‹ Lettres de J. Raimond, a ses freres les hommes de couleur. Et comparaison des originaux de sa correspondance, avec les extraits perfides qu'en ont fait MM. Page et Brulley, dans un libelle intitulé: Développement des causes, des troubles, et des désastres des colonies françaises [sic]Chapitre 2 sur 6 · AVOIR LE MOYEN DE PASSER SANS RTSOJUE · texte numérisé non relu

AVOIR LE MOYEN DE PASSER SANS RTSOJUE

des Écrits împr-imÉs que nous- lui avons remis pour vous,- écrits que j'ai numérotés, afin , que commençant par le premier N*j , vous puissiez voir ce que nous avons fait, et la irarche que nous avons tenue ., depuis le moment que .je me suis adressé à l'assemblée nationale. Vous trouverez , et on vous remettra six paquets semblables , contenant chacun trente ouvrages différens que vous vous communiquerez ; il y a deux paquets pour chaque partie de l'isle.

Indépendamment de tous ces ouvrages , il en est encore d'autres qui n'ont été que manuscrits , tel que le rapport qui devoit être fait par le comité de vérification de l'assemblée nationale , en notre faveur , et qui nous accordoit deux députés à l'assemblée natioi.ale ; mais l'astuce des blancs , l'argent considérable qu'ils ont répandu et les écrits innombrablesqu'ilsont jettes daws le. public, ontempêché ce rapport d'être. fait. [2'. Mais enfin la cause commence à s 'éclair cil 'par denouveaux efforts que MM. Brissot , lahbé Grégoire , Pétion de- Ville-neuve , députés à rassemblée nationale viennent de faire , par les nouveaux ouvrages que vous verrez et d' 'autres encore, qui vont le suivre ; car ces patriotes sont d\m zèle étonnant , et si quelque chose peut mettre obstacle à leurs productions , c'est

qui l'argent mt manque pour l'impression de tous leurs ouvrages. Cependant , comme fat senti que nous touchions au moment décisif , fai cru devoir tout promettre , persuadé que vous ne m'abandonneriez pas , ainsi que votre cause qui ne peut se gagner qu'ici ; mais il Faut vous montrer comme nous vous avons annoncé , etcomrnevous nousyavez autorisé par toutes vos lettres comme patriotes, voulant sacrifier une partie de leur fortune à la ehoss publique.

Nous avons offert à différentes fors un don patriotique de six millions en votre nom; jusqu'à es jour , vous nous avez privé d'effectuer cette offre. Elle vous paroitra peut-être farte , mais observez que tous les françoisici ont été contraints de donner, le quart de leurs revenus en don patriotique , et qu'il faut l'effectuer pour jouir des droits de citoyen actif, quel mérite ne vous ferez-vous pas d'en faire autant , avant les blancs et avant que l'assemblée nationale me le décrète peur les colonies ? N'imaginez pas , que ce soit acheter la justice de l'assemblée , puisqu'ici tous les citoyens y ont été obligés; qus d'ailleurs , ce n'est qu'à des maïques de désintéressement, qu'on montre son patriotisme , «n venant au secours de la nation.

Au reste (i) , qn est pour nous le bien , si ntus nen pouvsns jouir que couverts d'opprobres. Quel est celui d'entre nous qui ne donnât avec plaisir la moitié de son bien peur se sous^ traire à toutes lrs horreurs dont nous

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