La fondation du collège tic France
5. Budé {Guillaume) en latin Budens, un des plus grands érudits do France au commencement du wi^ siècle, et le restaurateur des lettres grecques. Né à Paris sous Louis XI, en 1467, mort dans cette \ille eu lo40. Fut sous Louis XII et François I^r^ maître de la Librairie, maître des Reciuctes, et prévôt des marcharids. Contribua par ses conseils et son crédit auprès de François I" à la fondation du collège de France. Cf. une tlièse sur Budé due à M. Reboté (1846).
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est traité également de la nation et du nom des Guillaume, qui avoient toujours favorisé Erasme, parce que ces trois Guillaume l'avoient recommandé à ce bon roy François I""", et avoient les uns sur les autres renchéri à dire du bien de lui ; sçavoir, Guillaume Budé, Guillaume Copus ' son médecin, et Guillaume Parvus son confesseur, qui devint évêque de Meaux".
Pour revenir au mot de fî/pon/mH5, je pense que Stella vouloit dire qu'il étoit du duché des Deux-Ponts au palatinat du Rhin, d'où étoit ce Yolfgangus, duc de Deux- PonLs, qui vint en France sous Charles IX, avec une armée pour secourir les protestants, et qui mourut de trop boire, à la Charité-sur-Loire, l'an lo69, dont on fit ce distique latin :
Pons superavit aquas, superariint pociila Pontein, Febre tremens periit, qui treino orbis erat.
Je sçai bien ce que c'est que le Facundus du P. Sirmond dont vous me parlez, et dont j'y ai vu le passage surlEucharistie que vous demandez. C'est une affaire à démêler à M. Arnauld, ou au P. Sirmond ' qui y a fait des notes en la lettre ït : Ce quy lui a déjà été reproché par
1. Copiis (Cop) né à Bâle dans la seconde moitié du xv* siècle, mort le 2 décembre lo32. — Docteur de Paris en 149o, médecin de Louis \I1 et de François I". On lui doit des traductions latines des œuvres de médecins grecs dont les Arabes avaient été des compilateurs et des copistes, la plupart du temps infidèles.
2. « Parius », dans les édit. antér. 11 y a là une erreur de transcription do la part des anciens éditeurs. Aucun Evêque de Meaux n'a porté le nom de Parius. Il s'agit évidemment de Guillaume Petit que Patin désigne sous son nom latinisé de « Parvus » et qui fut évêque de Troyes.
3. Cf. sur le P. Sirmond, la lettre de Patin et note du 3 junvier Î63S.
Le Faucheur' ou Aubcrtin', dans les doctes traitez qu'ils ont laits de l'Eucharistie * . Je me recommande à vos bonnes grasces, et suis de tout mon cœur.
Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur.
Patin
De Paris, le 22 Août 164o.
* Adoptionem quoque filiorum suscepisse Christum, si antiqai Doctores Ecclesia dixisse monstrantiir, nec ipsi,necomnis Ecrlesia qua talcs Doctores habuit, judicari debercnt hrcretici : nam Sacramentiini adoptionis suscipcre diijnatas est Christus, et qaando clrcumcisus est, et quando baptisalus est : et potest Sacramentuin adoptionis adoptio nuncupari : Sicul Sacramentum corporis et sanguinis cjus, quod est in pane et poeulo conserralo, corpus ejus et sanguinem dicinius, non quod proprie corpus ejus sit panis et poculuni sanyuis : sed quod in se niysterium corporis ejus, snnqninisque conlineant. Hinc et ipse Dominus bencdictum panent ci calicem, quein DiscipuUs tradidit, corpus et sanyuineni suuni vocavit, etc. Facundùs Sirmundi, p. 104.
Lettre reproduite dans tottes les édit. des lettres DE Patin a Spon, saiu- dans l'édit. d'Amsterdam 1718.
1. Le Faucheur (Mic/ieO né à Genève, vers la fin «lu xvi' siècle, mort à Paris le 1" avril lCo7. Théologien protestant.
2. Aul)crtin (Edme),n6 à Chàlons-sur-Marne en li39o, mort à Paris en 16o2. Théologien protestant et ministre de Charenton. L'ouvrage signalé par Patin fut publié sous le titre suivant : Conformité de la créance de l'Eglise avec celle de saint Augustin sur le sacrement de l'Eucharistie. Paris 1629. Réimprimé sous le titre : L'Eucharistie et ranciennc Eglise, 1G33.
Edit. de Rotterdam 1725 PAGES 16-19.