INTRODUCTION VII
et architecte Gaetano Rosellini, l'archéologiie docteur en médecine AJessandro Ricci, le dessinateur Angelelli, le professeur d'histoire naturelle Giuseppe Raddi et son jeune élève Galastri. Le gouvernement du Roi offrit aux Toscans de les recevoir gratuitement sur VÉglé, au même titre que leurs collègues français, et rendez-vous leur fut donné à Toulon, pour le 25 juillet.
Peu de jours avant c|ue ChampoUion quittât Paris le 16 juillet, son frère reçut une lettre de Drovetti, datée du 3 mai', et qui en renfermait une autre, adressée à Jean- François. Bien qu'il fût très effrayé de leur contenu, il eut l'heureuse idée de n'en point parler pendant plus de deux semaines. Il redoutait en effet qu'elles ne tissent échouer l'expédition tant et si longtemps désirée, et qu'un échec survenant au dernier moment ne portât un coup mortel à son frère, dont la santé était toujours assez précaire. D'ailleurs, connaissant l'égoïsme rusé de Drovetti, il croyait lire entre les lignes et deviner les véritables intentions de son correspondant. Lorsqu'il fut obligé enfin d'en parler aux différents ministres, le danger était conjuré. Il est vrai c[ue des dépêches furent immédiatement envoyées à Toulon afin d/y retenir les voyageurs, mais elles arrivèrent trop tard et il paraît qu'il n'en pouvait plus être autrement. En agissant ainsi, il contribua donc de nouveau, et puissamment, à sauvegarder a l'I^gyptien » et à assurer les intérêts de la science nouvelle'.
Le 25 août, Champollion-Figeac écrivit à son frère :