‹ Lettres de Gui PatinChapitre 7 sur 56 · NOTICE SUR GUI PATIN. Y · texte numérisé non relu

NOTICE SUR GUI PATIN. Y

rents était excessivement médiocre. On l’ignore. Bayle assure que Gui Patin exerça pour vivre le métier de correcteur d'imprimerie. C’est Drelincourt, professeur de médecine à Leyde, qui le lui avait appris; voilà le seul témoignage que l’on connaisse de ce fait. Il ne fau drait pas d’ailleurs s'étonner que Gui Patin eût choisi pour vivre une telle profession; elle était à cette époque, ainsi que dans le siècle précédent, la profession de beaucoup d'hommes distingués dans les lettres, notamment d’Érasme et de son ami Budé. Il arrivait parfois qu’un savant imprimait le lendemain ce qu'il avait écrit la veille.

On croit que ce fut le célèbre Riolan qui, ayant eu quelques rapports avec le jeune correcteur d'imprimerie, sut le déterminer à suivre la carrière médicale. Quoi qu’il en soit, Gui Patin s’adonna si bien aux fortes études qu'exigeait cette profession, qu’il fut recu docteur en 1627. Peu de temps après, il avait acquis de la réputation et une clientèle assez étendue. Les thèses qu'il soutint à la Faculté, comme c'était la coutume, l’avaient fait remarquer, notamment la thèse suivante : Æ#n homo, lotus morbus? ornée en grands caractères de la fameuse devise D. O. M. uni ettrino, virgini Dei paræ, et sancto Lucæ, orthodoxorum medicorum patrono (4). Cette thèse devint célèbre, et on la trouve dans toutes les collections de thèses remarquables de cette époque. Un ma:-

(4) Cette dédicace , placée ‘autrefois au frontispice de toutes les thèses de médecine, est due à Guillaume Duval, médecin, né à Pontoise , et mort, doyen des professeurs du Collége de France, le 22 septembre 1646. Sa devise particulière , à lui, était: Lauri plusquam auri. Combien sont infidèles à cette devise si simple et si noble!

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