‹ Lettres de directionChapitre 62 sur 163 · I. I Machab., ii · texte numérisé non relu

I. I Machab., ii

avec quels sentiments je vous suis dévoué pour la vie et pour la mort. (VII, 239.)

27 janvier 1703.

Voulez-vous bien, mon bon duc, que je vous souhaite une bonne année ? Portez-vous bien. Point de remède, un peu de repos, de liberté et de gaieté d'esprit. Ce qui mettra votre cœur au large soulagera aussi votre corps et soutiendra votre santé. La joie est un baume de vie qui renouvelle le sang et les esprits. La tristesse, dit l'Écriture, dessèche les os. Ne faites que ce que vous pouvez : Dieu fera le reste bien mieux que vous pouvez. Ayez soin de l'intérieur encore plus que de l'extérieur de M. le D. de B. Çduc de Bourgogne). Il faut nourrir son cœur et le réveiller à propos sur la vie de grâce, afin que les goûts naturels, la vivacité de ses passions et le torrent du monde ne l'entraînent pas. Je ne lui compte pas tant d'avoir méprisé le monde, quand le monde était contre lui, que je lui compterai de vivre détaché du monde, quand le monde lui applaudit et le recherche avec empressement. Il faut bien faire vers le monde, sans y tenir ; et c'est de quoi on ne vient point à bout, si Dieu ne soutient par sa main toute-puissante un homme, comme s'il était suspendu en l'air. Qu'y a-t-il de plus flatteur que d'être né un si grand prince, et cependant de ne devoir les hommages du public

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