‹ Lettres de directionChapitre 6 sur 163 · I. Sainte Thérèse, Chemin delà perfection, ch · texte numérisé non relu

I. Sainte Thérèse, Chemin delà perfection, ch

écouter, sans s'étonner ni s'irriter, les confidences les plus pénibles. Sans doute, ce qui nous touche prend des proportions inattendues; mais qu'importe l'exagération d'une sensibilité maladive? Cette femme souffre et toute douleur est pitoyable. Coups de poignard ou coups d'épingle, qu'importe si on en meurt. Ces âmes désolées attendent une parole ronsolatrice, elles espèrent un rayon d'espérance.

Voilà le directeur, « sage, éclairé, mortifié, expérimenté, détaché de tout, incapable de nous flatter». « Où sont donc, ô mon Dieu, s'écrie Fénelon, ces lampes luisantes et ardentes, posées dans votre maison pour éclairer et pour embraser vos enfants? »

Le pieux archevêque ne manqua jamais à personne. Au milieu de ses occupations de ses discussions, de ses tristesses, il éclaira les âmes, fortifiant les unes, consolant les autres. Il ne connut point le découragement. C'est par ces qualités éminentes qu'il sut gagner e cœur des personnes qui s'adressèrent à lui. Cette confiance n'était pas une abdication de la volonté. Fénelon connaissait son sublime métier. Sous quelque prétexte que ce soit, l'âme n'a pas le droit de se démettre de sa responsabilité propre, elle n'a pas le droit de « renoncer à la noble fatigue de vivre \ »

Le directeur ne commande pas, n'ordonne pas (exception faite du scrupule, qui est un cas pathologique), il agit sur la volonté par des motifs et des mobiles; le dirigé ne doit pas même agir nécessaire-

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