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D'ailleurs (n) dans fétat actuel des choses , êtes-vous assuré de vos biens ? Qiielle protection avçz - vous pour eux et pour vos vies , qui sont à la merci du premier .blanc qui vQudia: ycrs 1§S rayk. ig Ah !
(i) Qu'est pour nous le bien , éenvoit-i! le 4 mars 1791 , à ses frères à Saint-Domingue , si nous ne pouvons ets jouir qu« couverts d'opprobres ? Quel est celui d'entre nous qui re donnât avec plaisir la moitié de son bien pour se soustraire à tant d'horreurs ? 2 — Mais la causa commence à s'éslaircir, grâce à MM. Brissot , Grégoire, etPétion , et si quelque chose peut mettre obstacle à leurs productions , <fest que l'argent me manqué (a) ; cependant comme j'ai senti que nous touchions au moment décisif , j'ai §ru devoir tout promettre [b).
(a) Ici MM, Page et Brulley ont supprimé les six mots : pour l'impression de tous
1EUKS OUVB.A6ES.
(b) Ici MM. Page et Brulley ont trouvé à propos de supprimer ce qui suit , (on sent à quel dessein ) pour- sauter au milieu d'un peragraphe , y prendre quelques mots , pour les rendre ayee perfidie. 1
mes chers concitoyens , je n'ai pas besoin d'animer votre zèle et votre patriotisme ; je les connais sssez pour espérer que la démarche que je fais ne sera pas infruc" tueuse ; en vous piocuraut le meyen de ramasser des fonds suffisons , pour faire face A tout ici ; et je vous observe qus vous êtes les seuls français encore qui n'ayez pas fait des sacrifices à la nation. Hâtez-vous donc dé faire ce que vous auriez dû faire , il y a long-temps , et ce qui vous eût évité bien des malheurs , et vous eût fait obtenir déjà' ce que vous demandez; car ne vous y méprenez pas , c'est parcs que les ( u) blancs n'ont cessé de vous présenter ici comme des êtres avilis , sans possession -, prêts à vous soulever avec les esclaves contreux ; et qu'ils l'ont fait par tant et tant d'imprimés , que beaucoup de personnes qui ne conçois^ sent pas les colonies , les ont crus avec d'autant plus de raison , que , bornés ici dans nos facultés (3), nous n'avons pu avoir autant d'argent que les blancs à qui leurs compatriotes n'en laissoient pas manquer pour faire répandre aurant d'imprimés qu'ils ont fait (4). De plus, ils
FIGUROIENT ICI COMME Us U-
présentans d'une classe fort riches et nous, humbles sans faste , plusieurs obligés de fuir la capitale , faute de moyens , tout cela ne fais oit qu'augmenter leur orgueil ; et leur faisait dire : — — « Voilà dis ?» gens qui se disent représentons dune ii classe qui a des biens dans les colonies %
■>■> ET QUI OFFRENT PES MILLIONS la], et Us
j> meurent de faim. Je vous l'avoue, mes
(a) Ces mots sont supprimés par MM. Page et Brulley à dessein.
(TNows n'avons pu avoir autant d'âr* gent que les blancs , (4) qn- figurent ici , comme des reprsentans d'une clause fort riche , et nous , humbles sans faste , étions souvent obligés de fuir la capitale 5 faute de moyens. Tout cela ne fai~ soit qu'augmenter leur orgueil , et leur faire dire— Voilà pourtant des gens qui se disent représentais d'une classe qui a des biens dans les colonies , et dont les représeritans meurent de faim (5) ! Dans le fait il est inconcevable , comment vous avez pu laisser ceux qui travaillent (l) pour vous , sans secours d'aucune espèce.
(a) Ici plusieurs mots sont changés , parce qu'il falloit que MM. Page et Brulley s'arrangeassent pour faire trouver dans ma leurs ce qui n'y étoit pas.
0) Dans l'original , il y a , travailloient:
chers