‹ Lettres de directionChapitre 97 sur 163 · AU MARQUIS DE BLAIXVILLE · texte numérisé non relu

AU MARQUIS DE BLAIXVILLE

heureuse espérance et le glorieux avènement du grand Dieu qui nous enivrera du torrent de ses chastes délices. Vos oreilles ne sont pas encore désaccoutumées de ce langage sublime de la vérité ; votre cœur est fait pour en sentir les charmes. Voilà le pain délicieux que nous mangions tous les jours à la table de notre père. Pourquoi l'avez-vous quittée ? Avec un tel soutien, on ne doit pas craindre d'avoir besoin d'autre chose : mais enfin voici l'unique supplication qui me reste à vous faire. Quand même vous ne vous sentiriez pas la force de revenir dans rheureuse situation où vous étiez, du moins répondez-moi; du moins ne me fuyez pas. Je sais ce que c'est que d'être faible ; je le suis plus que vous mille fois. Il est très utile d'avoir éprouvé qu'on Test; mais n'ajoutez pas à la faiblesse inséparable de l'humanité, l'éloignement de ce qui peut la diminuer. Vous serez le maître de notre commerce : je ne vous parlerai jamais que de ce que vous voudrez bien entendre ; je garderai le secret de Dieu dans mon cœur, et je serai toujours, monsieur, avec une tendresse et un respect inviolable, etc. (VIII, 507-)

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