‹ Lettres de Fadette [microforme]Chapitre 5 sur 17 · RS · texte numérisé non relu

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faut souffrir de su tristesse; c'est dans la réalité Je notre destinée et en luttant courageusement contre ses difficultés.

1 est normal de combattre ce qui est visible ou réel, il est parfois bon de pleurer, soit que les autres nous déçoivent, soit que nous nous désanpointions nous-mêmes; mais il est toujours dangereux et malsain de se complaire dans les chimères tristes, d'y souffrir inacti. ves et désenchantées,

Allons! un peu de Courage! un grand coup «l'aile qui nous fera traverser le brouillurd et arriver dans Ja pleine lumière où vivent les âmes droites et fortes, les âmes claires et saines,

Les bonnes petites choses

Toutes ces feuilles blanches éparses sur ma table me sollicitent de les couvrir de petites choses que vous lirez et que je voudrais bien que vous aimiez. Ces pensées qui passent entre nous ne vous Paraissent-elles pas comme de nombreux fils d'or ténus, à peine visibles, et solides pourtant, qui relient nos âmes depuis bientôt deux ans ?

Quelques-uns d'entre vous m'ont déjà dit que j'avais pu les aider un peu. J'en ai été fière, et je l'ai cru. Je sais, par expérience, qu'il y a les heures dans la vie où la plus petite chose peut rañimer un courage fatigué el faire sourire un coeur triste.

Eh bien, j'ai été cette petite chose: la muin tendue à celle qui traverse en tremblant la passerelle étroite; la petite lueur qui perce lu nuit et fait retrouver le sentier perdu; la bonne caresse du chien qui vous lèche la main quand il voit vos yeux pleins de larmes; la fleur qui rend la chambre d'exil moins froide.

Et d'avoir été quelquefois une bonne petite chose dans votre vie me rend toute heureuse, C'était mon ambition quand je consentis à chercher votre sympathie,

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