‹ Lettres de Jean Hus écrites durant son exil et dans sa prison avec uneChapitre 26 sur 46 · AUX FIDELKS DE PRAGUE · texte numérisé non relu

AUX FIDELKS DE PRAGUE

Lettre écrite de Constance par Jean Hos à la communauté de Prague dans les premiers temps de son emprisonnement (2),

Que Dieu soit avec vous, afin qu'yen luttant contre Satan et le monde vous puissiez persévérer à jamais. Mes bien-aimés, je vous conjure, de la prison où je suis, de prier Dieu pour moi, qui ne rougis point de supporter quelque chose pour lui; priez qu'il me soit en aide , car c'est en lui et en

vos prières qu'est toute mon espérance. Suppliezle donc pour qu'il m'accorde l'assistance de son esprit, afin que je puisse confesser son nom jusqu'à la mort. Je m'attache à sa vérité et à sa miséricorde ^ et si , dans ce temps , il daigne me recevoir, que sa sainte volonté soit faite! Mais s'il veut que je vive et que je vous sois rendu, que sa volonté sainte soit encore bénie ! J'aurai besoin de son divin secours , bien que je sois assuré qu'il

ne permettra point que je sois éprouvé au delà de

(1) Hisl, etMonum, Johann, Hus,^ Epist. X.

(2) Cette lettre a e'të lue à Prague dausia chapelle de Bethléem et dans les autres égUses.

106 DEDXlill& SJfcBIE.

mes forces, et exposé à un péril qui n'aurait pas pour objet mon salut et le vôtre; car le propre de la tentation , si nous demeurons fermes dans la vérité , est d'opérer notre sâlut. Sachez , mes bienaiméS) que Les lettreaqueje vous ai laissées ont été traduites par mes adversaires , et qu'ils y ont ajouté beaucoup de mensonges. Ils écrivent contre moi tant d'articles et de faussetés que j'ai assez à faire de leur répondre dans ma prison. Leur ma- . lice est égale à leur fureur. Jésus-Christ , notre miséricordieux Seigneur, a dit à ceux qu'il aim'ait : « Je vous donnerai une prudence qui triomphera de la méchanceté de vos ennemis. » Souvenezvous, mes bien T aimés, que je n'ai jamais eu, dès le commencement, rien de plus à cœur que votre salut; c'est en son nom que je vous ai enseigné la parole de Dieu , et je ne cesserai point du fond même de ma prison. Je ne doute point que vous ne fassiez quelque mention de moi.

Ecrit L'avant^veille du jour de saint Fabien:

LETTRE Xfî. lOT

LEnRE XU {\).

^ A JEAN DE CHLOM.

Il Texhorte à ne pu s 'éloigiier> non plus que hb «mis» aT«iit U Ho

de son procès*

Excelleàt «êigàew^ je me féjôii!« fort de yoVsè bonne santé ^ de YOtre pré^enoe iei , et de la ferme persévérance de TOtre cûBttr ben et fidèle dans les peines qtie vons prenez penr moi dans mon infdf^ tuneT Dien vous â donné cette constance k ttn pltHi haut degré qu'à personne ; il tous àcéorde & msii comme mo^ soutien, et j 'espèce qiie ce sera poût votre bien dans cette vie et dans Tautrè.

^ Je "VOUS Supplie donc , par la mîsérîcofdé ^e Dieu^ d'attendre la fin de Vaffiiire comme ûû sddat de lésus-Chrîst. Si le Seigneur Jean de JanovîtE , (^i vivait avec nous , est en bonne santé , je demande que vous Taye^ aussi près de vous.

Je peni^ souvent avec plaisir au noble seigneut Wenceslas Duba ; transmettez-lui je vous prie , en le saluant , ce que je dis pour lui dans ma prison, et remerciez-le pour sa fidélité persévérante. Saluez tous les autres Bohémiens fidèles*

(1) HiêL ei Monum, Johann, Hu$.^ Bpist. LI«

Je m'accuse de ce qu'à Taspect inattendu de maître Christiïin , mon maître Gdèle et mon bienfaiteur, je n'ai pu retenir les larmes qui ont jailli de mes yeux^.

On m^'avait dit que vous étiez parti depuis longtemps avec toute votre suite , mais mon âme est consolée. Le Dieu de toute bonté tantôt me console et tantôt m'afflige ; mais j'espère qu'il ne m'abandonnera point dans mon épreuve. J'ai encore une fois ressenti d'affreuses douleurs de la pierre, dont je n'avais jamais souffert avant ma prison ; j'ai eu aussi des vomissements et des fièvres , et mes geôliers qui m'ont tiré de cette prison craignaient que je n'y mourusse.

On me présente maintenant beaucoup d'articles, des tas de mensonges, avec ceux touchant lesquels vous avez déjà mes réponses. Je n'ai pas osé répondre à l'écrit que vous m'avez transmis au sujet des articles des docteurs parisiens, car je ne pouvais le faire secrètement, étant étroitement surveillé ; il vaut mieux m^abstenir que de mettre en péril cet ami fidèle que je vous recommande (1).

Je vous verrais volontiers avec le seigneur Wen-

(1) Jean Hus parle deux fois dans cette lettre d*un ami qiril ne connaît pas.

. LETTRE Xll/ ' 109

ceslas et maître Christian. Si vous parlez au vicecamérier, je pense qu'il vous fera introduire. Parlez devant mes gardes en latin. . . Je n'ai pas osé garder sur moi les articles. Faites copier à Pierre ce que j'ai écrit sur les commandements de Dieu.

Si je vis, je répondrai aux articles du chancelier de Paris (1); si je meurs, Dieu y répondra pour moi au jour du jugement

Je ne sais où est mon fidèle frère en Christ : maître Christian est-il avec vous? Saluez-le, je vous prie, et aussi le seigneur Wenceslas et les autres Bohémiens fidèles (2).

Ne vous tourmentez point de ce que la vie est si chère ici. Vivez comme vous le pouvez; et , si Dieu permet que je sorte de prison, vous ne vous repentirez pas de ces dépenses.

Si vous voyez le seigneur Henri de Plumlovîtz ou Soubor de Botz, saluez-les pour moi.

Il y aura demain huit semaines que Jean Hus a été renfermé dans ce réfectoire (3).

(1) A Jean Gerson. — Jean Hus ajoute : Scribit in manireslo zeîezuyian. Ce dernier mot ne s'entend pas.

(2) Jean Hus se répète ici : cette lettre, écrite dans un latin souvent très-obscur, atteste un certain désordre, occasionne sans doute par de très-vives souffrances;

(3) Dans le réfectoire des Frères Mineurs. La date de cette lettre se trouve ainsi précisée el indiquéi^ le 22 janvier 1415,

JlO DEUXIÈME SÉRIE.

Noble et bon seigneur, et défenseur de là véritêj demeurez ici avec constance , vous et le seigneur Henri , jusqu'à ce que la fin arrive ; et j'espère ijUô notre Sauveur Jésus-Christ permettra que celle-cî contribue à sa gloire et au rachat de mes péchéii. Je verrais avec plaisir l'empereur ni'ordônner de lui tt^anismettré mes réponses sur les artiicliés de Wycliffe. Oh! si Dieu daignait mettre sa sagiesse eh sa bouche, afin qu'il se portât avec les princTes pour déFenseur de la vérité !

J'ai achevé aujourd'hui un traité touchant le corps du Christ ; hier j'en ai écrit un autre sur le mariage. Vous les ferez copier. Quelques chevaliers polonais m'ont visité et un seul Bohémien avec eux.

A JEAN DE CHLUM

Jean Hus, interrogé tant de fois et si perfidement par ses ad?ersaire8 fait connaitre de nouveau ce à quoi il acquiesce.

Noble et bon seigneur, j'ai eu de grandes conso-

(i) Hist, tt Monum» Jokafin, Hu9,^ Epist. LU,

LfeTTRB XIII. t 1 I

latidhë-, et Je \om supplie au hotù dé t)ieU de tie poiht perdre {^htiëhce en preiiatlt tant de petriëâ petlr moi depuis ai longtemps ; lé biéti dé vérité et de justice vous en donnera la récômpetise.

Les commissaires ont VbuIU , duràtit plui^ieUfâ jouffe, eonfler mort affaire à doUÉë oU trëiie nlagistratB* J'ai refusé d'y consëntii^. lAûié , après aTôî^ écrit tties l'ôponsës aUx quâi*afltë-ciriq ârtiëlês de Wycliflfe et à ceuîi quVû m'objecte h moi-même, j'ai écHf de Ma tnain une pfotestatibri pair laquelle je déélare que je veux paraître devant tout lé concile et y rendre raison de ma foi. On y verra les articles qu'ils ont faussement extraits de mon livre de l'Eglise^ en y ajoutant et en y retranchant , et aussi la réponse que j'ai écrite dans ma prison, sans arbir le secours d^aucun livre.

Je n'ai de ma vie trouvé dans mon infortune un plus cruel consolateur que Paletz.

' Tous lësëlërcè de la chambre du pape et tous mes gardiens me traitent avec beaucoup d'égards. Le Seigneur a délivré Jonhs du ventre de la baleine , Daniel de la fesse aux lions, les trois jeuhes gens de la fournaise, et Suzanne de la sentence de

faux témoins ; il peut aussi me délivrer moi-même, s'il est avantageux pour sa gloire et pour la pré-

112 DEUXIÈMK SÉRIE.

dication de sa parole ; si , au contraire , ma mort est agréable, au Seigneur, que le nom de Dieu soit béni. Si, du moins ^ il m'était permis de voir une seule fois l'empereur avec nos Bohémiens, je serais soulagé dans mon affliction.

Je me réjouis des nouvelles que j'ai reçues ; certes, le Seigneur m'a consolé. J'ai été heureux d'apprendre la bonne santé du seigneur Henri Snopek. Je désire que l'on m'envoie une Bible. Ne vous

affligez pas à cause de moi Je vous conjure de

bien traiter cet ami fidèle à qui j'ai des obligations particulières.

A JEAN DE CHLUM.

nus désire qu'on lui donne plusieurs choses danssa prison afin qu'il puisse tromper le temps et se raffermir par les saintes Ecritures.

Mon bon seigneur, tâchez de m'obtenir une Bible et envoyez-la-moi par cet excellent homme (2), et

(1) Hist, el Monum. Johann. Hus., Episl. LIU.

(2) Hus transmit sans doute ce message par un des gardirn» dont il se lune duu? une autre lettre.

si Pierre , votre secrétaire, a de l'encre, qu'il m'en donne, avec quelques plumes et un encrier.

Je ne sais rien de mon serviteur polonais ni de maître Cardinal ; j'ai appris seulement que votre noblesse est ici près de l'empereur; c'est pourquoi je vous conjure de supplier Sa Majesté en ma faveur et au nom du Dieu tout-pûissant, qui l'a si magnifiquement dotée de ses dons, et aussi à cause de la justice et de la vérité qui doivent être rendues manifestes pour l'honneur de Dieu et pour l'avancement de son Eglise; priez-la qu'elle me délivre de mes fers, afin que je puisse disposer de moi-même et venir à l'audience publique. Sachez que j'ai été très-malade et que j'ai pris des remèdes, mais maintenant je suis mieux. Saluez , je vous prie, les seigneurs bohémiens qui sont à la cour du roi.

Ecrit en prison et de la main connue de Pierre^ notre secrétaire (1).

mes amis, souvenez-vous de moi !

(1) Pierre MaldooicTvilz.

(Il DËU^ipMlà $è^lE.

A JEAN DE CHLUM.

Il exhorte ses amis i se garder des embûches de ses adversaires, qui, seinlilables aux C^rycéens, pr^leut l'oreille | lop^ et epifenimenl toute chose (2).

J'ai passé presque toute la nuit dernière à répondre par écrit aux articles que Paletz a rédigés; il travaille directement en vue de raa condamnation. Que Dieu lui pardonne et lui soit en aide.

Ils disent que l'article touchant Tenlèvement des biens du clergé est hérétique. Faites comprendre à l'empereur que, si cet articleest condamné comme une hérésie, il s'ensuivra que lui-môme, et aussi l'empereur et le roi de Bohême, son père (3), seront condamnables comme hérétiques pour avoir enlevé les biens temporels aux évoques. Ne don-

(1) HisL et Monum. Johann, Hu$», Epist. LIV.

(2) Luther ajoute : Maie loquenles eliam cardinalis HosliensU, l\ se trompe lorsqu'il prend pour le cardinal d*Oslie maître Jean Cardinal, dont il est question dans cette lettre : celui-ci était un docteur de Prague, ami de Jean Ha», et il suffit pour s*en convaincre de voir comment Hus s'exprime à son sujet dans cette même lettre.

(3) L'empereur Charles IV.

jie9 i pprter aucune lettre à qui que ee soit dont vous ne puissie^^ répondre comme de vous-mêmes.

Dites au docteur Schmitz qu'il se garde dQ vepir ici, ni lui, ni maître Jérôme , m aucun des nôtres.

Je m'étonne que l'empereur m'ait oublié et ne me fasse rien ^î^^* Peut-être s^rai-je eondfimné levant de lui avoir dit aucune parole. C'est i lui de voir $'il est de son honneur d'agir ainsi.

Noble et bon ^eigpeur J^an, mqp ^ypelleiit bien? faiteur, mon intrépide défenseur, je vpus eqpjur^ (}e ne point vous laisser troubler à pause de Q)fli, ni pour les pertes dont vous souffrez j le Di^u tput-r puissant vous récompenser^ avec usure. Salue?, je vous prie, nos seigneurs bohémiens. Je ne s^i^ r jep d'aucun d'eux ; mais je pense que le seigneur AYcnceslàs Duba est présent et aussi Henri hntr zembock.

§i vQus vous arrêtez à quelque chose, faites-len]pi savoir. Qi|e Jean Pradozk , qui pi'est i^i cher, prie pieu pour moi avec tous les autres , et faites, qvie reqperpur demande les réponses signées de ipa maip, celles que j'ai faites aux articles de >yycliSe 0t a peux qu'on m'impute à moi-même.

Que ces réppnses soient copiées, naais qu'qn ne

116 DEUXIÈME SÉBIE.

les moutre pas plus qu'il n'est nécessaire , et que les copies n'en soient pas trop multipliées, afin que les articles demeurent bien distincts. Je ne sais si on lira la supplique que j'ai remise au patriarche, afin qu'il la présentât au concile ; je pense qu'il ne la présentera point. S'il plaisait à Dieu , l'empereur, au moyen d'un ou deux articles, mettrait à néant la conclusion des docteurs de Prague, en ce qui touche la soustraction des biens, la donation de Constantin et les aumônes. Je n'ai pas voulu nier ces articles. Il faudrait que l'empereur pût alléguer quelques bons motifs, et que ceux-ci lui fussent suggérés par quelqu'un qui ne fût pas des nôtres. Si j'étais libre , je parlerais seul à l'empereur; voyez-le, afin que l'affaire qui vous touche et à laquelle vous vous attachez ne soit point secrètement transférée ailleurs, pour que vous ne puissiez plus vous en mêler.

Que maître Jean Cardinal soit prudent, car ceux en qui il voit des amis sont des espions, et j'ai entendu dire à plusieurs de ceux qui m'ont interrogé : Un certain Jean Cardinal a confondu le pape et les cardinaux , en disant qu'ils sont tous simoniaques. Que maître Cardinal se tienne le plus qu'il pourra sous le toit impérial, afin qu'on ne s'empare

point de sa personne comme de la mienne (I).

Nul ne m'a fait plus de mal que Paletz. Que Dieu lui pardonne! Paletz a tout conduit. Il insistait pour qu'on citât toutes les personnes qui adhèrent à mes opinions et pour qu'elles fussent contraintes d'abjurer. II a dit dans ma prison que tous ceux qui viennent m'entendre soutiennent que le pain ma tériel demeure après la consécration.

Je m'étonne qu'aucun de nos Bohémiens ne visite ma prison : peut-être font-ils pour le mieux. Que ce papier soit déchiré aussitôt que lu.

Remettez pour moi une autre chemise au porteur decettelettre.SeigneurJean, insistez avec les Bohémiens pour que l'on annule la citation de tous ceux qui sont cités. Que l'empereur ait compassion de son héritage et qu'il ne souffre pas que quelque méchant y apporte du dommage. Que ne puis-je lui parler une fois avant d'ôtre condamné; car je suis venu ici d'après son désir, et avec la promesse qu'il me serait permis de retourner sain et sauf en Bohême.

(1) Ce mol suffirait pour attester que celui dont il est ici question n'est pas le cardinal d'Ostie, président du concile.

nS DBUXIÈ^B SÉRIB.

à. i^Ji PS C0LqM,

Il entrelient ses amis de la fuite du pape Jean pi depuapde 911X seigneurs bohémiens de travailler à sa déliyrance*

Déjà tous mes gardiens se sont retirés : on ne pourvoit plus à ma nourriture, et j'ignore le sort qui m'attend dans ma prison. Je vous supplie d'aller avec les autres seigneurs auprès de l'empereur, afin qu*il mette fin à ma captivité , pour qu'il ne tombe point à cause de moi dans le péché et dans la confusion. Je vous supplie aussi de me venir voir avec nos seigneurs de Bohême , car il est nécessaire que je m'entretienne avec vous.

Koble seigneur Jean, allez promptement trouver l'empereur avec le seigneur Wenceslas et tous les autres ; il serait dangereux d'attendre,: il m'importe que cela soit fait le plus tôt possible. Venez promptement savoir les autres choses que je désire de

VQUS.

Je crains que le grand-maître de la cour papale

(1) Bisl, cl Monum, Johann, Hu$., Epist. LVI.

LSTTRfi ^VI. lia

nq m'isp^paène aviep lui cette puit, o^v i\ psi resté aiypurd'hui au pippa^tèr^. L'évêque (i© Constance m'a écrit qu'il ne voulait traiter aucupe affaire ayec moi : le§ cardinapx ppt fait de mênae.

Si Vpps ajniez le malheureux Hqs (1), ayez mn que Ip KQJ p^e donne des gardes dp sa proprp cqpr et qu'il me délivre de prison dès ce soir.

JE^cHt en prison, le dimanche dans la soirée.

Mon bon seigneur, ne ^rdez pas !

A JEAN DE CHLUM.

Il lui parle des consolaUons qa'il a eues dans sa prison.

J'ai reçu de grandes consolations de la visite des seigneurs de Bohême , mais j'ai été fort affligé de n'avoir pu vous voir (3). Maître Christian a quitté

(1) Si diligitis mi sérum anse rem.

(2) Hist. et Monum* Johann. Hus., Epist. LV,

(3) Ce regret exprimé par Hus fait pre'sumer que celle lettre e'tait adressée comme les précédentes à Jean de Chium, dont le nom ne se trouve point parmi ceux des seigneurs amis de Jean Hus, mentionnes par celui-ci comme Payant visité dans sa prison.

120 DEUXIÈME «ÉRIE.

la ville 5 chargé du message du seigneur Henri , et aussi niaîlre Jessenitz. Je pense que le concile est fort agité à oause de là fuite du pape.

En toutes les choses , soit faites , soit à faire , Dieu doit être consulté avant la raison humaine ; voilà ce qu'ils n'ont pas fait, c'est pourquoi (1). . .

Si Dieu m'accorde une heureuse fin , je n'oublierai pas cet ami fidèle (2) ; mais si ma mort n'est que différée, c'est à vous que je le recommande.

J'ai reconnu que le seigneur Guillaume est mon ami; rendez-lui grâces pour moi.

J'ai vu Wenceslas Duba verser des larmes tandis qu'il me parlait, et le seigneur Mozka a eu pour moi tous les procédés d'un ami.

(1) il y a ici une lacune clans le texte.

(2) Il est probable que cet ami qu'il ne nomme pas csl celui dont il a déjà parie' dans plusieurs lettres préce'dentes.

LETTRE XVIU. 121

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