‹ Lettres de directionChapitre 119 sur 163 · Epist. L. I. Ep. II, V · texte numérisé non relu

Epist. L. I. Ep. II, V

bien, sont les dernières paroles de la vérité pour vous! Peut-être que les impressions de grâce que vous sentez encore sont les dernières grâces que la miséricorde de Dieu fait à votre cœur ! Hodie si vocem ejus audieritis, nolite ohdurare corda vestra \ Dieu a eu une si grande pitié de votre faiblesse qu'il vous a arraché ce que vous n'avez jamais eu le courage de lui donner. Il a fait tomber malgré vous ce qui était à craindre. Il a rompu vos liens, et vous ne voulez pas encore être en liberté. Que faut-il donc qu'il fasse pour vous faciliter votre salut ? Voilà les temps périlleux qui s'approchent : Juxta est dies perditionis, et adesse festinant teinpora ~.

Vous ne craignez point pour votre corps; mais au moins craignez pour votre âme. Méprisez les armes des hommes ; mais ne méprisez pas les jugements de Dieu. Hélas ! je crains pour vous jusqu'à ses miséricordes. Tant de grâces foulées aux pieds se tourneront enfin en vengeance. Rien n'est si terrible que la colère de l'Agneau !

Mais à quoi tient-il que vous ne serviez Dieu ? Vous croyez ses vérités ; vous espérez ses biens : vous connaissez l'égarement insensé des impies; vous sentez la vanité, l'illusion de la vie présente, l'ensorcellement du monde, le poison des prospérités, la trahison des choses flatteuses, l'écroulement rapide de tout ce qui va s'évanouir. Vous avez été délivré malgré vous de votre esclavage; vos fers sont brisés, et vous ne voulez pas jouir de la liberté des enfants

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