‹ Lettres de divers particuliers au chevalier de Lévis [microforme]Chapitre 42 sur 54 · LE CHEVALIER LE LA CORNE · texte numérisé non relu

LE CHEVALIER LE LA CORNE

P.S.—Je n'ai point l’honnenr d'écrire à M. de Rigaud, le pensant à l’Ile-aux-Noix. Depuis un mois

environ, je n'ai pas reçu de ses lettres ni de M. le marquis : c'est une mortification qu'ils veulent me donner,

Je suis au désespoir de l'oubli que j'ai fait de deux melons qui ont resté ici.

Nous avons donné le prêt aujourd’hui dans la bonne règle et avec toute l’économie possible, et la livre aux malades à l'ordinaire,

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A l'Tle-aux-Galops, le 24 octobre 1759,

J'ai l'honneur de vous adresser les paroles de Johnson que quatre sauvages d'ici ont apportées *, Il est certain qu'il n'y a plus à Chouaguen que trois à quatre cents hommes de garnison au plus; mais il arrive des marchands avec des effets pour les nations, Johnson est allé chez lui il y a douze à quinze jours. Je fais transporter demain le corps de réserve que vous avez ordonné ici, au fort Lévis ; on n’y a pas touché, quoique j'eusse ordre de le faire pour le besoin du service ; mais j'ai fait l'impossible, Il est vrai qu’il nous est déserté cent quarante hommes ; mais ce n’étoit pas les plus à plaindre pour l'habillement ; plusieurs l’avoient reçu à Montréal, Il n’y a que ceux que j'ai amenés ce printemps qui n’ont rien reçu, Ils ne peuvent plus tenir au froid. Je fais de mon mieux pour les contenir, MM. de Beauclair et Desandrouins ont l'honneur de vous écrire et de vous rendre compte de tout ce qui se passe à leur poste. J’envoie six hommes chercher les ordres de Monsieur le général, J'ai toujours cinquante hommes à l’arrièregarde pour arrêter les petits partis; mais les sauvages assurent qu'il n’y en aura plus. Cela peut être, Il n’y a rien de nouveau que le départ de M. Piquet pour Montréal. L'Onontagué qui est ici avec l'Onéyout vous assurent de leur très profond respect, et m'ont absolu-

* Voir la pièce suivante.

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ment gagné pour avoir un flacon à eux deux pour boire à votre santé. Je suis fort content des deux ; mais ils ont joué des ressorts avec les gons du Sault et du Lac qu'ils ont empêchés d'aller à Chouaguen ; cela est conforme aux paroles que Johnson a envoyées ; vous êtes à portée, Monsieur, de le voir.

Je suis avec un profond respect, etc.

Nouvelle sauvage

+ Les deux jeunes gens qui s’étoient séparés d'avec M. de Langy proche de Chouaguen lorsqu'il rencontra un parti ennemi, et que chacun de son côté retourna | sur ses pas, sont arrivés à la Présentation avec deux | autres de la même nation et quelques femmes et enfants | de leurs parents qu'ils ont amenés avec eux pour | | rester ici. {|| Ils ont apporté un collier pour remercier les gens du | Sault, du Lac et de la Présentation de ce qu'ils vouloient bien rester néutres, que Johnson et les Cinq- | Nations les exhortoient par ce même collier de bien | chasser, pour venir dès le petit printemps traiter à | Chouaguen, où il y auroit tout ce que les sauvages aiment le plus.

Ils ont donné ensuite six branches de porcelaine pour les assurer tous que les vieillards des Cinq-Nations

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étoient véritablement de ce sentiment, Le Grand-Onon:tagué, l’Onéyout et le Tsonnonthouan, qui sont les trois sauvages qui ont répondu à l’envoyé de Johnson et des Cinq-Nations qui sout ici présents, soutiennent que Lagoiessata (le dit envoyé) a menti et qu'ils ne lui ont rien dit de semblable. Mais ils ont bien eu tort de faire ce conseil sans ma participation ni celle des missionpaires et même des sauvages de la Présentation, quien ont fait des plaintes publiques.

Les mêmes sauvages ont parlé ici.

A l’Ile-aux-Galops, le 22 octobre [1759].

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