‹ Lettres de Jean Hus écrites durant son exil et dans sa prison avec uneChapitre 29 sur 46 · RÉPONSB DB JEAN HUS · texte numérisé non relu

RÉPONSB DB JEAN HUS

Que le Dieu de miséricorde vous conserve et vous affermisse d^qs s^ grâcçi, pt qu'il vQus dQRne

(1) Cette femme est pelle q|ii rpçu( Jpai^ Qus ^^\^ sa ffî^Uqn à Constance.

(2) Cette lettre a été pa» erreur classée sous le même tilreet sous le niéme chiffre que la précédente dans le recueil des œuvres de Joan HdS.

(3) llus commence celle leUre par les vers suivants, qu'il rtri-

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ainsi qu'à moi de la .constance dans cette ville ; car, si nous sommes constants, nous obtiendrons le secours du Seigneur. C'est maintenant que j'apprends à comprendre ce que dit le Psalmiste : Priez et méditez les outrages de Christ et des martyrs; car Isaïe a dit : L'épreuve donne l'intelligence, et aussi celui qui n'a pas été tenté que sait-il?

Je ne comprends pas ce que demande le docteur de Bibrach, et je ne conjecture rien de sa négligence à écrire. Je souhaite seulement qu'il soit en bonne santé; mais que la santé de l'âme d'abord soit fortifiée en lui par le Seigneur. Ce que je désire ardemment pour lui, c'est l'amélioration de cette santé comme de celle du corps, et après cette

vit de sa propre main pour se consoler et pour tromper le temps ces vers sont remplis d'abréviations et de jeux de mots qu'il est impossible de traduire; nous les donnons en latin.

Liiera gavisus, respondeo capiti iitud, Cœtus, lacus, ignia, ac testis restituere Jonam, Danielem, très pu.... Sûsaonam qaia fuere Justus, castus, puri, haec conti.... Spem retineotes In Domino juste, qui libérât in se sperantea. Poterit qui aucam, Dominas pie, carcere tetro Eripere clausam, quae se fœdaverit rétro, Quam purgat carcer, donat et instruit flere, In lachrymas risus vertens, ut nunc sciât vere Opprohria Christi, blasphemias, lumine recto Gernere injurias et capite sathanae secto Vincere morlCy vel ut sibi dederit optiiha vita.

LETJRE XXIV. 137

vie une béatitude éternelle avec tous les saints (1).

Réjouissez-vous tous qui êtes unis dans le Seigneur; saluez-vous les uns les autres, et préparezvous à manger dignement le corps du Seigneur avant la fête de Pâques. Je n'ai pu participer à ce sacrement déjà depuis quelque temps, et j'en serai privé aussi longtemps qu'il plaira au Seigneur. Il en a été de même pour les apôtres du Christ et pour un grand nombre de maints, qui ont été privés du sacrement dans la prison et dans les lieux déserts.

Je me réjouis que vous soyez ensemble et que Zelizna Brada soit avec vous en bonne santé; je suis bien aussi, étant, comme je l'espère, en Jésus- Christ, et je serai mieux encore après la mort, si je garde fidèlement les commandements de Dieu. Oh ! si Dieu me donnait le temps de répondre au chancelier de Paris, qui, avec tant d'injustice et de témérité, en présence d'une si grande assemblée, n'a pas rougi d'accuser son prochain d'erreurs!

(1) Hus ajoute encore ici les vers suivants :

Nocturnus, gradus, litaniae, singul» horae, Garceri snnt brèves, vigiliae direre, levés.

Passo Christo patimur ; sed hxc est passio nostra Nulla, vel modica, qu» tolleret crimina uostra, Adjuvet vos Ghri^lus, ne glutiat n«nc anlichristus.

Mais Dieu peut-être, pcar ma mort ou par la sienne, rendra inutile tpute écriture, et dans son jugement éclaircira tout beaucoup mieux que je ne pourrais le faire par écrit.

lETTRt; XXY («).

A JBAI<f DE GBLUM.

Il demaiiie encore que leç feig|iepr» ses prplecteur^ o^ieoDenl audience pour lai, et il prie qu'on sollicite dans ce but l'empereur et le concile.

Ami très-cher en Christ, tâchez encore que tous nos seigneurs sollicitent l'empereur et le concile, pour qu'il soit fait ainsi que le concile et Tempe-» reur l'ont promis, lorsqu'ils m'ont dit : On mettra rapidement par écrit les faits à votre charge dans une audience prochaine et vous répondrez. Nos sei^ gpeurs, en rappelant à l'empereur et au concil^.leurs propres paroles, peuvent les contraindre à faire ce qu'ils ont dit. Là, dans ce concile, avec le secours de Dieu, je dirai hautement la vérité. Plutôt que d'être ainsi méchamment étouffé par eux, je préfère que

(1) HUl, et Monum, Johann, Eus,, Epist. XXXV.

mon CQrps soit consumé ppr le feu j ipais je veux que lou( chrétien sache Quelles çont mes derqi^res paroles. Je conjure au nom de Diep mes chers soi-* gneprs de se hâter^ de me montrer une dernière fois toute leur constance ; moq Qspérancç en Dieu est inébranlable, seigneur Jean , mon généreux et fidèle ami, que Dieu soit votre récompense. Je vous conjure de ne pas vous retirer que vous n'ayez vu tout consommé. Oh! que ne suîs-je conduit au bûcher plutôt que d'être ainsi perfidement étouffé! J'espère encore que l& Dieu toutr-puigsant m'arrachera de leurs mains par le mérite de ses saints. Faites-mpi §fi^vqir si je s^r^i depaain oopduit h l'audience. Saluez tous mes amis en Bohême, en les suppliant de prier Di^u pour moi. Si jq derpeure en prison, afin d'adoucir pour moi la triste attente de la mqrt, vous exhorterez les maîtres à demeurer dan3 la vérité, et aussi tous mes associés et la jepne fille Petra avec toute sa famille. Invitez maître Jei^senitz à prendre une femme. Priez mon ami Guzikon et le curé de ne poipt se fâcher de ce que jq ne me suis pas acquitté envers eux, car jp ne l'ai pu. Que ceux qui m'ont aidé de leur argent saluent mes amis et amies en Christ, et qu'ils prient Dieu pour moi. Personne ne leur rendra ces avances

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plus que Notre-Seîgneur Jésus-Christ pour lequel

ils les ont faites. Je voudrais cependant que les plus riches payassent les plus pauvres; mais je crains qu'en quelques-uns ne sôit confirnaée cette parole : Tzofoczy io smjssli (1).

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