LX XXVII
Du ai avril iti&5.
Monsieur, Je suis obscur jusqu'à ne pouvoir souffrir la lumière; je suis chagrin jusqu'à vouloir mal à la joye ; je sens de plus une si acre sécheresse dans mon pauvre corps, que, si elle dure :
Tuus ibit in ignés Atquc cinis Cet.
Ibit et in cineres Balzacius. 0 bone rerum Arbiter, o longuni sitiens cui supplicat herba. Quempluviura dixere Jovem Nasocpe Tibnllusque . Irabre riga modico arentes in corpore venas : Ne revoca mundi fixas ab origine leges; Vernos adde pater nimbos , redde humida terris Solstitia , et solilis procédât mensibus annus.
En ce triste estât soit de l'esprit soit du corps, j'ay receu vostre dernière lettre et vous escris celle-cy. Mais, Monsieur, pourquoy avezvous supprimé celle que vous dites m'avoir promise, et que vous ne m'avez promise que mentalement, ou il faut que la promesse escrite se soit perdue. Ce que vous appelez une longue page d'escritures , je me l'imagine une Apologie pleine de bon sens et d'éloquence, une justification excellente de nostre loisir philosophique, quod omni negolio pulchrius reddidit olim Romanus consul, idemque eloquentissimus sœculi sut scriptor. Y a-t-il homme sur la terre qui vous estime à l'esgal de moy ? Et qu'on interroge là dessus la renommée et les assemblées civiles: les échos et les divinités du désert, qui ne sçait dedans et dehors le monde que vous estes mon sage, mon généreux et mon magnanime? Il est vray que ce n'est pas dans l'affaire du Secrétariat que j'admire principallement vostre magnanimité; et, si je n'ay perdu la mémoire, il me semble que. dans les termes de toutes vos lettres, cette affaire passoit plustost pour mauvaise que pour bonne. J'ay donc esté de vostre
DE JE \\ LOUIS GUEZ DE BALZAC i:>',
()|)imoii , comme vous devez estre de la mienne aux choses qui me regardent, el ne pas louer si haut que vous faites la languissante paresse de vostre amy <■( l'appréhension qu'il ;i toujours ••ne de gémir sous le lai\ de la moindre charge. Mais . affin de ne me p;is donner en m\ plus qu'en effect il ne m'appartient, je vous advertis, Monsieur, que mon refus de jadis n'a esté nj esclatant, ny public comme !<• vostre,
el \ uns dis de plus que Ce ne I nsl point mon mérite ijiii me lil désirer
de la Reyne, mais la seule recommandation d'un homme qui pouvoii lonl auprès d'elle en ce temps-là, el qui eust le pouvoir de mettre l'Ëvesque de Luçon en la place élu pauvre Ruçelai1, et cœt.
Je suis bien ayse que ma lettre à Madame la Princesse n'ayt pas esté trouvée mauvaise à l'hostel de Longueville 2. Mais ne croyez-vous point, Monsieur, qu'Alexandre estoit un peu plus sensible que Monsieur le Duc, s'il est vray ce qu'on a escrit de luy, qu'il ne combattoit aux Indes et en Asie que pour estre loué à Athènes? C'est un avantage que nostrc prince a sur celuy-là. Il mesprise les louanges à cause qu'il est au dessus d'elles el trouve dans sa propre vertu la récompense qu'elle mérite. Sans mon indisposition, jaurois desjà envoyé le premier livre des lettres choisies et vous les aurez au premier jour. Je ne désire point cependant que vous preniez la peine d'en parler à Rocolet, parce que j'ay desjà accepté le petit présent qu'il m'a offert. Je désire seule-
1 Le copiste a écrit : Lucelai. L'abbé Rucellai , une des créatures du maréchal d'Ancre, mourut à Montpellier, le samedi 22 octobre 1622, non, comme on l'a dit, du chagrin que lui causa la promotion de l'évêque de Luçon au cardinalat, mais, selon le témoignage formel de Bassompierre (Mémoires, édition Petitot . tome XXI, p. 638), de cette maladie contagieuse que l'on appelait le pourpre. Tallemant des Réaux (t. II, p. 3) dit que ce fut à Angoulême, en 1619, que l'abbé de Rucellai et l'évêque de Luçon disputèrent dix ou douze jours de la faveur auprès de la reine mère.
et que l'abbé allait l'emporter sur l'évêque. si le duc d'Epernon , tout-puissant en cette petite cour, n'eût combattu de toute sa force l'inclination de la reine. Voir encore làdessus , outre les Entretiens de Balzac , Girard (Histoire de la vie du duc d'Espernon), Vigneul-Marville (Mélanges), etc.
! Voir cette lettre, qui est du 1" février i665, à la page 591 du tome I des Œuvres complètes. Balzac y loue beaucoup les victoires d'un prince de vingt-deux ans, et il y appelle le duc d'Enghien «ce chef-d'œuvre crdu sang de Bourbon el de Montmorency."
2Ô8 LETTRKS
ment que vous en parliez aux docteurs qui vous rendent leurs visites ordinaires, et qui sont les trompettes de la rue S' Jacques et des galeries du palais.
Remerciez, s'il vous plaist, pour moy vostre cher Mr Maiuard de l'Enéide italienne ; quoyque mes mauvais yeux ne s'aecomodent guères bien avecques son mauvais charaetère, et que telles impressions se soient plus à mon usage. Je vous souhaite un meilleur et plus véritable printemps que le nostre, et demeure. Monsieur, vostre. etc.
LXXXVIU.
Du i" may i6i5.
Ne sasvi. Musarum magne Sacerdos !
Le petit n'a point fait de faute, et je n'ay point eu de mal de cœur. Croyez moy philosophe une fois en vostre vie, s'il se peut, Monsieur: je suis encore plus indulgent et plus endurant que vous. J'explique tousjours favorablement les actions douteuses de mes amys. Je les excuse, je les deffens,je les justifie contre les apparences qui les accusent et contre mes opinions, qui semblent se laisser aller aux apparences. Je suis pourtant bien ayse de sçavoir le particulier des choses, affin que ma bonté ayt un meilleur principe que ne seroit mon ignorance. et ut volens ne scieus honesle agam atque amicos amem, etjam ojjjicu sut parum mrmores. Obligez moy donc de n'estre pas plus degousté de luy que je suis de l'aultre, et soiez juste de tous costés. Ne sçachés point mauvais gré à un homme qui ne m'a rien escrit indirectement, et qui, déplus, m'a donné moyen d'estre patient, équitable, débonnaire, je n'oserois aller jusqu'à généreux et aux autres grands mots dont se servent Messieurs de l'Académie en d'aussy petites occasions que cette cy. Je vous demende, Monsieur, mais avec ardeur, l'effet de vostre promesse, et je vous conjure que j aye au plustost les deux volumes de lettres, dont vous me rendez un si illustre et si authentique témoignage.
Le Macariste1 m'a escrit autresfois une lettre véritablement admi-
' Duvergier de Hauranne.
rable, mais admirable en obscurité et <'n galimatias, el il faut que je la face chercher parmy mes papiers, affin de vous en faire part. Je ne doute point néanmoins crue le volume; imprimé ne suit admirable d'une aultre façon; et, quand je ne ferois pas fondement, comme je fais, sur rostre parolle, j'ay veu, depuis la lettre escrite, d'autres ascri-
I ures du Macariste, où sou esprit me semble bien eselaircy et sou stilr bien purifié. Mais qu'est-ce, Monsieur, que cette sépulture vivante du Port-réal, et que deviendra Pomponne el ses arbres, la serpe et l'agriculture de nostre amy ' ? Ce Port-réal n'est-il pas au fauxbourg S' Jacques, et par conséquent ne pouvez-vous pas voir une fois la semaine les Morluivivi? Mandez m'en, s'il vous plaist, quelques nouvelles, et particulièrement de nostre très vertueux et sage Abbé de S1 Nicolas, quem sapere ad sobrielatem2 et regia via incedere lestantur etiam qui fratres minus probant. Ne vous imaginez pas que je sois de ces improbateurs, ny que les Jésuites me puissent jamais corrompre; mais, à vous dire le vray, les longues guerres m'ennuyent, et le bon droit peut estre quelquefois opiniastre avec trop de violence,
Imponit finem Sapiens et rébus bonestis2.
Ne voulez-vous jamais nie renvoier le sonnet de Prometée? Je croiray que vous vous repentez de l'avoir fait, si je ne l'ay par le premier ordinaire. J'ay mis l'Epigramme du Rossignol en Testât où je la veux laisser; elle est de huit vers et n'estoit que de quatre quand vous la receustes, il y a deux ou trois ans. J'achève à la haste et en désordre. C'est, Monsieur, vostre, etc.
1 Sur Pomponne, ses arbres , elArnauld «-des fruits de Pomponne jusqu'à offenser la
d'Andilly, te Savant jardinier , voir, avec le <t tempérance , et je vous ay advoué sur les
livre de M. Varin (La vérité sur les Arnauld, « lieux qu'ils estaient excellons... i
t. r, p. 37), le Porl-Royal de M. Sainte- 2 S. Paul, Ep. aux Romains, ebap. xn,
Beuve (t. II, p. 256-266). Balzac, le 6 vers. 3.
février i633, écrivait à M. Le Maistre 3 JuVénal, Sat. vi . v. 665. (p. 269) : ir... Vous sçavez que j'ay mangé
Du 7 may 1 665.
Monsieur, Le trouble où vous estes m'empesche d'estre en repos, et vous sçavez bien que je crains, que je souffre, que je perds tousjours conjointement avec vous. Je prie Dieu qu'il nous veuille [conserver] la jeune princesse qui est en danger; sed si aliter Deo risum est, je le prie de vouloir ajouster à la vie du Prince son père et de la Princesse sa mère toutes les années que la petite devoit vivre naturellement1.
Pourquoy est-ce que vous ne me parlez que d'un volume de lettres, m'en ayant fait espérer deux par vos précédentes? et pourquoy est-ce que vous ne les appelez plus admirables, mais seulement pieuses et belles? Sans doute, Monsieur, aut imposuerat auribus tuis recitatio Andillana, aut secunda lectio primai impetus et admiralionem temperavil. J'attens I un et laultre volume avec impatience, et vous advertis que je vous ay escrit par tous les ordinaires du Lundy depuis les festes de Pasques. C'est, Monsieur, vostre, etc.
Vostre pauvre amy est réduit au lait d'anesse, aussy bien que Ira Paolo.
Du i 5 mai loftS.
Monsieur, Vous n'aviez point besoin du mensonge charitable dont vous me parlez pour me rendre office auprès de Mr nostre Gouverneur. La vérité me justifioit assez , si vous eussiez eu entre vos mains la lettre que je vous renvoyé , et que je croiois que vous luy eussiez fait voir en la recevant. Une autre lettre sur sa promotion au Gouvernement ne seroit plus, ce me semble, de saison, et il vaut mieux que vous luy
' Charlotte-Louise d'Orléans, née le II (3o avril i645), quand Balzac exprimait février 1 666 . morte depuis sept jours déjà ces vœux.
DE JE \N LOI IS «.i i.X DE BALZAC 261
disiez de vive v<>i\ : itque ma seule modestie m'a empeiché de ln\
• tesmoigner ma joye, « et que s cette omission ;i |>l u^t <>si esié une action de dessein que de négligence; que je m'intéresse de telle sorte dans
••loutes les choses qui Iny arrivent, que j'ay creu avoir esté l'ait
• Gouverneur aussy bien que luy, et, par conséquent, que je n'ay pas rr jugé à propos de me féliciter moy mesme en celle occasion; que, si y l'eusse lait, j'eusse appréhendé d'imiter la mauvaise humeur d'une
ir certaine Déesse n ée Ne sis, qui ne se contente pas do chaslier
•la présomption et les actions superbes, mais qui souvent inesme ne ff laisse pas la joye impunie; qui ne veut pas qu'on ait trop de contenfftementet qu'on en face trop paroistre au dehors, et qu'on le publie et trop par ses parolles, quoyque ces parolles soient très véritables et rr très innocentes et qu'elles n'offensent personne qu'elle, je veux dire «la fascheuse Nemesis. n Ne voylà-t-il pas, Monsieur, pour me servir de vos termes, l'embrion d'une Epigramme? Mais ce n'est pas assez que cela, il faut l'acbever de former, il faut la faire naislre et vous Tenvoyer devant que ma lettre soit cachetée. Je ne sçay ce que veut dire le cher Président de la préface promise et il ne me souvient point de] cette promesse. Si elle est véritable, sans cloute elle a esté faite entre deux vins et la chaleur de la bonne chère ; et vous sçavez bien qu'on a blasmé de tout temps ceux qui, en cet estât là, avoient trop bonne mémoire.
Ce n'est pas que je ne voulusse faire pour le cher Président quelque chose de plus difficile qu'une préface, voire aussy longue que celles de Mr Arnault, et que les Prolégomènes1 de Scaliger et de Gasaubon 2.
Mais à l'heure que je vous parle, je suis si las et si accablé des
1 Balzac est un des premiers qui aient les éditions de Perse, de Théophraste , de
employé le mot prolégomènes. Du moins, Suétone, etc. Un critique a dit que Casaubon
M. Littré n'a rencontré ce mot dans aucun publiâtes vers inédits de Scaliger, ^précédés
ouvrage antérieur au Barbon. « d'une de ces belles et longues préfaces.
1 Balzac veut ici parler des prolégomènes rr telles qu'il excellait à les faire." (Ch.
du De emendatione temporum (î 583, in-fol.) , Nisard, le Triumvirat littéraire au xvi' siècle .
du Thésaurus temporum (1606, in-fol.), et p. 3o8.) des prolégomènes dont Casaubon a enriebi
travaux passés, que, si vous inesme m'en vouliez ordonner quelque nouveau, non sine indignalione tibi dicerem : Quem das finem, ('.appela »r. laborum? Vous n'ignorez pas la gratitude de mon cœur, ma passion, mon estime, mes respects pour Mr l'Evesque de Grasse : faites les luy valoir jusqu'à l'infini, vous ne le tromperez point; car en effet je l'honore infiniment et suis amoureux de tous ses beaux vers, mais particulièrement de ses Eclogues et de la dernière, sur le sujet de laquelle trouvez bon que je luy die,
Et Aminta li cède et Pan t' honora Et potresti et con Pane, et con le Muse Gioslrar cantando; et sfidaranco Apollo , La sua gratia saluando, et la tua pelle '.
Devinez de qui sont ces quatre vers2. Et major mini Pane, eterismiln magnùs Apollo3. Ce que vous dites est vray, du combat de nostre amy contre nostre amy, et nous ne pouvions que perdre vous et moy, de quelque costé que Mars se fust déclaré. Mais est-il vray, ce qui d'ailleurs m'a esté dit de l'un de ces deux amys, que, depuis quelque temps, il a beaucoup perdu de sa bonne réputation , et que le progrès qu'il fait dans le monde n'est pas si beau et n'a pas tant d'applaudissement que 1 entrée qu'il y a faite? Il y a du malheur fatal en cette mayson, et je ne suis pas de ceux qui en rient. Je vous jure que je n'y pense jamais sans douleur.
Vous estes cruel de me faire attendre si longtemps les lettres de M1 de S1 Cyran; et je n'entens point vostre retenue de ne me plus parler que de celles là, après m'a voir promis avec elles celles de M' d Andilly. J'envoyeray danspeu de jours le premier livre des miennes, afîin que l'impression se commence, mais je prétens qu'on travaillera plus en une semaine qu'on ne faisoit l'année passée en deux mois.
1 ifAmyntas te cède et Pan t'honore; tu deviner. Peut-être son t-ce des vers de Balzac
* pourrais avec Pan et avec les Muses jouter lui-même !
"en chantant, et délier même Apollon en 3 Et eris mihi magnus Apollo est de
r sauvant à la fois sa faveur et ta peau.» Virgile, Eclog. III. v. îoi. Le reste doit
1 Je ne sais si Chapelain devina de qui avoir été improvisé par Balzac, sont ces quatre vers, mais je n'ai pu le
La nouvelle de M' Silhon me Easche |>l un pour smi interest que pour le mien. .1 i\) peur qu'il sera blasmé, quelque raison qu'il puisse alléguef «'M celte rencontre, et qui' le blasme s'étendra but tout Messieurs les faiseurs de livres, quofporvm aptOfctHliciaininisteriii <■/ in rébus germdis, et cœt.
L'abbé comique1 me mande merveilles de ma laveur. Il m'eseril que la Rêyne m'ayme et m'estime et qu'il le sçait d'une de ses confidentes, laquelle il me nomme. J'ay reccu sa lettre il \ a |>rès d'un mois, el ne luy ay point l'ait encore response, tant je suis peu sensible aux belles nouvelles et à la laveur des grandes princesses. Obligea moy de lui l'aire sçavoir que je suis malade, et vous ne luy ferez rien sçavoir qui ne soit très vray. Je suis malade, en effet. Monsieur; mais, quand j'aurois la mort sur les lèvres, je ne laisserais pas de parler à vous : vostre nom seroit le dernier mot qui sortirait de ma bouche : \ostre vertu seroit mon Euridice :
Euridicemque nieara vox ipsa et frigida lingua
Dilectumque sodalem anima
Dilectamcjup animam vita fugiente vocaret*.
Depuis un mois, je vous ay adressé deux paquets pour M' Costa r . et vous m'avez bien fait la faveur de les luy faire tenir.
Si chartas tibi non mitto de more loquaces, Montoside, in tacito gaudeo nempe sinu.
JNempe pudor siluit , dubiaeque modestia mentis.
Cautus opes voiui dissimulare novas :
Félix sorte tua factus, cœpi invida t'ata Et nimium ultricis jura timere Deas.
Die modo, Montoside, nostruni decus, inclita bello
Dextera , Phœbeœ nec minus apta lyrae , Credulus an fallar, tibi sint si sceptra , coronseque Ipse meos populos et mea régna putem.
Nous voyez par là, Monsieur, la part que je prétends d'avoir aux
1 Le copiste a écrit : Corning ue. On sait Eurydicen vox ipsa et Ingida lingua .
que, pour Balzac et Chapelain, Yabbé'co- Ah! miscram Eurydicen. anima fugiente vocabat mit/lie est Boisrobert. iVirg. Gforg. lib. IV. v. 5a5, ôart.i
bonnes grâces du marquis de Lacédémone. C'est à dire que je croirais estre Roy, s'il avoit une couronne. Mais c'est à sçavoir s'il m'avouera de cette belle pensée et s'il ne me dira point, luy qui a lu Suétone : Nesciebam me esse tibi adeo familiarem ' .
Quoyqu'il en soit, je m'asseure que ma liberté vous plaira et que vous ne trouvères pas mauvaise l'extemporanéité 2 de ma Muse.
Le petit ne m'escrit point et je m'en estonne. Je vous prie, Monsieur, de luy faire souvenir de temps en temps que vous attendez qu'il vienne payer la rançon de sa promesse que sans doute vous ave/ enfermé dans vostre cassette.
Je n'ay point receu par cet ordinaire de lettres de Mr Mainard : il aura envoyé trop lard à la poste.