‹ Lettres de Champollion le jeuneChapitre 7 sur 50 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

(( Depuis votre départ, les journaux n'ont cessé de raconter toutes sortes d'histoires sur les dépêches télégraphiques qui vous ont rappelés, sur les avisos, lancés à votre poursuite : ils finiront par faire partir des courriers en toute hâte, pour vous aller pêcher dans toutes les mers. Ce qu'il y a de sûr au milieu de tout cela, c'est que Pariset a reçu, depuis quinze jours, à Marseille, l'ordre de ne pas

partir. Il en est désolé et je ne sais comment le consoler »

— Grâce à l'entremise énergique du jeune comte Léon de Laborde, qui revenait de l'Egypte, Pariset reçut enfin la permission de partir également. En effet, Laborde donna aux ministres l'assurance que Mohammed- Aly lui-même désirait vivement l'arrivée du grand médecin, et qu'il faisait déjà construire « un hôpital pour les futurs pestiférés )). // ne manque plus que la peste, disait-on en plaisantant à Alexandrie, où, d'après certains indices, on croyait être à la veille de son apparition. Heureusement pour ChampoUion et pour ses compagnons, elle se fit attendre pendant deux ans et elle n'éclata qu'après leur retour en Europe.

Je me fais un plaisir et un devoir de remercier M. Maspero des conseils éclairés qu'il a bien voulu me donner pour l'arrangement des Lettres d'Italie et d'Egypte, et aussi pour l'attention constante avec laquelle il a suivi l'impression de ces deux volumes.

Je n'oublierai pas non plus de reconnaître combien ma tâche a été facilitée par M. Bertrand, imprimeur orientaliste, bien connu par la perfection de ses travaux.

H. Hartleben.

Chalon-sur-Saône, le 29 septembre 1909.

(iMaison Chabas.)

LETTRES ET JOUIINAIIX

Page 1