‹ Lettres de Jean Reboul de NîmesChapitre 11 sur 103 · LETTRE VI · texte numérisé non relu

LETTRE VI

Nîmes, 25 novembre 18ôt).

Monsieur,

Comme le cœur me battait en lisant ces lignes tracées par une telle main ' ! J'ai porté involontairement la signature à mes lèvres et j'ai senti mes yeux se mouiller de larmes, en pensant que lui aussi devait pleurer, et plus amèrement que moi, car la mort de l'auguste aïeul vient de le rendre une seconde fois orphelin !

Que vous dirai-je, à vous qui m'avez en quelque sorte forcé d'envoyer mon livre, sinon que quand j'éprouve quelque dégoût pour la vie, après l'idée de Dieu, c'est \otre amitié, si prévenante, si désintéressée, qui me fait renaître à l'arnour de l'existence?. Les paroles me manquent pour vous témoigner ma gratitude.

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