plus son régiment qu'un simple inspecteur aux revues. Cette considération me cloue ici et me fait craindre en même temps d'être obligé de me trouver au Havre pour le débarquement, ce (jui abrégerait d'une manière désespérante le séjour de deux mois que je comptais faire encore en Italie. Que penses-tu de tout cela, et ne p( urrais-tu pas te charger d'aller au Havre?