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DE LA CLASSE DES BEAUX-ARTS, A L’INSTITUT

Paris, le 4 février 1837.

Monsieur le Président,

Je vous prie de vouloir bien faire agréer, par la classe des Beaux-Arts, ma candidature à la place vacante dans son sein par la mort de M. Gérard. En mettant sous ses yeux les titres sur lesquels je pourrais fonder mes prétentions à l’honneur que je sollicite, je ne puis me dissimuler leur peu d’importance, surtout dans cette occasion où la perte d’un maître aussi éminent que M. Gérard laisse dans l’école française un vide qui ne sera pas comblé de longtemps.

Voici, toutefois, les noms de quelques-uns des ouvrages sur lesquels je prends la liberté d’appeler les souvenirs indulgents de l’Académie :

Le Dante et Virgile , le Massacre de Scio , le Christ au Jardin des Oliviers , Marino Faliero, le

28 Juillet 1850, les Femmes d'Alger , Saint Sébastien, les peintures de la Chambre des députés, etc.

J’ai l’honneur d’être, avec la plus haute considération,

Monsieur le Président,

Votre très-humble et très-obéissant serviteur,

L’Académie des beaux-arts élut M. Sclmelz.

Le 22 mars 1838, Delacroix sollicita dans les mêmes termes le fauteuil de M. Thévenin et se vit préférer M. Langlois.

Le 28 décembre 1838, mêmes sollicitations : M. Couder fut élu.

A M. TH. THORÉ

Monsieur,

(Vers 1837.)

Je serai fort empressé à répondre à l’aimable ouverture que vous voulez bien me faire. Mon ami

1837. — A M. TH. THORÉ. 217

Préault m’avait fait espérer le plaisir de vous connaître et je savais aussi déjà combien je suis redevable à cette sympathie que vous m’annoncez. N’ayant rien de fixe qui me retienne chez moi dans ce moment, voulez-vous bien me fixer le jour et l’heure où il vous conviendrait de vous y rencontrer ou m’assigner tout autre rendez-vous?

J’en excepterais dimanche prochain, jour où je ne pourrais prendre d’engagement que pour la fin de la journée.

Recevez, monsieur, mille assurances de considération sincère et d’entier dévouement.

Ce jeudi.

Il ne faut point oublier que, sous la double forme Th. Thoré et W. Bürger, cet honnête et passionné critique fut jusqu’à sa mort le défenseur de l’œuvre de Delacroix.

A M. TH. THORÉ

Samedi.

Cher monsieur, . ^

J’ai bien regretté de ne pas me trouver chez moi. Je vous envoie ce que vous me demandez. Je pars à l’instant pour deux ou trois jours pour la campagne. Voudriez-vous choisir un jour que vous m’indiqueriez à partir de mercredi prochain pour aller ensemble voir mes travaux de la Chambre des députés? Comme ils tiennent de la place au moins par leur dimension parmi les ouvrages que j’ai faits jusqu’ici, vous serez peut-être bien aise d’en avoir une idée. Pour moi, je mets toute coquetterie à part pour vous avouer que j’en suis content ; il est bien entendu que c’est dans la mesure de ce que la nature me permet de produire. Recevez, avec cette confession naïve, l’assurance que je vous renouvelle de mon bien vrai dévouement.

Delacroix venait de terminer la décoration du Salon du roi, à la Chambre des députés.

1837. — AM. THORÉ

A M. THORÉ

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