Eccl., I
Pierre : Quand vous étie:{ jeune, lui dit Jésus-Christ ^, vous alliez^ où vous voulie:^; mais en vieillissant, vous sere^ ceint par un autre^ qui vous mènera malgré vous. J'ai passé une jeunesse douce, libre, pleine d'études agréables et de commerces avec des amis délicieux. J'entre dans un état de servitude perpétuelle en terre étrangère. Quelquefois je sens un peu ce changement; mais je serais bien fâché de tenir ni à ma santé, ni à ma liberté, ni à mes amis, ni à aucune consolation. Faites de même, je vous en conjure ; ne regrettez jamais dans le désert les oignons d'Egypte : la manne journalière remplira tous les besoins de votre cœur, et vous n'avez qu'à marcher en esprit de foi vers la terre promise. Ecoutez Dieu, et ne vous écoutez jamais vous-même ; soyez soumise et docile; aimez et souffrez beaucoup, parlez peu : que le sel de la sagesse soit dans vos paroles; je dis, de la sagesse qui est selon Dieu. (VIII, 463.)
A UN SUPERIEUR DE COMMUNAUTE 100. — Principes de conduite pour remplir les devoirs de sa place.
Vous vous laissez trop aller, monsieur, à la vivacité de vos sentiments. Vous ne vous êtes point mis dans la place où vous êtes : c'est la Providence qui vous y a engagé; Dieu ne demande point l'impossible. Vous n'aurez à lui rendre compte que des