Cardan. Cf. Sa note : Lettre du 21 octobre 16i
4. Eraste ou Erasth — son véritable nom était Lieber — célôbro médecin allemand, né à Auggcn(m,en Brisgavv, en lo2i5; mort à Bàlc en 1383. Docteur do Bologne, il professa la médecine à l'Université d'Hcidelbcrg, et à celle de Bàle, lo81-loS3 Eraste fut l'adversaire do Paracelse: Cf. son livre contre les doctrines de Paracelse : noie ; l^etlre du 19 décembre 16UG,
laquelle elle traite, et pour vous prier de croire que je suis et seray à jamais,
Monsieur, Vostre très humble et affectionné serviteur.
Patin.
De Paris, ce 28 Octobre 1631 .
J'ay oublié à vous dire cy-dessus que durant les grandes pestes de 1582 et 1583, un médecin de cette ville, fort sçavant, nommé M. Malmédy, qui estoit un illustre beuveur, se jetta volontairement dans l'hospital de la peste de ce temps là, sans aucuns gages, où il gagna néantmoins beaucoup, et n"est mort que plus de vingt ans après de pure vieillesse. Le médecin Senelles ', qui estoit dans la Bastille pour Thoroscope du Roy, où il se promettoit que le Roy mourroit au mois de septembre, est condamné à perpétuité, et ses biens confisquez au Roy : sa charge de médecin par quartier, donnée à un de nos compagnons nommé M. Baralis ^, qui est très honneste
1. Senelles et non Semelles, comme l'ont écrit les précédents éditeurs, un des médecins du Roi, avait été arrêté au retour d'un voyage qu'il avait fait en Lorraine et d'où il rapportait desleltresdeM'"idii Fargis, une des dames d'Anne d'Autriche que ses intrigues avaient fait exiler. Ces lettres étaient injurieuses pour Richelieu et prcvojaient l'éventualité de la mort du Roi. On joignit la cause de Senelles à celle de Duval, autre médecin de Louis Xlll, arrêté pour s'être livré à des pronostics sur sa vie « pour avoir fait, dit Richelieu dans ses Mémoires, des jugements, pronostics et nativités sur la vie du Roy ». {Richelieu, Mémoires. Liv. 22. P. 334). Senelles et Duval furent traduits devant la Chambre de l'Arsenal sous l'inculpation de crime de lèse-Majesté. Ils furent condamnés aux galères à perpétuité, leurs biens furent confisqués. La dame du Fargis, condamnée à être décapitée, fut exécutée en effigie. D'après M. Topin {Louis XIII et Richelieu. Didot, Paris, 1876), Senelles fut amnistié conditionnellemcnt en 16i-3 et sa condamnation transformée en exil. Il n'en jouit pas longtemps, et la correspondance de Poussin, publiée par M. Quatremcre de Quincy, nous apprend qu'il mourut, à peine arrivé en Provence, son pays natal.
2. Barralis {Barlhol.). Bachelier en 1G16, Docteur en 1617, Régent en 1G18, médecin du Roi et de la Reine Marguerite. A laissé une traduction de l'ouvrage de Sylv, Facjo sqr la peslo (P-vajs, 1G20, in-^*,
homme. Le Roy est à Chastcau Thierry '. où le duc de Lorraine Me vient trouver. Pour le paccjuct de M. Seguyn, si vous pouviez faire en sorte qu'on me l'adressât, ce seroit bien le meilleur, ou bien, nous mander en quel lieu il abordera. A Dieu, monsieur.
— iD. 1725.
— Paris 1846.
Ibid. 1G24, in 8"). Tl pensait que la peslo n'est pas nôccssairemenf contagieuse.
1. Château-Thierry, aujourd'hui chef-lieu d'arrondissement de l'Aisne, sur la Marne, à 60 kil. S.-O. de Laon.
2. Charles 111, dit communément Charles IV, duc de Lorraine et de Bar, fils de François, duc de Lorraine et de Bar et de la baronne de Salms, né le 3 avril 1604, mort le 18 septembre 1675. Au moment où écrit Patin, le duc gravement compromis par ses intrigues avec Gaston d'Orléans qu'il avait deux fois accueilli à sa cour dans les fugues dont celui-ci était coutumier, par sa connivence dans le projet de mariage de ce Prince avec la Princesse Marguerite de Lorraine, sa sœur, projetauquel Louis XIII avait déclaré qu'il ne donnerait jamais son consentement, et par ses alliances avec les ennemis de la France, s'était rendu auprès du Boi pour faire sa soumission.
Mss. 935S, FOL. 11.