Date en marge, de la main ilo Patin
2. Le sujet de la thèse do Robert Patin était : An tuendœ valeludini frequens el modcrala purgatio? Elle fut présidée par Hcrm. do Launay.
ment do vous. Monsieur, et de tout ce que nous avons d'amis à Lyon : et entr'autres, vous nous manderez s'il vous plait, des nouvelles de vita et philosophia Epiciiri, de M. Gassendi*, comme aussi du Sennertus de M. Ravaud'. On dit icy que ce qui dispose les esprits de S' Germain, et de tout le conseil du Roy à se depescher de faire la paix, sont les nouvelles qui leur viennent tous les jours des provinces, lesquelles envoyent faire leurs offres au Parlement de Paris: comme cette sepmaine ont fait la Champagne, le Poitou, l'Auvergne, la Xaintonge, et la Bretagne, ^'ous sçavez que cela va comme le feu, qui prend d'une maison à autre, et qui enfin consomme tout. Un grand seigneur de la Cour dit à la Reine, le 1" jour de mars, que le feu s'allumoit bien plus aisément qu'on ne le pouvoit esteindre, et que si elle ne prenoit garde à cet orage qui n'avoit esté ému en France que pour un homme, elle verroit en bref toute la France soulevée et révoltée, et peut estre que de sa vie elle ne verroit payer [la"" taille*; quelle faisoit la guerre à Paris fort mal à propos, veu qu'elle se ruinoit elle mesme plustost que Paris, qui la pouvoit ruiner, et mesmes luy oster sa régence ' : et que depuis deux mois qu'elle estoit à S" Germain, elle perdoit sur les entrées de Paris près de quatre millions, sans la conséquence des autres provinces, lesquelles sans doute prendroient le mesme exemple de ne rien payer à l'advenir : que c'estoit chose fort estrange que tout cela se fit pour un homme seul, estranger et hay de tout le monde ' : à quoy si elle ne mettoit ordre bientost, qu'enfin, elle s'y verroit contrainte et forcée par une révolte générale de toute la France, en danger elle-mesme de s'en repentir, tout à loisir, le reste de ses jours '.