‹ Lettres de Gui Patin, 1630-1672Chapitre 100 sur 260 · L'ouvrage était de Mentel : De Epicrasi. Paris · texte numérisé non relu

L'ouvrage était de Mentel : De Epicrasi. Paris

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a écrit du scorbut'. On nous a apporté ici de Dijon un in-folio gros comme un Fernel, intitulé ilfan7tmu5 or6/5, etc." C'est une description de la mer, de ses détroits et passages et des navigations célèbres qui ont été faites de temps en temps, avec plusieurs petites cartes en tailledouce. L'autheur est un avocat de Dijon fort sçavant, nommé Cl. B. Morisot', qui est le vra\ autheur du Veritatis lacrymœ\ qui se met derrière VEiipJiormion de Bardai". Le dimanche 19 de ce mois, trois de nos médecins ont été appelés à Saint Germain pour y voir le Roi", scavoir : MM. de la Vigne, nostre doyen, M. Guénaut Faisné', et

1. (( Moyens préservatifs pour la guérison du scorbut. » Lton, 164â, in-8°. Falcoiiet (/l"rfré', né à Roanne, le 12 novembre 1612, mort en cette ville, en 1691. Docteur de Montpellier en 163i, fixé à Lyon et agrégé au Collège des médecins de cette ville en 16M, docteur es droit la même année, il fut appelé à Turin en 1663 pour soigner Christine de France, fille de Henri IV et reçut le litre de premier médecin de cette princesse. En 1667, il fut nommé éclievin de la ville de Lyon. Falconct est surtout connu par sa liaison avec Charles Spon et Patin. La plupart des lettres de celui-ci lui ont été adressées. Au moment où Patin écrivait la lettre ci dessus, on voit qu'ils ne se connaissaient pas encore. Ce fut sans doute sa question qui fut le point de départ de leur longue amitié.

2. Orliis maritimus, sive de rerum in mari et littoribus gestarum generalis historia. Dijon, 16i3, in-fol. Ce livre de Morisnt est un des premiers ouvrages dont l'histoire de la marine ait été l'objet.

3. Morisot(C/fl(!f/t'-/>V,T//ié/emj), seigneur de Chandenay et de Vernet, né le 12 avril 1592, à Dijon, mort dans cette ville le 22 octobre 1661.

4. Alithophili veritatis lacrymœ, sive Euphormionis Lusinini Continuatio. "Genève, 1624, in-12.

5. « Euphormio » Elzevir. Leyde, 16.37. Satire allégorique, dirigée contre les Jésuites — avec clefs — traduite par Drouet de Maupertuis. Anvers, 1711. L'auteur Barclay (Jean), poète et théologien français, né à Pont à-Mousson en 1582. mort, à Rome, le 12 août 1621.

6. Cette consultation eut lieu le lendemain de la déclaration du Roy pour la Régence (20 avril). D'après l'ouvrage de Lyonet (16i7), \ autier était un des consultants. On voit que Patin ne le cite pas, et signale, au contraire, la présence de Guénaut.

7. Guénaut {François), né à Paris, reçu docteur de la Faculté en 1612, premier médecin du prince de Condé et d'Anne d'Autriche. Il devait être appelé, sous le règne de Louis XIV, à donner des soins au roi, à la plupart des courtisans, et à devenir le praticien le plus répandu de la Ville et de la Cour. Il dut sa célébrité — non à ses titres scientifiques — il n'en avait aucun —, mais à son habileté personnelle et à la situation exceptionnelle qu'il avait su acquérir à la

M. Moreau, nostre bon ami. A vous dire le vray, je croi que ce pauvre prince se meurt, et si cela arrive, je souhaite que Dieu lui fasse paix.

Je vous baise très humblement les mains, et suis,

Monsieur, Vostre très humble et très obéissant serviteur.

Patin.

De Paris, ce 21 Avril 1643.

Edit. d'Amsterdam 1718.

— DE La Haye 1718.

— DE Paris 1846.

Cour. Il la dut aussi à rantlmoiiie dont il osa se déclara le i^arlisan, malgré les foudres de la Faculté et de Patin :

« On compterait plutôt combien en un printemps Guéuaut et l'antimoine ont fait mourir de gens ».

Il est redevable d'un autre genre de célébrité à Molière qui ne craignit pas, malgré les hautes influences qu'il possédait, de le faire figurer en 1605, dans «l'Amour médecin» sous le nom de Macroton avec les trois autres médecins de la Cour, Eiie Béda des Fougeraies (Desfonandrès) Esprit (Baliis) et Valot ou Daquin (Tomùs). Guénaut était très a\are — et peu scrupuleux — d'après Patin, qui nous apprend plus loin, qu'il répétait à f[ui voulait l'entendre « qu'on ne saurait attraper Técu blanc des malades que si on les trompait. »

EuiT. d'Amsterdam 1718. T. 1 PAGES 18-22.

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