‹ Lettres de Gui Patin, 1630-1672Chapitre 121 sur 260 · DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

DÉCEMBRE

1. « Disquisitionuin iiuuiicnruin Lihri sex . m Louvai.\, 1o99, in-i", traduit en français par Andrô Duchcsne. Paris, 1611, â vol. in-i". Delrio, savant néerlandais, né à Anvers, le 17 naai 1551, mort à Louvain, le 19 octobre IGOS.

2. Cœsalpinus {Andréas), né à Arezzo (Italie) en lol9, mort en 1(303. Dans cet ouvrage ce médecin italien, se plaçant au-dessus des préjugés de son temps, combattait la magie et la sorcellerie. Cela n'empêcha pas le pape Clément VIII de le nommer son premier médecin,

Mss. 9357, FOL. 13.

LETTRE C A Mo.NSiEUR Spon, docteur en médecine, a lion.

Monsieur,

Je vous donne advis que le vendredy XI de ce mois, j'ai donné au Coche de Lyon, un petit pacquet de livres pour vous, port payé, dans lequel vous trouverez ce qui suit. Le livre de M. de Baillou de morbis vlrginiim et malieruni, etc. , U. Le rappel des juifs, S. Palmarias de vino et pomaceo, S. Disqiiisi'io disquisitionis de Magda'ena massiliensi, S. La Rome ridicule, 8. Vila Loisellorum Ant. et Guidonis, 8. Examen de la Reqaeste présentée a la Reine par le Gazeltier, U. Factoni de nostre Doyen contre le Gazettier, U. Reqaeste du Gazettier à la Reine, 0. factoni du Gazettier, U. Factom pour .17. de Bouillon, par M. Justel, U. Seconde apologie pour l'Unioersite de Paris, in 8. Théologie morale des Jésuites, in 8. ' Discours contre Marthe Brossier par M. Marescot, in 8. Plus, cinq Thèses de Médecine, et une qui m'a autrefois esté dédiée. De ces cinq, la dernière est la mienne : je vous prie de la lire, et de m'en donner vostre advis ^ j'aurois volontiers attendu que le livret de M. du

1. Tout le passage précédent supprimé dans les édit. antcr. Le préambule de la lettre raccordé au « Discours contre Marthe Brossier ».

2. Le 17 septembre IGi.S, Patin faisait soutenir à !a Faculté, par le bachelier Courtois, une tlièse » qu'il aiait, selon l'usage, écrite luimême, sous le titre suivant : n Est-ne totus homo à natnrâ morbiis i' » Les maladies de l'homme lui viennent-elles toutes de la nature.'' imitation d'un — lotus homo ab ipso ortu morbus — qu'on trouve dans les épîtres d'Mippocrate. Cette thèse obtint un immense succès et ne

Yal, qui est un catalogue et des éloges des Professeurs du Roy, fut achevé : mais ce bon homme, corpore menteque scnescens, est devenu si lent, que je ne voids non plus de dessein en luy de bien achever qu'il a eu de bien commencer. Quand il sera fait, ce sera pour un autre pacquet avec les autres choses qui se présenteront : je vous prie de prendre en attendant de bonne part ce petit pi'ésent, qui n'est rien au px'ix de ce que je vous doibs : je tascheray de faire mieux à Fadvenir.

M. Huguetan a-t-il commencé les Institutions de G. Hofmannus ? bon Dieu ! qidd moratiir in tam piilcro opère? Si M. le Gagneur ne vous a veu, il vous verra bien tost : je vous remercie du bon accueil que vous luy voulez faire à cause de moy ; il est honneste homme, et bon amy. Depuis que M. de Saumaise est party, je n'ay rien entendu de luy : Lilinam secundo vento ctfelici ciwsu delatas sit in Hollandiam. M. Petit Je ÎS'ismes est fort mal, et tout hectique, à ce qu'on m'escript de Montpellier. M. du Moulin s'en est retourné : laborabat ab atra bile, et intempérie calida sicca viscerum. Je vous maintiens et vous asseure qu'il est très faux qu'il ait esté malade d'imagination : je l'ai trouvé trés-sage et très-posé et ay eu grande consolation de le voir en ce grand âge : c'est un mal qu'on luy impose, et suppose, à cause de sa vieillesse. Je luy ay trouvé l'esprit aussi réglé, et aussi présent : la mémoire aussi ferme et asseurée qu'il puisse jamais avoir eue et sm- une grande diversité de matières dont je pris grand plaisir de l'entre^ tenir : aussi fut il bien aise de voir que je sçavais beaucoup de ses nouvelles. Il est retourné à Sedan : s'il avoit le corps aussi frais et bien tempéré que je trouve son esprit, ilpourroit y vivre longtemps : mais il faut dire de ce cas avec Horace :

Vita siimma brevis spem nos vetat inchoare longain.

fut pas liréu à moins de six éJilions (la dernière en 1(540). Paris, in-4° de huit pages^ chez la veuve Jérôme Dlageart. Le fond de cette élude est naturellement consacrée aux calamités dont est affligée la nature humaine. Le tableau est chargé — mais buriné — en style magistral. Bien entendu, Patin n'a pas laissé échapper l'occasion de dire leur fait aux apothicaires et à Renaudot.

parcequ'il est bien sec el bien cassé. Pour ses œuvres, dont il n'y a encore rien de commencé, reposez vous sur moy : nihil qiiidquam ex ils prœtermittam, qiiœ siint ojficii erga te mei '.

Le traité de Marthe Brossier que trouverez dans vostre pacquet est proprement de Maistre S. Piètre ; mais il passa soubs le nom de M. Marescot le bon homme, qui estoit son beau père '. J'ay grand regret et vous en demande pardon ; je viens de prendre garde, en relisant vostre lettre, que j'ay oublié de mettre dans votre pacquet le Castellaniis, de vitis medicoram, que m'y aviez demandé. Voyez, je vous prie et m'indiquez comment je pourray en amender la faute, pour quoy faire je suis tout prest. Je serois ravy d'avoir le Divortio céleste en françois ; j'espère qu'il en viendra de deçà \ J'ay veu icy les mémoires de M. de Rohan manuscripts, ce livre devroit estre imprimé à Genève \ 11 est très bon. J'ay veu pareillement le livre De Plantis à Sanctis. etc. duquel s'est servy nostre maistre Guillaume du Val en sa fourberie des Saints Médecins, que je vous envoyay in-4% il y a quelques mois. Pour le Sinibaldus, j'espère que je le verray quelque jour.

Il y a icy du bruit à la cour, pour une querelle qui a esté entre M. de Guise et M de Coligny, qui est fds de M. le maréchal de Chatillon : ils se sont battus en duel, dans la place Royale, et se sont blessez l'un l'autre, mais pas un d'eux n'en mourra : chacun d'eux est blessé en trois endroits mais légèrement, et sans danger de mort ". Nouvelles nous

1. Dans les éditions antérieures, tout le passage qui précède a été supprimé.

2. Marescot (Michel) né à Lisieùx en 1.Ï39 mort en lOOo. Docteur de la Faculté de médecine de Paris en 1566, et doyen en 1.J88.

3. Le céleste divorce ou la séparation de J. C. d'avec l'Eglise romaine, son épouse, à cause de ses dissolutions, 16ii-, pet. in-12, attribué aui Elzevier. Traduction de rouvragc italien de Ferrante Pallacicino.

4. Mémoires du duc de Hohan sur les clioses advenues en France depuis la mort de Henri le Grand jusqu'à la paix faite avec les réforme: au mois de juin 10'2'J. Ils furent publiés pour la première fois, par Sorbières, en Hollande, en 1644, in-8' ; réédités également en Hollande en 1646, in-i2; à Paris (Leyde) 1661, 2 vol. in-12; et à Amsterdam (Paris) 1756, 2 vol. in-12, avec une préface de l'abbé Gouget.

5. Coligny fut blessé deux fois et désarmé par son adversaire. Cf. sur celle affaire qui, en raison des personnalités en cause ;la duchesse

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sont arrivées que M. de Saumaise est en Hollande en bonne santé, et qu'il y a esté receu de grand cœur par tous ses amis. Un Intendant des finances, chez lequel j'ay aujourd'hui disné, m'a dit que M le Surintendant qui est le Président de Bailleul, veut obliger M. de Saumaise en amy, (je sçay bien qu'il l'aime fort), et qu'il veut trouver les moyens de le faire revenir en France et de l'arrester à Paris à bonnes enseignes : quod iitinani fiat : et c'est pourquoy beaucoup de gens disent à Paris que M . de Saumaise reviendra icy l'esté prochain : je souhaitterois volontiers qu'il ne revint pas de deçà, qu'il n'eut fait imprimer à Leiden tout ce qu'il a tout prest en ce qui regarde la religion, d'autant qu'il n'en aura jamais icy guères de liberté, veu que nous sommes icy tous entourez et obsédez de moines et de moineaux de tout plumage, qui perfas et ne/as verilatem in injaslitia detinenl. Je pense que vous avez veu le Davila en Italien, imprimé tant à Lyon qu'en Italie ', in-4° ; il a esté traduit en françois, et

de Longueville et Madame de Montbazon) causa à la cour une immense émotion, (lousin : La jeunesse de Madame de Longucville, cliapitre lll, les Mémoires de Mademoiselle de Montpensier, de Madame de Motleville, de la Châtre, de la Rocliefoucault, d'Ormesson, les Lettres de Balzac.. .. etc. On chansonna Madame de Lonjj;'ueville:

Essuyez vos beaux yeux, Madame de Longuevills ; Essuyez vos beaux yeux, Coligny se porte mieux.

S'il a demandé la vie, Ne l'en blâmez nullement ; C'est pour être voU-e amant, Qu'il veut vivre éternellement.

1. Davila (Henri-Catherin), né aux environs de Padoue en lo76^ mort en 1631 — Son histoire des guerres civiles de France — source précieuse d'informations dans la dernière moitié du siècle — parut sous le titre : Historia délie guerre civili de Francia, de Henrico Catherino Davila, nclla quale si contengono le operazione de quailro re, Francesco II, Carlo IX, Henrico III, Henrico IV, cognoniinato il grande. Venise. Tommasn Baglioni, 1G30. Rééditée plusieurs fois et traduite en français, — Outre l'édition de Lyon dont parle Patin, il y eut une édition à Paris, en 164-4. C'est une des meilleures. La meilleure traduction française est la suivante. « Davila {Henri-Catherin). Histoire des guerres civiles de France sous les règnes de François 11, Charles IX, Henri 111 et Henri IV, Iradtiite de l'italien avec des notes critiques et historiques par M. l'abbé M*** (Mallel de Grosley). Amsterd.vm, 1757, 3 vol. in-i" ».

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imprimé icy in-fol. en deux petits tomes, qui se peuvent relier tout en un : on le vend icy 20 livres aux curieux, qui en font grand estât : et ce. avec raison, car outre qu'il coûte bien cher, il y a de fort belles choses en cette histoire. Le sieur Du Pleix, qui est en sa maison à Condom en Gascogne et qui travaille à achever l'histoire du dernier Roy, depuis dix ans, a icy envoyé son fils, pour recevoir des mémoires du Duc d'Orléans, de M. le Prince et du Cardinal Mazarin : et quelques uns de moy aussi, touchant la mort du rouge Tyran, et du Roy Louis XlII.

J'ay peur que sur cette grande diversité de mémoires, qui partent de mains et d'intentions si différentes, il ne face rien qui vaille, et qu'il ne se face autant d'ennemis à cette 2" partie qu'il a fait à la i". Il aura luy-mesme bien de la peine à accorder tous les mémoires tant faux que vrays qui luy seront délivrez de la part de ces Princes, qui voudront tous estrecrus, etestre mis dans l'histoire, selon leur caprice ou le degré du crédit qu'ils auront : et ainsi ce sera une belle pièce que cette histoire escripte ad lihidinem dominantium. M. le Président de Bailleul, Surintendant des Finances, tomba fort malade avant hier tout d'un coup : fuit aligna siispicio veneni : il est fort incommodé d'une grande perte de sang qiiœ repenle oborta est : ces grandes charges font envie aux ambitieux et les poussent à de violentes extrémitez per inalla scelera.

Si vous prenez la peine de lire ma thèse, je vous prie de considérer le nez et les mœurs du GazetLier,u6t acium est de morbis nasi. Apres le mot de nchulones, vous y trouverez sou nom, en prenant chaque première lettre des huit mots suivans, dont le premier est ridiculi, le second cffranœi, le troisième nefarii., etc. '. On dit qu'à la Cour il y a quelque brigue contreM. Cousinot premier médecin du Roy ; on dit qu'il ne gardera guère longtemps cette place, qui est ibrt enviée sur luy, combien quejusques icy la Reine l'ait tous-

1. Voici le passage: Corriipluin nasmn seqiiitur corruptio nioruin; ex islo enim nasonum génère, qui, nncidulo ore loiumnlnr, nehuluncs surit, rtidiculi, KJfrœnœi. Xefarii, Ardeliones,Vafri. Dolosi, Ohgneni, Tiirbuleitli. mcndaces, maligni, invidi, quadruplafores, flagitiosi, infâmes, contumeliosi, facinorosi... » tlcnaudot n'est pas nommé, mais personne ne peut

jours protégé. Je ne sçaurois deviner qui en sera le successeur, et en doute fort. M. de Noyers est icy de retour de sa maison, où le dernier l\oy l'avoit envoyé ; la Reine luy a permis d'estre icy : toute la troupe Loyolitique employé tout son crédit pour le faire entrer dans le gouvernement, mais ils n'ont pu jusques icy, tous ensemble rien avancer en cet affaire : et Dieu aidant, n'en \iendront jamais à bout : ces maître fourbes, soubs ombre de religion, feroient bien valoir leurs coquilles, s'ils avoient du crédit durant cette minorité. On me vient d'asseurer que le (îazettier, qui est un autre incornmodiim seciili, aussi bien que les Loyolites, est malade, il y a xv jours : qu'il n'a pas la fièvre, mais qu'il est fort maigre ; et qu'il prend force bruvages, ut se vindicet : quidam suspicanUir ulcas imminens in pulmone, alii lueni veneream, quod, facilius credidevini : scio eniin ejusmodi ncbuloncm esse libidinosissunum\ Dieu le veille bien amender. Je vous baise bien humblement les mains, et suis.

Monsieur, Vostre très humble et très obéissant serviteur.

Patin.

De Paiis, ce 24 de Décembre 1643.

De Spon, AU revers: 1(543. Edit. d'Amsterdam 1718.

Paris, le xxiv décembre. — de La Haïe 1718.

Lyon, xxs di dit. Risi'osta — de Paris 1846. V .janvier 1611.

s'y tromper. Palin trouve encore le moyen de placer son nom, par une espièglerie qu'il révèle lui-même. Les premières lettres majuscules des huit premiers mots à partir de « RidicuU » donnent en effet, comme il le dit, Renaudot. La thèse contient aussi des allusions au cardinal de Richelieu.

1. Toute cette dernière partie est supprimée dans les lettres précédentes.

Mss. 9357, FOL. 15.

LETTRE CI A Monsieur Spon, docteur en médecine, a Lion,

Monsieur,

Le pacquet que je vous ay envoyé ne mérite pas vos remerciemens : — il ne peut estre en vostre endroit qu'une marque de ma reconnoissance, et comme j'ay grande envie de m'acquitter de tout ce que je vous doibs : voilà pourquoy, non est qiiod mihi grates agas qmim longe pliira tibi deleam. A mesure que j'auray le moyen et l'occasion de faire mieux et davantage, ioto aninio tolisque viribus perficiam. Pour ma thèse, à ce que je reconnnois parla vostre, elle a esté aussi bien receue à Lyon qu'à Paris ; les douze cents de mon Bachelier ont esté distribuées icy en XY jours : de sorte qu'il m'en a fallu faire une nouvelle édition, à laquelle j'ay changé et adjousté simplement quelques mots, sans grand dessein ; j'eusse bien pi\ y en adjouter d'autres, mais je garde ces pensées pour quelque autre fin : de peur que cela ne paroisse trop affecté. On en a fait icy beaucoup plus d'estat que je ne mérite. Dans le premier pacquet de M. Jost, qui partira pour Lyon, vous y en trouverez une in- fol. qui est dédiée, et 4. de la 2. édition, afin que vous en puissiez faire part à vos amis : et si par cy-après, vous en avez besoin, vous n'en sçauriez manquer. Il est vray que Pline et Sénèque m'ont bien servy ; mais je n'en ay pris que le moins que j'ay pu, de peur de trop moraliser. J'ay dessein de faire et de rédiger par ordre toutes les preuves et les auctoritez de chaque mot de ma thèse, ce que je feray, dès que j'en auray le loisir, mais ce ne peut estre qu'après Pasques, à cause des empesche-

mens que nostre eschole nous fournit de joui en jour, et nous fournira jusqu'en ce temps là ; et néantmoins en l'attendant, je tascheray de vous respondre en bref sur ce que vous m'en avez proposé. L'opinion de nos anciens que j'ay veus et pratiquez, et le commun sentiment de nos escholes est que la fièvre de la petite vérole nil est aliiid quàm synochus summb putris à nmlla materia crassa et sordida, in qua et ex qua papiilœ emergunt, tanquam symptomala morbi magnitudinem et cacoethiam adagentia, et qu'il faut traiter comme une fièvre continue, habita semper ratione excellentis et sordidœ illius putredinis, à qua pende t morbi malitia et totsymptonmiiim qiiseab ea emergunt: sans nous arrester à l'opinion des Arabes, de Fernel, ny de Mercurial ', do chacune desquelles j'ay dit un mot. C'est chose certaine qu'Hippocrate et Galien n'ont jamais veu cette maladie : il y a bien dans iceux quelques papules et quelques taches: mais il n'y en a en aucun endroit, lalis congeries symptomatum, qualis est in nostris variolis : bref, là comme ailleurs, multa sunt similia, paucissima sunt eadem, imb nulla. Je tiens l'opinion des Arabes fausse, qaod sit à sanguine menst}'uo. parce qu'en ce cas là, nul n"en seroit exempt : or est-il que plusieurs ne l'ont jamais eue : et j'en ay veu en ma vie une infinité, et ceux qui n'ont jamais mangé de bouillie en sont beaucoup plus exempts : je croy que c'est aussi une des raisons qui m'en a exempté : feu ma mère ne m'ayant jamais nourri que de ses mamelles : la bouillie estant un aliment grossier, qui fait beaucoup de colle et d'obstructions dans l'estomac, et dans le ventre, et

1. Mercuriali .Hieronimo), né à Forli (Italie), le 30 seplcmbre 1530, mort le 13 novembre 1606. Professeur à l'Université de Padoue en 1369, à celle de Bologne en 1587. Un des médecins célèbres du xvie siècle. A publié de nombreux travaux, dont on trouve la bibliographie dans les historiens spéciaux. Les ouvrages que dut consulter Patin sont ]oDc morbis pueroriim tractatitslocuiActissimi — Venetiis, 1o83; Francofurti, lo8i. in-4" ; et le De morbis ciitancis et omnibus corporis humant excren^entis. Venetus, 1572, 1583, 1601, 1623, in-4°. Basile.e, 1377, in-8". Venetiis, 13S0, in-i». Leyde,1623. in4<>. Ces éditions succès, sives montrent quels furent l'importance et le succès des œuvres de Mercuriali.

qui fournit beaucoup de disposition à une maladie de pourriture. Mes enfants n'y ont point esté subjets aussi, qa'ia eos a puUiciilœ usa siihlraclos volai, eliam invilis niifricibus, et inlerdam reclamanlibiis : mais j'en ay esté le maistre, idque prospéra siiccessu.

Balneum aquse egelidse est un bain d'eau tiède : duquel je me sais quelquefois servy. M. Bouvard m'a dit. il y a plus de 18 ans, qu'il s'en estoit heureusement servy, autrefois en plusieurs, et mesmes en sa fdle laquelle est aujourd'huy femme de M. Cousinot, premier médecin du Roy : Pline a dit quelque part/on/t*.? egelidos, pour tepidos : je ne sçay si ce mot est équivoque, mais je l'ai tousjours veu prendre pro tepido : en ce sens, il est usurpé par Suétone, par Cornélius Celsus, et autres. Catulliis ver vocavit egelidum propter tepididatem :

Ver egelidum, mine est mollissimus annus.

Lapidem Bezoar nnuci non habeo : est Jîgmentunt pharmacopœoriim crediilos œgros ludentiuni ; il ne faut estre ny chrestien, ny philosophe, ny médecin, pour ordonner cette bagatelle, quœ nulla fulcitur authoritale , nulla ralione, niillo experlmento. Pour les deux eaux distillées, si retineant naturam suse herbœ, snnt calidœ, ideoqae noxiœ in quibiis variolis, inquihus siimma semper adest intempéries, et profunda putredo : saltem habentin se quoddam enipyreunm, œgris et nativo calori inimiciim. Decoctum lenlium est adstringens, tantuni abest ut possit jiivare eruptionem variolarum, quœ solis evacuantibus perfîcitur, verbi gratta vense sectione et catharsi iempore et loco celebratis. Adde quod nullum esse puto in rerum natura prœsidmin,quod proprie et per se cariolas intra foris expellat. Confect. Alkernies, et de hyaciniho plurimiim calent alieno calore et extraneo, quo jam abundant corpora eorum qui variolis laborant, et a quo calore extraneo suffocalur atque strangulalur calor nativus tune informus propter pulredineni et naltira conatum. Sunt Arabica remédia. Arabum inventa, neutiquam cardiaca : ea sola siinl cardiaca quœ sanguinem et spiritus cordi sahministrant : sola alimenta illud prœstanl, ergo sola alimenta sunt cardiaca. Imo ex

Gai. comm. in Hipp. de ratione vicias in acuiis, aqua non roboral quia non nutrit, etc. Gennasa est tumor qui olim Romœ apparaît, et postea evaniilt. Ce que vous appeliez le fourclion à Lyon, est phlegmone carbancalosa, qu'on appelle icy le fourchet, qui vient assez souvent aux mains, mais je ne l'ay jamais veu aux pieds ' : Pedes piilmonei, idest tainidi ; Jreqaenlissinuim symptoma inhydrope palnionis. Plautus pulmoneos pedes dixit tumidos : sicut Plinius pulnionia qusedam poina vocata ait, id est stolidè tamcniia. Vide Jos . Scalig. epistolaruiu. pag. hU. edit. Leyd. Cor lienosum est de Plauto ; et est melancholicoruni qui palpitationi Cordis sunt obnoxii. Per urethrum inlelligimus ducium urimv, queni inepti quidam wagicis ariibus frustra alligant atque subjiciunt cuin sit merani vitiani lœsœ iniaginationis. Montaigne en a parlé en ses Essais, et s'en est mocqué sagement : le peuple qui est sot et impertinent croit des merveilles sur ce qu'on dit de cheviller, de njucr l'aiguillette, etc. ! Quœ omniarideo. Per dracunculos. intelligo vermiculos pedibus prœditos, qui nascunturin venis, anctore Galeno: cujus locum alias indicabo. M. de Baillou a fort parlé en ses Epidémies, d'une certaine toux à laquelle sont subjets les petits enfans, que les Parisiens appellent une quinte, quod quinta quaque hora ferè videatur recurrere'. Un de mes petits garsons âgé de 3 mois, ayant esté mal à propos porté dans la rue du-

1. On appelait en vieux terme de médecine « fourchet » ou « fouBciion » un furoncle ou « aposthume » place entre deux doigts de la main m où il se fait comme une fourchette ».

2. Il s'agit de la coqueluche. Guillaume de Haillou est le premier auteur qui l'ait décrite. Il est, en effet, certain que les relations anciennes de la coqueluche s'appliquent à la grippe moderne. La coqueluche ou le coqueluchon était une sorte de capuchon porté par les femmes et par certains moines et on suppose que les grippés s'en couvraient la tète, d'où la dénomination que prit la maladie. Baillou désigna la vraie coqueluche bi maladie que les Parisiens appellent quinte sous le nom de Tussis quinta ou quintana, parce que les quintes — comme le dit Patin — revenaient toutes les cinq heures. Le langage populaire adopta l'expression et l'accès de coqueluche garda le nom de quinte. Voir Guil. Baillou, Epideniicorum et epliemeridiini libri duo. P.vRisiis, 1640, in-i". Les opéra omnia de Baillou avaient été publiés par Thévart en ■163o. Mais l'une et l'autre de ces publications étaient bien récentes et on comprend que Patin ait parlé de la toux de son enfant comme d'une maladie extraordinaire.

rant le grand froid, par sa nourrice, en prit un tel rheume, et une telle toux que, cincq sepmaines durant, il en pensa estoufîer : quand la toux luy prenoit, cesloit un accez à supporter de demi-lieure, ou de trois quarts d'heure, en toussant perpétuellement sans aucun relasche : il me sembloit à toute heure qu'il s'en alloit estoufîer : deux saignées et force lavemens le garantirent : il est aujourd'huy un des plus forts de mes cincq petits garsons. sine alla noxa pulmonis. Ce mal est icy assez commun : je l'ay veu mil fois : fit a decubitu serosi, ienuis et crudi humoris in pulmonem, defliientis al[que\ depluentis, tuni à cerehro, tum à venis thoracicis qiiœ feriintur ad eiim. La saignée, les lavemens, la bonne maramelle. l'abstinence de la bouillie, et les tenir chaudement, en sont les grands remèdes; peut estre que ce mal n'est pas commun à Lyon ; Dieu en préserve vos petits, quand il vous en aura donné : c'est un cruel mal pour les enfans, et pour les parents qui les aiment. Le mot de r.yy/.yyy. est du bon Erasme, en ses Epistres, où il se plaint rpie la goutte ne le tient plus seulement aux pieds et aux mains, mais aussi par tout le corps. Arles Dardaniœ sunt avles magicœ. Cette façon de parler est tirée de Columella', qui a dit ces mots Quod si nulla valet niedicina repellere pestem Dardaniœ veniant artes, etc. Joint que Dardanus intcr magiœ principes annumeratur al) Apuleio in Apologiapro se. Voilà ce que je sçay sur vos questions, je souhaitte que ces miennes responces vous puissent contenter.

Pour ma thèse, je ne la tiens pas si bonne que vous la faites : c'est que vous me voulez flatter : mais au moins elle est divertissante. En l'édition qui est in-4°, j'y ay adjouté, page 3, paulo post médium, un petit mot du scorbut, de quo mulii multa scripsere. A la 4° page, j'y ay transposé une ligne, en parlant du nez du Gazettier. Page o,

1. Columella {Juiiiits Moderatus), savant agronome vivant au l" siècle de l'ère chrétienne. A écrit un traité d'agriculture, qui est un des plus complets que l'antiquité nous ait transrais. A été traduit en français par Claude Cottcreau en lool-loo2, in-i". Saboureux, 1771. Dubois, 1840.

paiilo posl mcdiiim, après ce mot heroes, j'y ay adjouté une ligne et demie, la(iuelle est Urée d Aristote: /jro6/ew. l. sect. 30, où il est parlé de Lysander, général d'armée des Lacédémoniens qui estoit un grand esprit d'homme, mais grand fourbe et grand tyran : et duquel on pourroit tirer de beaux parallèles avec le Cardinal de Richelieu (pii fiiil crudelissimus tyrannus empiricus in arte regnandi, et verè nebulo poUticus . Infelix cl insanus prœdo Galllanim ' hoc unum satagebat, ut nirninim posset per fas et ne/as ditescere. ncc tain exercebat arte m regendi qiiàm fallendi homincs. Page 6, paalo posl niedUim^ j'y ay adjouté un mot de la fièvre ([uarte, qui est d'A. Gcllius, in noctib[iis] Atticis. lib. 17. cap. 12. J'y ay cité le mot de Phavorin exprès, qui estoit un brave Gaulois, en la cour de l'Empereur Adrian : de qiio niiilta legiintiir apud Diog. Lacrtiam, passini : et apud Philostraluni de vitiis Saphistarum. Phira scripserat quàm Plularchus eaque optinia. Page 7, paulo antejinem ;j'y ay adjouté un passage de la mort, qui est tiré de Sénèque, in Consolationc ad Marciarn . Multa alla sacciirrebanf, qiue facile potiiissent siibjangi.^ à quib[us] [tanien] data operà abstinui, ne niniius viderer, et ut cum Jul. Cœsare Scaligero dicani, mère intempes tus.

Pour la 2' Apologie, ne craignez rien : la noire et forte machine qui estendses bras jusqu'à la Chine a bien d'autres empeschemens : son fauteur M. de Noyers ne peut rentrer en crédit : ils ne sont aimez ny de la Reine, ny du Mazarin. Pour les institutions de G. Ilofmannus. ce sera quand il plaira à Dieu, et selon que je comprends, à M Huguetan : puisse-il estre bien tost inspiré ^ J'ay sceu au bout de huit jours la nouvelle de la mort de M. Petit; dont je suis fort dolent: ces gens là ne devroient jamais mourir : vous me mandez qu'il est mort le 12. de Décembre et on m'a mandé de Montpellier le 22. Auquel dois-je croire? est-ce qu'il y a distinction in stylo novo et veteri-) si placel, solve nodum. Habeo jamdudum Epistolas obscurorum virorum quarum

1. Ce membre de phrase a été supprimé dans les précédentes éditions.

%. Passage précédent supprimé dans les précédentes éditions,

aiiclor est Joannes Reuchlinus ', dictas Capnio : qui a esté un excellent homme, et grand amy d Erasme et duquel il a fait un chapitre exprès dans ses Colloques : mais mon livre est d'impression d'Allemagne, de Basle, ou de Strasbourg, ante arinos 60. Levlniini Warnerum niinquamvidi : ne' que] Stokerl prax'un aiireani; cœlera habeo. Popalari vestro Meissonnier meliorem menlem exopto ne tandem fiat consors ad vinciila Divi Pétri, aut salteni indigeat vinculis Ilippocratis et veratro ad saniorem nientem recuperandani"'. Le livre des professeurs du Roy par M. du Val n'est pas encore achevé : il sera curieux, sed erit opiis verè pœdagogicum. La Physique de M. du Moulin n'est pas encore sur la presse, mais on dit que ce sera bientost \ On ne fait icy que des livres de forfanterie et de dévotion Monachale. Le livre de M. de Saumaise contre Heinsius, sur son Herodes Injanlicida, est achevé, mais ils n'en ont pas encore le privilège ; et ne vous puis dire quand ils le pourront avoir : est [enim] lentuni negotiiun. Le Pape a augmenté son collège de deux supposts, sçavoir d'un jésuite qui s'appelle Lugo, a/m^Nugo; et d'un chevalier de Mallhe qui est le Commandeur de Valencey, qui est frère aisné de celuy qui est aujourd'hui archevesque de Reims *. Les Suédoise! le Roy deDanemarc sont ensemble

1. Reuchlinus (Joannes) — Reuchlin (Jean) ou Capnio — célèbre humaniste allemand, né à Pforzheim, en 1435, mort à Suttgard en 1522. Les Epistolœ obscarorum y/roram,lol5-lol7,— écrites en opposition aux illustriiim virorum Epistolœ (1514), —dans lesquelles Reuchlin tourne en dérision les théologiens scolastiques, ses adversaires, dont il imite le style, furent publiées au cours de la fameuse querelle qui surgit entre le savant et les Dominicains de Cologne, au sujet de l'interprétation de certains textes hébraïques. Ces longs débats qui précédèrent de si peu la Réforme et qui agitèrent profondément les esprits en Allemagne se dénouèrent par la soumission au pape Léon XII de Reuchlin qu'effrayaient les violences de ses partisans Ilutten et Sickingen et les prédications de Luther.

2. Ici le passage suivant est supprimé dans les précédentes éditions et on y a ajouté, en revanche, un passage du post-scriptum.

3. Du Moulins (Pierre), Elenienta Lugicx. pliysicorum et clhicoruni, lG4o, in-S". Voir sa note. Lettre du 13 mai 1C>3(>.

4. Ces renseignements étaient exacts. Le pape Urbain VIII venait de créer cardinaux dans le dernier consistoire (1(543) Achille d'Etampes-Valencey, sujet français, commandeur el grand croix de Malte, général de l'armée pontificale contre le duc de Parme, et Jean de

A SPON 36o

en grosse guerre. On y a mis aiijourd'huy dans la Bastille deux prisonniers, qui ont, à ce que porte le bruit commun, conspiré quelque chose contre le Cardinal Mazarin. Je vous souhaitte bonne et heureuse année, et à toute vostre famille et vous prie de croire que je suis de cœur et d'affection.

Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur.

Patin .

De Paris, ce 18 de Janvier 1644.

Ne vous estonnez pas si celle lettre escripte dès il y a 8 jours, ne vous a esté rendue en son temps : elle fut oubliée par celuy qui avoit charge de la porter à la poste : et m'a depuis esté rendue. Nostrc nombre est diminué d'un : Pierre Richer ' est icy mort de la mesme maladie que le dernier Roy le 24 de janvier : vous trouverez son nom dans la 4" page du Catalogue de M. du Val, duquel le livre des Professeurs du Roy n'est pas encore achevé. M. Richer estoil un habile homme, sçavant et bon médecin, combien qu'il n'eut que 34 ans".

Ce 26 de Janvier, 1644.

De Spon, Aii REVLRS : 1614. EiiiT. d'Amsterdam 171S.

Paris. 26 jaxvier. Lyon, — de La Haye 171S.

31 DIDIT. RlSPOSTA 5 FÉVRIER. — DE PaHIS 1846.

Lugo, jésuilc espagnol. C'est dans le palais de ce prélat à Madrid que les jésuites distribuèrent le premier quinquina qui leur fut envoyé du j\ouveau Monde. De là, vient le nom de poudre de Lugo qui fut longtemps donné à ce médicament.

1. Richer {Pétri], né en IGIO, mort en 164i-. Bacc. 16.32. ]esper, 30 janvier l()3o. Doct. 12 février l()3o. Pasiill. 16 janvier 1636.

2. Le post-striptum a été supprimé dans les précédentes édilions, modilié et placé dans le corps de la lettre. Celle-ci est uniquement datée du 18 janvier dans les édit. antér.

366 LETTRES DE GUI PATlX

Mss. &3d3, fol. 84.

LETTRE Cil A Monsieur Belix, docteur e.\ médecine, a Trotes.

Monsieur,

Je sçay bien il y a long temps que je vous doibs responce ; mais j'espère que vous me pardonnerez mon silence; j'ay tant eu dafîaires j^our nostre Faculté, que je n'en puis encore respirer qu'à peine'. Je vous diray donc, pour responce à vostrc dernière, que les vers de M. de Bourbon contre le gazettiersur mon plaidoyé les voicy :

.\on traclal Medicus mutas inglorius artes, (Hoc tibi nec licuit dicere, magne Maro) :

Hippocratis Schola tota, Patinus et ipse rejcllit Orantem saiiimo quem slupuere foro,

Causa fuit tenais ; tenais non gloria. quando Insigni palmam de nebulonc tulit.

Je pense que M. vostre fils vous aura envoyé quelques exemplaires de mes thèses ; j'en ay fait faire une seconde édition in-quarto, pour en pouvoir donner à tous ceux qui m'en demandoient. Je vous en envoyé six, dont vous donnerez les cincq à qui vous voudrez ; par exemple, si vous le trouvez bon, à MM. Sorel, Allen et Camusat; à vos MM. de Courberon et Grassins, ou mieux, premièrement à M. vostre frère le chanoine ; et vous garderez pour vous l'exemplaire, auquel j'auray escript quelque chose, pag 3, où tout ce qui est rayé par dessous a esté adjouté en cette 2. édition, et ce qui est rayé à la 4" n'a esté que transposé. Si vous en desirez d'autres, je vous en envoyeray tant qu'il vous plaira, si elles vous plaisent.

1. Guy Palin avait clé censeur de 164:0 à lGl-2. Mais il conlinuail à s'occuper activement des affaires de la Faculté.

M de Saint-Germain a icy toutes ses asseurances ; il a presché quelqncfois en diverses églises ; c'est un excellent homme ; mais j'apprends que son histoire ne sera pas sitost preste, lenliim erit negotinm, quia dies adhiic mali sunt\ Donnons-nous patience. M. vostre fds me vient voir quelquefois ; il estudie ; j'espère qu'il vous donnera contentement : il a une meschante gratelle qui l'incommode, et laquelle il tasche de guérir. On imprime à Lyon une pratique de M. de Feynes, jadis médecin de Montpellier'. On ne fait prescpie rien icy, que des livres de moines, et des romans qui sont de la filouterie, tant pour le spirituel que pour le temporel. M. Grotius ^ ambassadeur de Suède, fait icy imprimer 3 volumes de Commentaires in Vêtus Testamentum^ approuvez de la Sorbonne, combien qu'il soit apparemment Arménien ; ils seront achevez dans deux mois. M. Richer. nostre collègue, âgé de trente quatre ans (je pense que vous vous souvenez de l'avoir veu), die 24 Januarii penetravit ad pUires, ex diarrhœa purulenta ab ulcère mesenterii, cuni febre lenta, etc. Je vous baise très humblement les mains, et à Madame Belin, et suis de tout mon cœur,

De Paris, ce 10 Février 1644*.

Edit. de Rotterdam 1695.

— iD. 1725.

— Paris 1S46.

1. 11 s'agit d"une hi.stoire de Louis XllI et de tout son règne, qu'avait écrite Mathieu de Morg^ues, sieur de Saint-Germain. 11 ne la publia pas.

2. Medicinapractica in quatuor Ubros digesta nunc, prinmin e biblio-

theca Cl. V. Renali Morœi, studiorun iisibus bénigne concessa. Lyo:<, IGoO, in-i", ouvrage posthume. Cf. la noie de Feynes : Lettre du 26 octobre 16'i3.

3. Grotius était ambassadeur de Suède à Paris depuis le 14 février 1G35.

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