Patin (Robert). Cf. sa note : Lettre du 20 mal
3. C'est-à-dire « à ma thèse cardinale ». Cf. la lellre du /(i mars 1630.
quaires : il est médecin de Mr. le Garde des [Sceaux] ; le Iroisiesme a esté mon premier maistre, et duquel j'ay le plus appris du peu que je sçay en médecine : il est aujourd'huy nostre Doyen de charge. Quand vous avez veu le libraire Gottart, à Troyes, vous avez veu un des madrez et raffinez libraires de cette ville : il m'a parlé de vous, et m'a dit qu'il avoit bien eu envie d'avoir un Avicenne ' duquel luy aviez parlé : quand le verrez, si jamais il y retourne, caue tibitanquam à viro callldissimo et -nvyo-jpyo-cKTô,, il est bon garson, mais il est bien lin et rusé. Il n'y a rien icy de nouveau ; le Roy est à S. Germain, avec toute la cour. On travaille au procez du Mareschal de Marillac ^ duquel le bruit commun est qu'il n'en mourra pas. Je
1. Avicenne, célèbre médecin et pliilosoplie arabe, né à Bochara (Perse), en 980 (370 de l'hégire), mort à Ispahan, en 1037 (428 de l'hégire). Patin n'aimait pas Avicenne. (Voir sa fameuse plaidoirie du lo mars 1647 contre les Pharmaciens dont le résumé fut inscrit par Perreau dans les Registres commentaires). Les travaux d' Avicenne sont considérables et ont paru sous le titre : Opéra oiiinia ; Ve.\etiiS; 1484, in-fol. ; 1492, in-foL, 4 vol., avec les explications de Gentilis de Foligny ; LuGDUNi, en 4 vol. avec les éclaircissements de Jacobas de Parlibus. Mais il existe d'autres éditions plus ou moins complètes et des traités séparés. Le plus fameux de ses écrits est le « Canon ». Le Canon de la médecine ou » Canon medicinœ » c( Kitab el Kanani fit-l-tibi » est divisé en cinq livres: l'anatomie et la physiologie, la matière médicale, les maladies, les lièvres, les remèdes et les antidotes. Cet ouvrage a été imprimé en arabe sur le manuscrit de la bibliothèque de Florence (n" 215 du Catalogue d'Assemani), à Rome, en 1593, 4 vol. in-fol., ordinairement reliés en un seul (très rare). Les traductions latines sont très nombreuses. D'après Choulant, on n'en compterait pas moins de vingt-neuf. A été souvent traduit en hébreu. Cf. Choulant, Handbuch der Biirherkunde fiir die dellere Medicin. Le dernier travail qui ait été consacré à Avicenne est une œuvre de M. Carra de Vaux, lue, en 1900, à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres par M. Barbier de Mcynard. L'auteur a fait ressortir dans cette étude les divers aspects de cette originale figure, et a étudié, tour à tour en Avicenne, le philosophe, le médecin, le lettré et surtout le poëte.
2. Marillac {Louis de), frère du garde des sceaux de ce nom, né en juillet 1572, lieutenant de chevau-légers sous Henri IV, ambassadeur en Italie, en Lorraine et en Allemagne. 1611, 1616, 1620, lieutenant général des Trois Evèchés et gouverneur de Verdun en 1625, maréchal de France en 1629. Compromis à la journée des Dupes, il fut arrêté à l'armée d'Italie qu'il commandait avec Schomberg et La Force, emprisonné et transféré h Uucil où il fut condamné à mort — contrairement aux prévisions de Patin — le 8 mai 1632. Tallemant raconte que Chateauneuf qui présidait la Commission qui lejugea se réconcilia avec le cardinal par cet »rrèt. « Je ne croyais pas, aurait dit Richelieu, qu'il y eust de (juoy
vous prie de présenter mes très humbles [baise-] mains à Madame vostre femme^ Madame vostre mère, Monsieur Dacier; et vous, de me croire,
Monsieur, Vostre très humble et affectionné serviteur.
Patin.
De Paris, ce 27 Avril 1632.
Edit. de Rotterdam 1695.
— iD. 1725.
faire mourir M. de Manlhac ; mais Dieu donne des connaissances aux juges qu'il ne donne pas aux autres hommes. Il faut croire qu'il estait coupable, puisque ces Messieurs ont condamné ». Les Historiettes ('e Tallemanl des Réaux. Monmerqué et Paulin Paris, Paris, Techener, 1862, T. I. p. 3. Le Maréchal de Marillac fut exécuté sur la placç (Je Grève, à Paris, deux jours après son jugement,
Jss. 9358, FOL. 16.