‹ Lettres de Gui PatinChapitre 14 sur 56 · XVI NOTICE SUR GUI PATIN · texte numérisé non relu

XVI NOTICE SUR GUI PATIN

lui-même, disait Huxham , n'aurait jamais comprises, fussent d’une utilité réelle dans le traitement des maladies. Elles favorisaient d'ailleurs le pédantisme de certains médecins, le charlatanisme des apothicaires, double motif pour exciter la bile et provoquer la colère de Gui Patin.

Une chose digne de remarque, c’est qu’en parlant des différentes maladies, il garde le silence sur les affections nerveuses et l’aliénation mentale, deux ordres de maladies si profondément étudiés dans la suite. Ges affections sont d'autant plus remarquables, qu’elles sé lient plus étroitement que les autres à la philosophie, à l'étude du cœur humain, à notre état social, aux in- ‘ fluences heureuses et funestes de la civilisation sur notre économie. Pour un médecin aussi versé que Gui Patin dans la connaissance des hommes, il est difficile de concevoir un pareil oubli; mais les études médicales sur ces objets étaient alors très négligées , et les anciens, ainsi que l’érudition, semblaient absorber tout le temps du célèbre doyen en dehors de la pratique. En effet, en lisant ses Lettres, il est facile de concevoir la vaste étendue de son savoir et de son érudition. Non seulement il était profond et habile dans son art, mais il cultiva les belles-lettres avec une sorte de curiosité ardente, enthousiaste, et qui ne se ralentit jamais. Aimant les livres par-dessus tout , les recherchant avec goût et prédilection , la perspicacité bibliographique dont il fait preuve est vraiment remarquable. Maintenant que sa réputation a subi l'épreuve du temps, on peut dire que personne ne lui a contesté ce savoir varié, étendu, que

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