‹ Lettres de Eugène DelacroixChapitre 40 sur 86 · A M. LE COMTE CH. DE MORNAY · texte numérisé non relu

A M. LE COMTE CH. DE MORNAY

Ce 4 janvier.

Mon bon ami, vous avez pris la peine de passer hier chez moi, je suis bien fâché de ne pas m’y être trouvé. Je suis très-invalide tous ces jours-ci, et Cythere n’y a point part. Je ne vous ai point mis de carte, mais je suis bien aise et j’ai besoin de vous dire encore que vous avez en moi un aussi véritable ami qu’il en puisse être, je crois, et quelque chose me dit que vous n’en doutez pas et que vous êtes pour moi le même.

Adieu, cher compagnon d’ennui et de détresse, qui m’avez tant aidé à les supporter.

Recevez les vœux d’un cœur dévoué.

La Liberté, revue des arts , journal-revue qui contenait des eaux-fortes et des lithographies, était l’organe d’un groupe de romantiques violents, Jeanron, entre autres, le peintre et écrivain.

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