LE PETIT BORDEAUX I
rouges de reine contre la blanche robe de la Walkyrie, et se munir de
La verveine et la sauge pourprée Qui rompent les enchantements.
Elle entra précisément à Tinstant où a le Petit Bordeaux, » sans doute afin de commencer tout de suite Toeuvre de mon rachat, devenait entreprenant.
Tu vois d'ici Teffet : colère de Brunehild, crise de nerfs, maman qui arrive, le régisseur qui crie : — ce Madame Fausta,en scène! vite, vite! » Fausta qui lui répond par un mot bref et héroïque, — et sur la scène, Sigurd, navré de ne pas voir revenir la Walkyrie, rentrant dans la coulisse, après avoir dit au public : a Je ne sais pas ce qu'elle fait là-haut, cette grue-là. » Les Toulousains, qui ont la tête chaude, se sont fâchés, et on a été obligé de baisser le rideau.
Et après? diras-tu, petite Clément.
Après, tout s'est arrangé, naturellement. Fausta et Julien se sont réconciliés; moi, maman m'a flanqué une tournée en rentrant, mais une tournée comme je n'en ai jamais reçu de pareille dans
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les meilleurs jours. Ça ne fait rien; j'ai eu du plaisir pour mon argent. La grande cantatrice ne me rase plus avec mes cheveux dépeignés, ma gorge plate, mes mains rouges; maman ellemême, calmée à présent, me tire l'oreille quand elle est de bonne humeur et me dit avec un rire satisfait : ce Cette gamine, c'est qu'elle fait déjà ce qu'elle veut des hommes ! Tu n'as pas honte, à ton âge? attends au moins que tu aies seize ans révolutionnés! »
... Quant à Julien, il a promis à Fausta et à maman d'être sage. Mais nous nous bécottons tout de même un peu dans les coins noirs.
C'est amusant.
Derniers Conseils
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Madame de Guyonnet à monsieur Taul Chamberlan.
^Tv-^f'E suis rentrée à Paris hier, mon aimé, v^ ^M ^^ cette petite plage hollandaise où ^^^^3% j'^i ^^i^ ^^^ saison mélancolique : et voici que ce matin — (quelques amies invitées à déjeuner, pour potiner bien vite) — j'apprends que vous vous mariez... Je ne vais pas ajouter, comme dans la romance : a Tu sais que j'en vais mourir!... » Mais tout de même, je suis un peu triste.
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Je suis triste parce que vous me quittez; je le suis davantage, je crois, parce que vous avez préparé silencieusement et sournoisement votre projet, sans en rien dire à votre vieille amie... Quoi! cinq ans de vie plus étroitement commune, à coup sûr, que celle dont vous vivrez avec votre femme (car, si nous ne nous voyions pas tous les jours, au moins avions-nous chaque fois quelque chose à nous dire), — cinq ans de bonne tendresse où j'ai partagé vos demi- joies et vos demi-chagrins d'homme du monde, ne valaient-ils pas un peu de franchise et de confiance? Au lieu de m'écrire, tous ces derniers jours, de jolis petits bouts de lettre jésuitiques où vous persistiez à m'embrasser sur les lèvres, en post-scriptum (qu'eût dit votre fiancée, cher?), ne pouviez-vous venir à moi, visage découvert, et me déclarer simplement : — « Jeanne, je fais une fin... Je me marie... Mais comme vous êtes la personne qui me connaît le mieux et qui m'aime le mieux ici-bas, je veux vous consulter avant toute autre?... »
Et bien, mon beau Paul, demandée ou non, vous n'échapperez pas à ma consultation... Puisque