‹ Lettres de Eugène Delacroix (volume 2)Chapitre 131 sur 141 · A M. PH. BURTY · texte numérisé non relu

A M. PH. BURTY

Ce 24. janvier 1862.

Monsieur,

Je n'ai aucun souvenir de M. Jérôme, ni d'avoir rien fait qui ait trait à cela. La caricature du Bonhomme de lettres n'est pas non plus de ma main. Je ne sçais (sic) quel accident a empêché de tirer mon dessin : il a été reproduit, mais maladroitement, par un de mes amis qui dessinait à peine. J'ai fait antérieurement un ou deux dessins pour être gravés dans le Nain-Jaune, mais ils ont été arrangés au gré du directeur du journal. Tout cela est bien obscur et ne mérite pas de fixer l'attention. Il existe, je me le rappelle, un certain combat du Constitutionnel contre la Quotidienne qui est une affreuse lithographie de ma façon, et je ne sçais si cela a paru.

Je vous suis bien reconnaissant de ce que vous me dites d'aimable au sujet du Sardanapale. Je n'ai pu encore y aller1. Le tableau a été exposé au Salon de 1828. Il n'a été reçu qu'à une voix. Il avait indigné tout le monde et avait effarouché même mes amis.

Ch. Blanc m'avait dit qu'il devait paraître dans son journal un dessin d'un des tableaux de la chapelle de Saint-Sulpice ; je n'en ai pas entendu parler...

Quoi qu'en dise Delacroix, la gravure qui parut en tète du Manuscrit de feu M. Jérôme (Paris, 1825, 1 vol. in-8°, fatras politico-économique publié par Français de Nantes) dut être gravée d'après une sépia de lui.

Le « dessin » qu'il réclamait fut une petite eauforte d'après V Héliodore , publiée dans la Galette des

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