‹ Lettres de deux poupéesChapitre 28 sur 37 · A'-TOR LENOX · texte numérisé non relu

A'-TOR LENOX

rencontre, point de compliments menteurs pour nous faire accroire que nous n'avons point changé I Grâce à ta Loulouse et à ma petite Thérèse, nous sommes d'une fraîcheur éblouissante.

Ohl ma chérie, mon sourire serait bien vrai et ma fantaisie de faire la moue passerait vite.

Mais vois un peu, Merveille, ce que c'est qu'un cœur de poupée 1

L'autre jour, en écoutant ces beaux projets de Paris, je me disais, tout en m'épanouissantdejoie à la pensée de te voir et peut-être de passer quelque temps ensemble : « Le charme de' notre correspondance sera donc finil Et méditant sur le bonheur de s'écrire, de se dire tout à distance, je faillis m'écrier : « Eh bieni restons séparées; écrivons-nous toujours. » Si je pouvais seulement t' appeler une seule fois par ton nom, je changerais d'avis.

J'ai beau faire. Merveille, je suis triste, triste comme une petite fille qui ne sait pas sa leçon. Pardonne-moi, aime-moi telle que je suis, c'est ce que je te demande en me jetant dans tes bras.

Adieu. ,y^

'^ Charmante.

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