h(\ t.KTTiir-i DE Cil P\T
iiciiio jiiilcrnf . Norl l'^ilcoiicl y t'toil iiii>:si, (ini ;i vu ie roi ol lareiiipdèslo nintiii sortir du bois do Vincfiiines pour venir ail tr('tne. Nous avons été de retour à midi et avons diné ensemble; et puis nous sommes allés voir toute la pompe qui arrivoit auprès du palais; il n'a bougé d'auprès de moi , et M. de Label le pore avec ses deux fils : nous avions bonne place; enfin , outre la braverie, nous avons vu fort à notre aise le roi, la reine, M. le marécbal de Villeroi et plusieurs autres, fjxontm infultiix cd numeras. Je viens de recevoii" votre paquet de la part de M. Moranges ; nous en étions en peine, et principalement Xoèl Falconet.
Son Kniinence s'étoit mal trouvt'e du lait d'ànesse; il l'a quitté avec grand regi'et d'en avoir pris. On dit qu'il se jiorle mieux; mais je ne sais s'il atteindra le mois d'avril prot'bain , car nous avons ici ordinairement un méchant hiver, qui est fort contraire aux convalescents.
Le jésuite qui nous fait espérer une Histoire de France en latin, en trois tomes in-8, n'est-ce point le père de J. Bussières ? Je vous remercie des autres livres rpie vous me promettez.
Le meilleur opérateur que nous ayons pour l'extraction de la pierre est le jeune Colot, rue Quincampoix, llls du dernier mort; les deux autres du même nom , ixnt itn hcne mi- (liunt , et principalement le petit de cinquante ans , que l'on nomme ici Colot de Bordeaux (i).
Votre Luques ne tardera guère à mourir; je l'ai autrefois ici traité de crachement de sang et d'inflammation de poitrine. Le lieutenant criminel est ici fort malade; sa femme , <jui est une mégère , l'a battu et enfermé dans sa cave : c'est une diablesse pire que la femme de Pilate. P^lle est tille de Jérémie Ferrier, jadis ministre de Nimes, révolté.
N'attendez point les thèses que vous avez demandées à .\(M'l Falcoilct . je les doniM'iMi à M. Cani avec la jdanche. Le
I r Viiyrz Trailé dp rn<n'r(il!nn de II Itrlh' , p.ir i"'r. (.uIdI . i'nri-i . 17-27 . iii-l-2. Ir.iu.l e-iMiliriil l"!ii>.|ni;e di- la l;iiiiil!i'(!.-^ Colol. H.i'.
A FA i. eu NE I. -257
p;i(|iu*t qu'il eu a fait és( tcop gro^ pour être cuvoyi' par la po.-le, il vaut mieux attendre uu peu de teuips. .levons baise très liumbleinent les mains, et suis de tout mon C(Êur votre, etc.
\)c Paris, le 2'> août HUiO.
LKT'riiK hXXX. Au im'mr.
Le roi (>t la reine sont arrivés au bois de Vincennes. Le cardinal Mazarin y est malade d'une douleur iK'piiretifjue. Il a déjà été saigné cinq fois. Valot y est bien empèclié , car il tient la queue de la poêle. Il a eu de grandes piises avec M. Esprit, en présence de la reine et de Guénaut , qui s'en moquoit. Le cardinal a été purgé, mais on ne dit rieii de sa convalescence. Yalot n'est pas ])ien en cour. S'il perd une fois son patron , il est mal en ses attaires et sera renvoyé comme un ignorant. l-,es degn's du Louvre sont f'oit glissants; il faut avoii' h; pied bien ferme pour s'y tenir longtemps (1 .
Pour nos médecins (jui déclament contre la saignée et la purgation , je tiens pour certain (|u'ils n'iront pas loin avec de si méchants souliers. J'ai souvent dit à mes écoliers qu'ils ne doivent point avoir peur de telles gens. Les charlatans ne tout point de nnracles , si ce n'est en la présence des ignorants.Guénaut, qui se rendoit volontiers chef de quelque nouvelle secte, pourvu (pi'il y eût à gagner , a dit quelquefois chez des malades (juil n'y avoit en tout notre métier que trois bous remèdes , la saignée , les petits grains , ce .sont des pilules pour faire dormir qu'il poile en sa pochette , et le vin émélique. .Afais son vin éméticine n'a pas If mot poiu- rii'c. On
I; lU ir«)iil jaiiiai» com- (Jo I êlic même pour U«- loi^ ; iiotie lii^loiic .11 lail toi. (R. 1*.;