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Bon usage des maladies

A Cambrai, 9 février.

On dit que vous êtes malade, mon très cher fils en notre Seigneur, et que vous souffrez. Votre souffrance m'afiîige, car je vous aime tendrement; mais je ne puis m'empêcher de baiser la main qui vous frappe, et vous conjure de la baiser amoureusement avec moi. Vous avez abusé autrefois de la santé et des plaisirs qu'elle donne. L'infirmité et les douleurs qui la suivent sont votre pénitence naturelle. Je prie Dieu seulement qu'il abatte encore plus votre esprit que votre corps, et qu'en soulageant le dernier selon le besoin, il vous désabuse pleinement de l'autre. O

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